Mardi 7 juillet 2009

 

MEMRI Middle East Media Research Institute


mercredi 1er juillet 2009


Dans un texte daté du 28 juin et mis en ligne le 30 juin 2009 sur le forum djihadiste Al-Falloudja (1), intitulé "La France, mère de tous les maux", Abou Mouss’ab Abd Al Wadoud,"émir de l’organisation d’Al Qaida Au Maghreb Islamique" (AQMI), promet de se venger après que le président français eut déclaré que la burqa n´était "pas la bienvenue" sur le territoire français. Ci-dessous le texte, affiché en arabe et en français sur le forum (2) :


La France, mère de tous les maux
Louanges à Allah Seigneur de l’univers, et l’ultime dénouement appartient au pieux et nul d’hostilité qu’en vers les injustes [sic] ; et que Ses prières et Son salut soient sur notre prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille, ses compagnons, et tous ceux qui suivirent sa voie, jusqu’au jour du Jugement, quant à ce qui suit :

Allah l’Exalté dit : « Dis : O gens d’Ecriture ! Qu’avez-vous à détourner de la Voie de Dieu ceux qui ont la foi ? Voudriez-vous rendre cette Voie tortueuse, alors que vous êtes témoins qu’elle est rectiligne ? » Sachez que Dieu n’est point inattentif à vos agissements ! O croyants ! Si vous écoutez certains adeptes des Ecritures, ils feront de vous qui avez reçu la foi des négateurs. » (Sourate Al Imran – La fa mille d’Iman, versets 99-100).

"voila que la France concentre toutes ses capacités (…) contre nos sœurs qui portent le Niqab"(…) : des injustices commises par les Français dans un temps où leurs femmes dénudées (…) occupent nos plages et nos rues, défiant outrageusement les sentiments des musulmans"

Après avoir mené une guerre sans merci, des années auparavant, contre nos filles voilées, voila que la France concentre toutes ses capacités, mobilise toutes ses institutions et organise ses rangs pour mener une nouvelle guerre perfide contre nos sœurs qui portent le Niqab. Des injustices commises par les Français dans un temps où leurs femmes dénudées, mais qui se voient couvertes, affluent sur notre pays, et occupent nos plages et nos rues, défiant outrageusement les sentiments des musulmans, et n’ayant cure ni des préceptes de leur religion musulmanes, ni de leurs uses et coutumes.

C’est cela même, par Allah, l’extrémisme et la xénophobie, c’est cela même le terrorisme religieux et l’incitation à la haine qui se manifestent clairement.
"nous appelons tous les musulmans à répondre à cette haine par une autre plus ravageuse"

Nul doute que nos frères musulmans en France, et particulièrement en Europe, de façon générale, revivent un regain d’angoisse accentuée par les agissements et harcèlements des politiciens et leaders français ; car hier, ce fut le voile, et aujourd’hui vient le tour du Niqab, et qui sait si demain leurs mains pécheresses ne feront pas de même avec un pilier de l’Islam : prière, jeûne ou encore pèlerinage. Nous avons la certitude que cette haine embrasée envers l’Islam et ses gens, qui couve dans les cœurs des politiciens français, ne cessera pas, pis encore, elle s’étendra sous diverses formes, c’est pourquoi nous appelons tous les musulmans à répondre à cette haine par une autre plus ravageuse, nous les appelons à affronter l’obstination française à faire douter les croyants et les croyantes de leur relig ion par une résignation plus tenaces à s’attacher aux préceptes de l’Islam, majeurs ou mineurs, obligations ou recommandation.

"nous, Moudjahiddines du Maghreb Islamique, prenons l’engagement devant Allah (…) de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour, et à la première occasion, de nous venger de la France et contre ses intérêts où qu’ils se trouvent"

Quant à nous, Moudjahiddines du Maghreb Islamique, nous prenons l’engagement devant Allah de ne pas nous taire devant ces provocations et ces injustices, et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour, et à la première occasion, nous venger de la France et contre ses intérêts où qu’ils se trouvent, pour l’honneur des nos filles et de nos sœurs, puisse cela dissuader la France de ses injustices et sa tyrannie, puisse cela aussi arrêter ses agressions et sa haine.

« Les agresseurs apprendront un jour quel sort funeste les attend ! » (Sourate Ash Shu’ara – les poètes -, verset 227)

Abou Mouss’ab Abd Al Wadoud

Emir de l’organisation d’Al Qaïda au Maghreb Islamique,

dimanche 05 rajab 1430 correspondant au 28 juin 2009


(1) http://al-faloja1.com/vb/showthread.php?t=70982.

(2) Quelques corrections grammaticales ont été apportées par souci de clarté, et les titres ont été ajoutés.

source:

Abou Mouss’ab Abd Al Wadoud, émir de l’organisation d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique : "La France, mère de tous les maux"

MEMRI Middle East Media Research Institute

mercredi 1er juillet 2009

Dans un texte daté du 28 juin et mis en ligne le 30 juin 2009 sur le forum djihadiste Al-Falloudja (1), intitulé "La France, mère de tous les maux", Abou Mouss’ab Abd Al Wadoud,"émir de l’organisation d’Al Qaida Au Maghreb Islamique" (AQMI), promet de se venger après que le président français eut déclaré que la burqa n´était "pas la bienvenue" sur le territoire français. Ci-dessous le texte, affiché en arabe et en français sur le forum (2) :


La France, mère de tous les maux
Louanges à Allah Seigneur de l’univers, et l’ultime dénouement appartient au pieux et nul d’hostilité qu’en vers les injustes [sic] ; et que Ses prières et Son salut soient sur notre prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille, ses compagnons, et tous ceux qui suivirent sa voie, jusqu’au jour du Jugement, quant à ce qui suit :

Allah l’Exalté dit : « Dis : O gens d’Ecriture ! Qu’avez-vous à détourner de la Voie de Dieu ceux qui ont la foi ? Voudriez-vous rendre cette Voie tortueuse, alors que vous êtes témoins qu’elle est rectiligne ? » Sachez que Dieu n’est point inattentif à vos agissements ! O croyants ! Si vous écoutez certains adeptes des Ecritures, ils feront de vous qui avez reçu la foi des négateurs. » (Sourate Al Imran – La fa mille d’Iman, versets 99-100).

"voila que la France concentre toutes ses capacités (…) contre nos sœurs qui portent le Niqab"(…) : des injustices commises par les Français dans un temps où leurs femmes dénudées (…) occupent nos plages et nos rues, défiant outrageusement les sentiments des musulmans"

Après avoir mené une guerre sans merci, des années auparavant, contre nos filles voilées, voila que la France concentre toutes ses capacités, mobilise toutes ses institutions et organise ses rangs pour mener une nouvelle guerre perfide contre nos sœurs qui portent le Niqab. Des injustices commises par les Français dans un temps où leurs femmes dénudées, mais qui se voient couvertes, affluent sur notre pays, et occupent nos plages et nos rues, défiant outrageusement les sentiments des musulmans, et n’ayant cure ni des préceptes de leur religion musulmanes, ni de leurs uses et coutumes.

C’est cela même, par Allah, l’extrémisme et la xénophobie, c’est cela même le terrorisme religieux et l’incitation à la haine qui se manifestent clairement.
"nous appelons tous les musulmans à répondre à cette haine par une autre plus ravageuse"

Nul doute que nos frères musulmans en France, et particulièrement en Europe, de façon générale, revivent un regain d’angoisse accentuée par les agissements et harcèlements des politiciens et leaders français ; car hier, ce fut le voile, et aujourd’hui vient le tour du Niqab, et qui sait si demain leurs mains pécheresses ne feront pas de même avec un pilier de l’Islam : prière, jeûne ou encore pèlerinage. Nous avons la certitude que cette haine embrasée envers l’Islam et ses gens, qui couve dans les cœurs des politiciens français, ne cessera pas, pis encore, elle s’étendra sous diverses formes, c’est pourquoi nous appelons tous les musulmans à répondre à cette haine par une autre plus ravageuse, nous les appelons à affronter l’obstination française à faire douter les croyants et les croyantes de leur relig ion par une résignation plus tenaces à s’attacher aux préceptes de l’Islam, majeurs ou mineurs, obligations ou recommandation.

"nous, Moudjahiddines du Maghreb Islamique, prenons l’engagement devant Allah (…) de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour, et à la première occasion, de nous venger de la France et contre ses intérêts où qu’ils se trouvent"

Quant à nous, Moudjahiddines du Maghreb Islamique, nous prenons l’engagement devant Allah de ne pas nous taire devant ces provocations et ces injustices, et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour, et à la première occasion, nous venger de la France et contre ses intérêts où qu’ils se trouvent, pour l’honneur des nos filles et de nos sœurs, puisse cela dissuader la France de ses injustices et sa tyrannie, puisse cela aussi arrêter ses agressions et sa haine.

« Les agresseurs apprendront un jour quel sort funeste les attend ! » (Sourate Ash Shu’ara – les poètes -, verset 227)

Abou Mouss’ab Abd Al Wadoud

Emir de l’organisation d’Al Qaïda au Maghreb Islamique,

dimanche 05 rajab 1430 correspondant au 28 juin 2009



(1) http://al-faloja1.com/vb/showthread.php?t=70982.

(2) Quelques corrections grammaticales ont été apportées par souci de clarté, et les titres ont été ajoutés.




source:

Abou Mouss’ab Abd Al Wadoud, émir de l’organisation d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique : "La France, mère de tous les maux"

MEMRI Middle East Media Research Institute

mercredi 1er juillet 2009

Dans un texte daté du 28 juin et mis en ligne le 30 juin 2009 sur le forum djihadiste Al-Falloudja (1), intitulé "La France, mère de tous les maux", Abou Mouss’ab Abd Al Wadoud,"émir de l’organisation d’Al Qaida Au Maghreb Islamique" (AQMI), promet de se venger après que le président français eut déclaré que la burqa n´était "pas la bienvenue" sur le territoire français. Ci-dessous le texte, affiché en arabe et en français sur le forum (2) :


La France, mère de tous les maux
Louanges à Allah Seigneur de l’univers, et l’ultime dénouement appartient au pieux et nul d’hostilité qu’en vers les injustes [sic] ; et que Ses prières et Son salut soient sur notre prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille, ses compagnons, et tous ceux qui suivirent sa voie, jusqu’au jour du Jugement, quant à ce qui suit :

Allah l’Exalté dit : « Dis : O gens d’Ecriture ! Qu’avez-vous à détourner de la Voie de Dieu ceux qui ont la foi ? Voudriez-vous rendre cette Voie tortueuse, alors que vous êtes témoins qu’elle est rectiligne ? » Sachez que Dieu n’est point inattentif à vos agissements ! O croyants ! Si vous écoutez certains adeptes des Ecritures, ils feront de vous qui avez reçu la foi des négateurs. » (Sourate Al Imran – La fa mille d’Iman, versets 99-100).

"voila que la France concentre toutes ses capacités (…) contre nos sœurs qui portent le Niqab"(…) : des injustices commises par les Français dans un temps où leurs femmes dénudées (…) occupent nos plages et nos rues, défiant outrageusement les sentiments des musulmans"

Après avoir mené une guerre sans merci, des années auparavant, contre nos filles voilées, voila que la France concentre toutes ses capacités, mobilise toutes ses institutions et organise ses rangs pour mener une nouvelle guerre perfide contre nos sœurs qui portent le Niqab. Des injustices commises par les Français dans un temps où leurs femmes dénudées, mais qui se voient couvertes, affluent sur notre pays, et occupent nos plages et nos rues, défiant outrageusement les sentiments des musulmans, et n’ayant cure ni des préceptes de leur religion musulmanes, ni de leurs uses et coutumes.

C’est cela même, par Allah, l’extrémisme et la xénophobie, c’est cela même le terrorisme religieux et l’incitation à la haine qui se manifestent clairement.
"nous appelons tous les musulmans à répondre à cette haine par une autre plus ravageuse"

Nul doute que nos frères musulmans en France, et particulièrement en Europe, de façon générale, revivent un regain d’angoisse accentuée par les agissements et harcèlements des politiciens et leaders français ; car hier, ce fut le voile, et aujourd’hui vient le tour du Niqab, et qui sait si demain leurs mains pécheresses ne feront pas de même avec un pilier de l’Islam : prière, jeûne ou encore pèlerinage. Nous avons la certitude que cette haine embrasée envers l’Islam et ses gens, qui couve dans les cœurs des politiciens français, ne cessera pas, pis encore, elle s’étendra sous diverses formes, c’est pourquoi nous appelons tous les musulmans à répondre à cette haine par une autre plus ravageuse, nous les appelons à affronter l’obstination française à faire douter les croyants et les croyantes de leur relig ion par une résignation plus tenaces à s’attacher aux préceptes de l’Islam, majeurs ou mineurs, obligations ou recommandation.

"nous, Moudjahiddines du Maghreb Islamique, prenons l’engagement devant Allah (…) de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour, et à la première occasion, de nous venger de la France et contre ses intérêts où qu’ils se trouvent"

Quant à nous, Moudjahiddines du Maghreb Islamique, nous prenons l’engagement devant Allah de ne pas nous taire devant ces provocations et ces injustices, et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour, et à la première occasion, nous venger de la France et contre ses intérêts où qu’ils se trouvent, pour l’honneur des nos filles et de nos sœurs, puisse cela dissuader la France de ses injustices et sa tyrannie, puisse cela aussi arrêter ses agressions et sa haine.

« Les agresseurs apprendront un jour quel sort funeste les attend ! » (Sourate Ash Shu’ara – les poètes -, verset 227)

Abou Mouss’ab Abd Al Wadoud

Emir de l’organisation d’Al Qaïda au Maghreb Islamique,

dimanche 05 rajab 1430 correspondant au 28 juin 2009



(1) http://al-faloja1.com/vb/showthread.php?t=70982.

(2) Quelques corrections grammaticales ont été apportées par souci de clarté, et les titres ont été ajoutés.

Par Laménorah - Publié dans : Islam
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Mardi 7 juillet 2009

02.07.2009       

360262.jpg

Panique bancaire de l'été 2008 en Angleterre. Les déposants se ruent pour retirer leur argent à la suite de crainte d'une faillite de la Northern rock (AFP).


La nouvelle n’a pas fait la une. Pourtant elle mérite l’attention.
La Banque centrale européenne (BCE) vient de débloquer  442 milliards d’euros pour les prêter aux banques. Fin 2008, le gardien de la stabilité monétaire sur le Vieux continent s’était fendu de 347 milliards d’euros pour ranimer le marché interbancaire paralysé par la défiance généralisée. Non seulement la BCE prête d’avantage, mais elle prête plus longtemps. Le délai de remboursement est prolongé de six à douze mois.

 

Les optimistes se frotteront les mains et interpréteront cette générosité comme la confirmation de leurs espoirs dans un retour rapide de la croissance. La BCE injecte autant pour répondre à la demande en crédit.

`

Mais on peut juger la mesure autrement et on peut s’inquiéter. Si la BCE sort autant d’argent, c’est pour huiler le marché interbancaire qui ne fonctionne toujours pas correctement. Les banques se regardent toujours en chiens de faïence en se méfiant les unes des autres. La confiance dans l’avenir, invoquée par les gouvernements pour pousser les ménages à ouvrir leurs portes feuilles, ne passe les portes des banques.

 

Puisque les banques rechignent à prêter que font-elles donc de l’argent ? Les banques empruntent à 1% à la BCE, se prêtent à 1.57% (taux de l’Eurolibor) mais au lieu de passer au destinataire final du crédit, vous et moi, elles placent ces pépettes auprès de la BCE à 0.25%.

 

Totalement absurde ? Pas du point de vue du bilan des banques. Les dépôts effectués sur votre livret de caisse d’épargne ou votre compte chèque sont comptabilisés comme un passif (c’est de l’argent que la banque doit). En revanche, les créances (prêts immobiliers, à la consommation, avances de trésorerie...) sont considérées comme des actifs car elles sont supposées être honorées.

 

Le talon d’Achille est que lorsque les créanciers font défaut, le montant des actifs baisse et ne couvre plus passif (les dépôts). La banque devient insolvable, c’est-à-dire en cessation de paiement.

 

D’où l’étonnant circuit fermé d’aujourd’hui. Les banques empruntent à la BCE (le passif augmente), se prêtent entre elles (les actifs montent), et déposent ce prêt à la BCE (passif mais beaucoup moins risqué que de prêter à un particulier ou une entreprise surtout en temps de crise). Certes, l’opération est un peu coûteuse à cause du différentiel de taux d’intérêt (perte de 0.22%). Mais ce surcoût est compensée par la revalorisation de la qualité de leurs actifs (un prêt à la BCE vaut mieux que celui octroyé au pékin moyen) et surtout par les divers commissions qu’elles s’ingénient à ponctionner sur les comptes de leurs clients.

 

Les taux d’intérêt sont aujourd'hui à des niveaux historiquement bas. Mais les commissions n’ont pas été réduites d’un iota. Voire elles ont augmenté. Les lecteurs auront sans doute remarqué la rapacité actuelle des banques pour leur facturer des agios et frais divers. Comparativement aux taux d’intérêts, ces commissions n’ont donc jamais été aussi élevées.

 

800pxwar_of_wealth_bank_run_poster.jpgPanique bancaire de 1898 aux Etats-Unis.

 

Le gain pour la banque, et la perte pour le client, varie selon le tarif de chaque établissement. Cependant, d'une manière générale, le montant des frais ont le même impact que d'imposer des taux d’intérêt négatifs sur les dépôts. Ce qui signifie que déposer de l’argent coûte plus n’en rapporte pas.

 

C’est le Japon qui dans le sillage de sa « longue décennie perdue » a réintroduit cette pratique rentable pour le banquier pour la première fois depuis Gênes... au 17ième siècle.

 

Au contraire des Etats-Unis où une des premières décisions de l’administration Obama a été d’ausculter les bilans des banques, ( « stress test ») l’Europe n’a toujours pas évalué la santé de l’ensemble de son système bancaire. Plusieurs raisons expliquent cette inertie. Le manque de coordination entre les états-membres; la fragmentation du système bancaire européen (l’Europe compte quatre fois d’institutions que les Etats-Unis); la politique, notamment en Allemagne à cause de l’approche des élections dans les Lander, ces régions disposent de vastes pouvoirs en matière financière; le poids du lobby des banques qui n’est pas à négliger...

 

 

Le Fond monétaire international (FMI) a mis les pieds dans le plat en mai. Il prévoit que les banques européennes auront besoin d’être recapitalisées à hauteur de 375 milliards de dollars cette année (275 milliards de dollars pour l’ensemble du système américain). Forcée par cette estimation, la BCE a été contrainte de lever un coin du voile et sa propre estimation : 283 milliards de dollars.

 

Pour mieux comprendre l’enjeu et l’impact de ces chiffres sur l’économie, le montant d’une « recapitalisation » équivaut grosso modo au montant des pertes accusées dans les portefeuilles de prêts (actifs) détenus dans les banques, c’est-à-dire l’argent perdu à cause de la défaillance des emprunteurs.

 

En dépit des dénégations de Christine Lagarde, les banques françaises sont aussi mal loties que leurs concurrentes étrangères et un rappel douloureux de leurs fragilités est à craindre dans les mois à venir. Car les assurances du ministre n’ont de sens qu'en raisonnant comme si le système bancaire français vivait en vase clos, protégé par l'insularité. C’est faire abstraction de l’interdépendance qui lie les banques à travers le monde. Et même si les banques françaises n’ont pas de cadavres dans le placard, comme elles prêtent à d’autres qui en ont, il y a le risque d'un effet de contamination. Le système est ainsi, quand les mauvaises banques coulent, elles entraînent les bonnes banques qui s'enfoncent.

 

Il y a la reprise tant espérée. Or, elle joue à l’Arlésienne. En mars dernier, la BCE tablait sur une contraction de 2.9% pour 2009 en mars dernier. Elle a révisé à la baisse ce niveau déjà catastrophique en juin. Maintenant elle table sur une croissance négative de 4.6%.

 

La dégradation de l’activité entraîne mécaniquement la dégradation des bilans de banques. Plus la dépression se creuse, plus le nombre des faillites augmente, et moins les banques ont de fonds propres (l’argent de leurs actionnaires, les bénéfices des exercices précédents...) pour absorber la hausse des pertes dans leurs portefeuilles de prêts. Plusieurs pays sont au bord du gouffre (Irlande, Europe de l’est...). Jugé plutôt solide il y a trois mois, le système espagnol, craque actuellement. Sa faille est le réseau de caisses d’épargne dangereusement exposé à la crise de l’immobilier.

 

Enfin, les banques n’ont viré de leurs bilans qu’une partie des bombes à retardement qui si cachent. Tablant sur la reprise à venir qui remplira les caisses de leurs créanciers et transformera les mauvais risques en bons risques, elles ont repoussé le nettoyage complet à une date ultérieure. Ce pari a un sens si la reprise est au rendez-vous. Mais si la croissance pose un lapin, c'est le retour à la case départ, c’est-à-dire à novembre 2008.

 

Bruno Birolli

 
source:http://crisevousavezditcrises.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/07/02/un-automne-sombre-pour-les-banques-europeennes.html

Par Laménorah - Publié dans : NOM (nouvel ordre mondial)
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Mardi 7 juillet 2009

 
Groupe de chrétiens au Nigéria

Lors de leur premier procès qui n’a duré que vingt minutes, Danazumi Ado, Ummaru Ado, Aminu Barau et Talatu Bala n’ont pas eu droit à la parole. Placés dans l'incapacité de se défendre, ils n’ont pu qu’écouter en silence le juge qui leur a formellement interdit de construire leur lieu de culte et de se réunir à nouveau.

Les quatre hommes avaient été arrêtés début février pendant qu’ils construisaient leur nouvelle église. Ils avaient décidé de commencer la construction sans demander d’autorisation officielle, car celle-ci n’est pas toujours obligatoire. Mais les autorités de Kano sont de plus en plus exigeantes. Après avoir appris ce qu’ils faisaient, les policiers leur ont demandé d’arrêter la construction et de détruire ce qu’ils avaient déjà bâti. Ils les ont ensuite directement emmenés au tribunal. Un avocat chrétien vient de prendre leur dossier en charge, ils se préparent à faire appel pour la seconde fois et espèrent un verdict différent.

Les chrétiens rencontrent beaucoup de difficultés dans les Etats gouvernés par la charia. Quand ils demandent l’autorisation de construire une église, celle-ci leur est très souvent refusée. En parallèle, de plus en plus de mosquées sont construites, la plupart sans permission. La situation est difficile mais les chrétiens persévèrent.

  1. Prions pour ces quatre chrétiens, que le Seigneur les guide dans leurs démarches judiciaires.

  2. Prions pour les membres de cette église qui sont surveillés par la police.

  3. Prions pour tous les chrétiens vivant dans les Etats du Nigéria gouvernés par la charia.


Cette information peut être reprise sous condition expresse de nommer la source : Portes Ouvertes France
Par Laménorah - Publié dans : Portes ouvertes
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Mardi 7 juillet 2009
AFP
07/07/2009 | Mise à jour : 12:14 

Le pape Benoît XVI réclame la création d'une "autorité politique mondiale" pour "assainir les économies frappées par la crise" et "prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres", dans sa première encyclique sociale publiée aujourd'hui.

"Pour le gouvernement de l'économie mondiale, pour assainir les économies frappées par la crise, pour prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres", il "est urgent que soit mise en place une véritable +Autorité politique mondiale+", affirme le pape dans ce texte de 150 pages intitulé "Caritas in veritate" qui fait le tour de l'ensemble des questions posées à la société actuelle.

Cette instance, qui constituerait "un degré supérieur d'organisation à l'échelle internationale de type subsidiaire pour la gouvernance de la mondialisation", devrait aussi "procéder à un souhaitable désarmement intégral, arriver à la sécurité alimentaire, assurer la protection de l'environnement et réguler les flux migratoires", ajoute Benoît XVI dans cette communication aux évêques et, par leur intermédiaire, à l'ensemble des catholiques.

Elle devra, affirme-t-il, "être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité (et) être ordonnée à la réalisation du bien commun".

Il faudra également qu'elle soit "reconnue par tous" et "jouisse d'un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits".
Elle possédera enfin "la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties", de même que "les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux".

source:http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/07/07/01011-20090707FILWWW00378-crise-le-pape-pour-une-autorite-mondiale.php

Par Laménorah - Publié dans : NOM (nouvel ordre mondial)
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Mercredi 1 juillet 2009
Lettre à un ami d'Israël - 29/06/09

 

Pasteur Gérald Fruhinsholz
le 29 juin 2009

(Lettre ouverte)

Monsieur le Président,
 
Le 24 juin dernier, suite à votre entretien avec le Premier Ministre Binyamin Netanyahou, vous avez déclaré par un communiqué : « Le président de la République a appelé Israël à prendre, sans attendre, toutes les mesures possibles pour encourager la confiance, à commencer par le gel total des activités de colonisation... ».

A cela, Mr Netanyahou a répondu : « Nous ne construirons aucune implantation supplémentaire, mais le monde doit comprendre que les gens des territoires ont le droit de vivre, tout simplement ».
 
 « Un gel total de la colonisation... sans attendre ! ». Ces paroles qui ressemblent plus à un diktat  sont-elles vraiment les paroles d'un ami d'Israël ? De quel droit la France exige-t-elle cela du pays qui est la seule démocratie au Moyen-Orient, n'ayant cessé de se battre pour survivre au milieu de nations et de populations arabes hostiles désirant la destruction du peuple juif ?
 
Une véritable  contribution  à un processus de paix se doit de passer par une simple définition de la raison fondamentale du conflit, à savoir  le refus de l'existence même d'Israël comme Etat juif. C'est une évidence historique que depuis le début de l'existence de l'Etat hébreu, les Palestiniens ont toujours refusé l'existence d'Israël refusant de ce fait leur propre Etat. En 1937 avec la Commission Peel, en 1947 avec le Partage des Nations Unies, en 1978 avec Camp David I, et en 2000 avec Camp David II, les Arabes ont toujours dit « NON » à tout ce qui leur était proposé. Jusqu'à quand va-t-on attendre de leur part une quelconque volonté de paix et un accord pour un Etat démocratique ? Et surtout pourquoi toujours remettre sur Israël la culpabilité de ces échecs répétés ? 
 
 Définitivement, on peut constater que le concept élaboré au cours des
Accords d'Oslo - « la terre contre la paix » - équivaut à dire : « la terre contre la terreur » ! La Bande de Gaza a été donnée unilatéralement et nous savons ce qu'il est advenu de ces terres sablonneuses que les Pionniers israéliens ont fait fructifier : c'est redevenu un désert servant de base de lance-Qassam et autres roquettes sur Sderot ou Ashkelon ; le Hamas en a fait sa forteresse. Le Sud-Liban a été redonné sans conditions et c'est le Hezbollah qui a occupé le terrain pour aussitôt faire pleuvoir sur Israël les katioushot et autres missiles destructeurs. Aujourd'hui, l'Occident veut obliger Israël à abandonner la Judée-Samarie : ce sera un autre « Hamastan » au cœur même d'Israël. Que veut l'Occident ? Obliger Israël à se sacrifier sur l'autel des intérêts de l'Europe et des Etats-Unis ?... La « terre pour la paix » amène le terrorisme islamique, et ce terrorisme se retourne déjà contre l'Occident. 
  
En 1939, la Grande-Bretagne (et autres pays alliés...) interdisait aux Juifs d'Allemagne et d'Europe centrale de se réfugier en Palestine d'alors. En 1945, le Livre blanc britannique empêchait les Juifs rescapés de la Shoah d'atteindre le port de Haïfa - l'immigration des Juifs du monde entier était drastiquement limitée. Aujourd'hui en 2009, l'Occident dont la France, a la même volonté d'interdire aux Israéliens une libre croissance des implantations en Judée-Samarie... pour permettre la création d'un Xème Etat islamique, antisémite, et reniant les droits les plus élémentaires de l'homme et de la femme. Est-ce cela que souhaite l'Occident ?...
 
Au nom de quoi la France se sent-elle obligée d'humilier publiquement l'Etat hébreu ? Il est difficile d'entendre dire après cela que la France est « l'amie d'Israël » et qu' « elle ne transigera pas sur sa sécurité ». Exiger d'Israël qu'elle donne la Judée-Samarie sous-entend que ce territoire devienne rapidement une autre colonie de la terreur. Relier ce territoire à Gaza, si tant est que le Hamas se réconcilie avec le Fatah, c'est couper en deux l'Etat hébreu. C'est un non-sens pour l'existence même d'Israël qui aura alors un sérieux et vrai problème de sécurité. 
 
 Non, Mr le Président, les Israéliens ne font pas de la « colonisation ». Ce sont des pionniers valeureux qui savent faire reverdir la terre d'Israël, faire des déserts des vergers ou des vignes, et construire de belles villes. On peut lire cela dans la Bible selon des promesses écrites par les prophètes, il y a 2800 ans :
 

« Et JE ramènerai les captifs de mon peuple Israël, et ils bâtiront les villes dévastées et y habiteront, ils planteront des vignes, en boiront le vin, ils feront des jardins et en mangeront le fruit.  JE les planterai sur leur terre, et ils ne seront plus arrachés de dessus leur terre que JE leur ai donnée, dit l'Eternel, ton Dieu »
Amos 9 :14

 
Ron Nachman, visionnaire fondateur, est le maire de la ville (
ou « implantation ») d'Ariel possédant 19 000 habitants. Il disait dernièrement avec tristesse : « Ma fille nouvellement mariée ne peut même pas faire construire une maison pour sa propre famille. Avec son mari, elle loge donc chez nous. Or, nous avons la possibilité de tripler notre ville. 12 000 Palestiniens travaillent avec nous pour ces constructions dans les implantations. Exiger le « gel total » des constructions à Ariel, à Ma'ale Adoumim et dans les autres villes israéliennes de Judée-Samarie est une atteinte à la croissance naturelle de la population ».
 
Le D.ieu de Jacob a décidé depuis toujours l'installation du peuple juif sur sa terre, et rien ni personne ne pourra changer quoi que ce soit. S'y opposer n'apportera que malédiction, car « celui qui ne bénit pas Israël ne sera pas béni » selon la promesse divine faite à Abraham - Genèse 12.
 
Monsieur le Président, soyez un véritable ami pour Israël, ce sera une bénédiction pour la France.
 

 
- Copie à Monsieur Binyamin Netanyahou, Premier Ministre de l'Etat d'Israël
- Copie à Monsieur Shimon Peres, Président de l'Etat d'Israël
- Copie à Monsieur Daniel Shek, Ambassadeur d'Israël à Paris



source:http://www.shalom-israel.info/pageLibre000101bd.html

Par Laménorah - Publié dans : Israël
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Mercredi 1 juillet 2009

Nigéria: Quatre chrétiens jugés par un tribunal islamique

   
Groupe de chrétiens au Nigéria

Lors de leur premier procès qui n’a duré que vingt minutes, Danazumi Ado, Ummaru Ado, Aminu Barau et Talatu Bala n’ont pas eu droit à la parole. Placés dans l'incapacité de se défendre, ils n’ont pu qu’écouter en silence le juge qui leur a formellement interdit de construire leur lieu de culte et de se réunir à nouveau.

Les quatre hommes avaient été arrêtés début février pendant qu’ils construisaient leur nouvelle église. Ils avaient décidé de commencer la construction sans demander d’autorisation officielle, car celle-ci n’est pas toujours obligatoire. Mais les autorités de Kano sont de plus en plus exigeantes. Après avoir appris ce qu’ils faisaient, les policiers leur ont demandé d’arrêter la construction et de détruire ce qu’ils avaient déjà bâti. Ils les ont ensuite directement emmenés au tribunal. Un avocat chrétien vient de prendre leur dossier en charge, ils se préparent à faire appel pour la seconde fois et espèrent un verdict différent.

Les chrétiens rencontrent beaucoup de difficultés dans les Etats gouvernés par la charia. Quand ils demandent l’autorisation de construire une église, celle-ci leur est très souvent refusée. En parallèle, de plus en plus de mosquées sont construites, la plupart sans permission. La situation est difficile mais les chrétiens persévèrent.

 

  • Prions pour ces quatre chrétiens, que le Seigneur les guide dans leurs démarches judiciaires.
  • Prions pour les membres de cette église qui sont surveillés par la police.
  • Prions tous les chrétiens vivant dans les Etats du Nigéria gouvernés par la charia.
 
Par Laménorah - Publié dans : Portes ouvertes
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Mardi 30 juin 2009


par Karel Vereycken

15 juin 2009 (Nouvelle Solidarité) — Fin avril, un virus de grippe entièrement nouveau, apparaît au Mexique. En moins d’un mois il se répand sur plusieurs continents. La maladie, qui affecte 30000 personnes, dont la majorité à moins de 25 ans, provoque la mort de 150 malades. Devant l’extension de l’épidémie, l’OMS officialise le 10 juin la Phase 6 de son plan d’alerte et déclare que le monde est face à la « première pandémie grippale du XXIe siècle ». Désormais, une course contre la montre s’engage pour produire au plus vite, et autant que possible, antiviraux et vaccins pour tous.


Cependant, depuis Hippocrate, nous savons que pour vaincre une maladie, il faut comprendre la nature de l’agent infectieux et le terrain qui favorise aussi bien sa genèse que son extension.


Constatons d’emblée que la nouvelle grippe de sous-type A(H1N1) se compose d’une souche de grippe aviaire, d’une souche de grippe humaine et de deux souches de grippe porcine. Comment expliquer ce cocktail ?


Ensuite, il s’avère que l’épicentre d’où semble partie l’épidémie soit la province de Veracruz au Mexique, plus particulièrement la petite commune de La Gloria, un bidonville imprégné d’une odeur insupportable émanent des déchets d’une énorme batterie de porcs, Granja Carroll, filiale de Smithfield Foods. Cette multinationale américaine, dont le siège est en Virginie occidentale, est le plus grand producteur de porcs du monde et l’un des fleurons des fameuses Concentrated Animal Feeding Operations (CAFO). A partir de ces interrogations, tentons quelques éléments de réponse.


Des oiseaux à l’homme, en passant par le cochon


Sur le plan scientifique on estime qu’en réalité toutes les grippes humaines sont d’origine animale. Quand une maladie animale « s’humanise », en sautant la barrière des espèces, on parle de zoonose. Ainsi, les huit « segments génomiques » [qui forment le matériel génétique] de la fameuse « grippe espagnole » de 1918 (H1N1), responsable de 70 millions de morts, seraient partiellement d’origine aviaire. On retrouve par la suite cinq segments du virus de la grippe espagnole insérés dans la « grippe asiatique » (le H2N2 humain) de 1957 de pair avec trois segments de la grippe aviaire H2N2. Onze ans plus tard, en 1968, c’est deux segments d’une autre grippe aviaire qui se recombinent avec la grippe de 1957 pour former la fameuse « grippe de Hong-Kong » (le H3N2). Dans les deux cas, il s’agissait d’un nouveau virus pandémique, bien que moins virulent que celui de la « grippe espagnole ».


Le plus grand réservoir mondial des virus est constitué par les oiseaux aquatiques sauvages d’Asie qui sont porteurs de virus qui, la plupart du temps, ne les rendent pas malades (porteurs sains) mais qu’ils transmettent aux mammifères : porcs, vaches, chevaux, chats, baleines, phoques, etc. Les oiseaux migrateurs sauvages, se mêlant aux canards, oies et autres poulets domestiques forment de puissants vecteurs de transmission, presque autant que les avions modernes qui eux sont capables, en quelques heures, de répandre la peste à travers la planète.


Cependant, la transmission, après mutation et humanisation du virus, ne s’est pas faites d’une façon directe de l’oiseau à l’homme (à l’exception de la grippe aviaire de 2006), mais à la faveur d’un réassortiment d’un virus aviaire avec un virus humain chez un hôte intermédiaire particulier : le porc.


Pourquoi l’Asie ? En Chine, comme dans bon nombre d’autres pays du continent asiatique, le sous-développement fait que l’homme vit en étroite connexion avec porcs et canards. Ces derniers séjournent dans les rizières, ils éliminent les pestes végétales et les parasites et, après les moissons, se nourrissent des restes de riz. Les porcs vivent également tout près de la maison, ils éliminent les déchets et, grâce à leur croissance rapide, sont la principale source de nourriture carnée. Or, dans le tube digestif des canards vivent en commensaux de nombreux virus de la grippe qui sont régulièrement déversés dans les rizières avec leurs excréments. L’homme et le porc sont donc en étroite connexion avec les virus aviaires. Or le porc possède des cellules réceptrices qui peuvent être infectées par des virus aviaires et humains ce qui permet de faire sauter « la barrière d’espèce ».


D’après l’Institut Pasteur, « les porcs respirent de grandes quantités de virus aviaires. Si le porc est également contaminé par un virus humain, un virus hybride peut apparaître. Ensuite, les fermiers sont contaminés par voie respiratoire par le nouveau virus. Après quelques mutations, le virus s’adapte à l’homme et commence à se répandre dans la population. »


Comme le notent les professeurs Jean-Philippe Derenne et François Bricaire dans Pandémie, la grande menace (Fayard, 2005) : « l’existence d’une écologie et d’un équilibre riz-canard-cochon-homme, qu’on retrouve également dans des nombreux pays d’Asie du Sud-Est, porte donc en elle-même tous les ingrédients pour générer une catastrophe lorsqu’un des virus aviaires mute et devient plus agressif, comme c’est le cas pour le A(H5N1). »

Si le sous-développement, l’absence de conditions sanitaires et le manque de surveillance vétérinaire sont incontestablement un facteur du danger dans les pays en voie de développement, le cas des élevages dits « industriels », c’est-à-dire en batterie, poussés à l’extrême par la logique ultralibérale de la mondialisation financière dans les pays riches, forme tout autant une véritable « bombe à retardementpour les épidémies mondiales ».


Un enfant de la mondialisation


Smithfield Foods n’est donc qu’une caricature de tout un système. Avec une croissance de 1000% entre 1990 et 2005, la firme est avant tout un enfant de la mondialisation. D’ailleurs, comme la mondialisation, l’entreprise frôle la faillite et la rumeur court que la plus grosse entreprise d’agroalimentaire chinoise, COFCO, qui possède déjà 5% de ses actions, est sur le point de reprendre Smithfield.


Dans le domaine de l’élevage, le monde a radicalement changé. Aux Etats-Unis, en 1965, on produisait 53 millions de porcs repartis sur un ensemble de plus d’un million de fermes familiales. Aujourd’hui, c’est 65 millions de porcs sur seulement 65000 grandes exploitations.


Joseph Luter III, un dirigeant historique de Smithfield Foods, affirme haut et fort qu’il veut faire de la Pologne un « Iowa » de l’Europe de l’Est. En réalité, c’est le faible coût de la main d’œuvre et les normes environnementales peu contraignantes qui l’ont convaincu. En 2006, sa multinationale fait 11,4 milliards de dollars de profit et transforme à peu près 27 millions de porcs grâce à des méga-fermes du type de celle installée dans l’Etat américain d’Utah qui accueille 500000 animaux. Au Mexique, l’unité de La Gloria abat presque 1 million de porcs par an.


De telles concentrations, on s’en doute, fragilisent le système immunitaire d’animaux qui ne survivent que grâce à une surmédicalisation. On pense que des élevages industriels de cette taille concentrent le risque à cause de la promiscuité et de l’homogénéité des espèces.


Aux Etats-Unis, un rapport du Pew Research Center en 2008 avertissait que la circulation de virus dans de telles concentrations de bétail « augmentera la possibilité qu’un nouveau virus puisse apparaître suite à une mutation ou un réassortiment capable de faciliter la transmission d’homme à homme. »


Aussi, l’administration permanente, « à titre préventif », d’antibiotiques, reconnaît-on, favorise le développement de virus de plus en plus résistants. Les pratiques échappent souvent au contrôle des Etats ; aux Etats-Unis, le Centers for Disease Control (CDC) se plaint amèrement qu’il « n’existe pas de système national officiel de surveillance pour déterminer quels sont les virus les plus répandus dans la population porcine américaine ». Après une nouvelle poussée de la grippe aviaire en Asie, un article paru dans le Journal of Environmental Health Perspectives en novembre 2006 avertit prudemment que « l’augmentation du nombre d’installations porcines voisines d’installations aviaires pourrait faciliter l’évolution de la prochaine pandémie ». En plus, surtout dans les pays en voie de développement, des installations de ce type se rapprochent de plus en plus des centres urbains.


Smithfield Foods a été condamné par la justice américaine pour des atteintes graves à l’environnement. Cependant, comme bien d’autres géants de l’agro-alimentaire, l’entreprise refuse régulièrement l’accès à ses sites de production. En Roumanie, les autorités affirment qu’après des plaintes de résidents à propos de l’odeur pestilentielle provenant de l’usine Smithfield, les médecins roumains « n’ont pas eu accès aux fermes pour effectuer des inspections de routine ».


Le Mexique


Au Mexique, ce n’est guère différent. Si une grippe aviaire (H5N2) a failli ravager le pays en 1993 quand la moitié de la volaille se trouva contaminé, les autorités mexicaines, en vaccinant plus de 2 millions de poules, ont pu échapper de justesse à la catastrophe. Au Mexique, comme au Pakistan, cette politique n’a malheureusement pas réussi à éradiquer totalement l’épidémie. En 2004, l’OMS fut obligée de constater qu’une forme peu virulente du virus continuait à circuler et que des poussées sporadiques restaient toujours possible. Le plus grand producteur de poulets du Mexique, Granjas de Bachoco, dans l’Etat de Xalapa, à 50 km de La Gloria, aurait caché une épidémie de grippe aviaire pour ne pas porter dommage à ses exportations. L’association écologiste Grain, rappelle par ailleurs que «  l’un des ingrédients courants de l’alimentation animale industrielle est ce que l’on appelle les déchets de volaille, c’est-à-dire un mélange de tout ce qu’on peut trouver sur le sol des élevages intensifs : matières fécales, plumes, litière, etc.  »


Plusieurs mois avant l’apparition de la grippe dans l’Etat de Veracruz, fin 2008, les habitants de La Gloria avait interpellé les autorités mexicaines pour une étrange maladie respiratoire —dont le nom n’a jamais été confirmé - affectant 616 des 2155 habitants. Le 3 janvier 2009, une fillette meurt de pneumonie et le 8 février, un bébé de 7 mois décède de broncho-pneumonie aiguë. A cette époque, la contestation de certains activistes écologistes locaux, qui accusent Smithfield de polluer les nappes phréatiques, les conduits directement en prison. Les poursuites seront abandonnées en échange de leur silence. Pourtant, le 11 avril, une société américaine privée d’évaluation des risques, Veratect, a avisé les responsables régionaux de l’OMS et du CDC des risques.


Si les porcs à l’intérieur de l’usine ne sont pas porteurs du virus H1N1, l’environnement créé par l’installation est un cauchemar sanitaire évident. Comme partout ailleurs, Smithfield creuse à ciel ouvert autour de ses installations des vastes « lagunes » qui réceptionnent l’énorme volume des déchets de l’usine : un mélange rose-pourpre de lisier et de sang dont les mouches se régalent. Encore pire, un « biodigester ». Les cadavres des animaux qui flanchent sont jetés dans d’énormes réservoirs souterrains en béton. Selon des témoins oculaires, cités sur la chaîne de télévision France24, cette « biomasse » alimente l’entreprise en combustible.


Mais faut-il aller jusqu’au Mexique pour trouver de telles horreurs ? Un article accusateur dans Marianne2 relate que « 90% de la production porcine française se fait « en bâtiment ». Chaque cochon est placé sur 0,7 à 0,8 m2 de caillebotis (parfois appelé par politesse « sol ajouré »), surface permettant l’évacuation des déjections de l’animal « par gravité », coincé entre des grilles qui l’empêchent de bouger. Engraissée six mois pour pouvoir être vendue, lourde de 120 à 160 kilos, la bête est nourrie en batterie au dessus d’une rivière d’urine et de merde. Dans l’auge mécanisée présentée à son groin, la « soupe » : un mélange d’eau, de grain (blé ou soja fermenté, souvent importé) et d’additifs. La mixture est généralement fournie par l’industrie phytosanitaire et de composition confidentielle. Les curieux ont pu déceler dans cette bouillie des vitamines, des antibiotiques… et des antidépresseurs ! » Vu la promiscuité dans ces installations, les bêtes s’affolent et deviennent très agressives. « Une nervosité accentuée par les souffleries disposées au-dessus des animaux pour évacuer les gaz qui se dégagent du lisier (…) Avec le chauffage, la ventilation représente pas moins de 86% de la consommation électrique des exploitations, selon une étude de la chambre d’Agriculture de Bretagne. (…) En cas de panne, la concentration de gaz toxiques est telle que la durée de vie des bêtes est estimée à moins d’une demi-heure. Raison pour laquelle les assureurs refusent de couvrir les élevages dont les groupes électrogènes n’assurent pas le redémarrage automatique en cas d’arrêt des ventilateurs. »


Alors, faut-il pour autant abandonner les élevages industriels ? Pas si évident, note le rapport sur le risque épidémique du 11 mai 2005 écrit par les députés Jean-Pierre Door (UMP) et Marie-Christine Blandin (Verts), car « le retour accru à des exploitations en plein air, à partir d’espèces issues des élevages, permet un contact étroit avec la faune sauvage, notamment les oiseaux migrateurs, qui favorise certaines épizooties. Des recherches intensives dans ce domaine seront nécessaires pour trouver un équilibre satisfaisant entre l’élevage extensif qu’intuitivement nous appelons de nos vœux et la sécurité sanitaire offerte par des élevages fermés ».


Comme premier pas, le 1er janvier 2006, l’UE a commencé par interdire l’utilisation d’antibiotiques non-thérapeutiques pour les besoins de la productivité du bétail estimant que la croissance et la productivité dans ce secteur ne se réalisera que par l’amélioration de l’hygiène dans les conditions de vie. Ce n’est pas forcément le cas ailleurs dans le monde.


L’autre facette de cette dérive, c’est que la mondialisation a accéléré la tendance générale à privatiser complètement les systèmes de santé, réduisant à néant les capacités des systèmes publics à répondre aux crises. Exemple : le Mexique, victime d’un quasi démantèlement de ses services publics, bien qu’il dispose de virologues de premier plan, a dû envoyer les souches de grippe aux Etats-Unis pour analyse. L’infrastructure du pays s’effondre et le virus a touché la capitale Mexico, une métropole de plus de 20 millions de personnes, au moment où le gouvernement venait de couper l’approvisionnement en eau des quartiers les plus pauvres de la ville ! Comme résultat, la surveillance des épidémies est de plus en plus livrée à des cabinets-conseils privés.


Former les « ingénieurs du vivant »


Tout ceci démontre amplement qu’une mobilisation pour la santé humaine ne peut pas négliger la santé du monde animale. Avons-nous appris les leçons de la vache folle ou celles de la grippe aviaire de 2006 ? Le professeur Charles Pilet, ancien patron de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort et président honoraire de l’Académie nationale de médecine a bien raison, vu le vaste champs de recherche des zoonoses et le danger potentiel qu’elles représentent, de réclamer le décloisonnement des facultés de médecine, qui dépendent du ministère de l’Education nationale, et des quatre écoles vétérinaires, placées depuis toujours sous la tutelle du ministère de l’Agriculture. En réalité, un étudiant en médecine entendra, tout au long de son cursus universitaire, peu parler des zoonoses. Peu de médecins connaissent les quelques 130 maladies animales transmissibles à l’homme. Notons que sur 14000 vétérinaires, il n’en reste que 300 spécialisés dans les productions alimentaires. Ce phénomène, allié à la désertification des campagnes qui rend plus difficile le suivi des cheptels, est extrêmement inquiétant. Le professeur Pilet estime que la fin des cloisonnements entre ingénieurs « agri », « agros » et « alimentaires » permettra la création d’une nouvelle race « d’ingénieurs du vivant ». Voilà de quoi donner un nouveau souffle à la tradition pasteurienne et équiper l’homme et la nature pour traverser la tempête.

source:http://nom666.over-blog.com/categorie-534281.html



Par Laménorah - Publié dans : Santé
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Mardi 30 juin 2009

C’est ce que dit le Que dit le Guide des vaccinations Edition 2008


Direction générale de la santé - Comité technique des vaccinations -
page 89 du fichier PDF

>> "Précautions générales avant toute vaccination.
La vaccination est un acte médical à part entière, qui engage la responsabilité du médecin. Comme tout geste médical, la pratique de la vaccination doit être expliquée et consentie.
 Les explications données devraient éclairer la personne et lui faire comprendre où se trouve son intérêt ; la possibilité d’éventuels effets indésirables sera envisagée.
La loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité
du système de santé recommande que l’information soit donnée lors d’un entretien
individuel.
« 
On nous rabache qu’il est indispensable de se faire vacciner de toute urgence.« 


Ceci reste valable même en cas de pandémie, ... si une »proposition" de vaccination générale était faite. C’est ce que dit  l’Avis 106 du Comité Consultatif National d’Ethique qui fait autorité j’imagine (avis d’un collège d’experts mandatés) pour signifier que c’est tout à fait un droit ne pas accepter un vaccin, même en cas de pandémie grippale déclarée. On ne peut pas nous vacciner sans notre consentement.

http://www.ccne-ethique.fr/docs/Avis%20106.pdf


Il y a toujours des risques iatrogènes. Choisir d’être vacciné, c’est toujours choisir entre deux risques.

Cet Avis a valeur de Principe auquel même un décret du type « état d’urgence » devrait se référait. La loi n’invalide pas le principe déontologique. (voir particulièrement pages 9 à 11 et Conclusion)

"S’agissant de la pandémie grippale, le respect de l’autonomie inclut pour chacun, le droit à une information précise sur les risques, les mesures de protection (traitement antiviral, vaccin) qui pourraient lui être proposées et la possibilité de les refuser.« 

 »C’est en ce sens que l’article L 3131-1 du Code de la santé publique précité dispose que l’état d’urgence sanitaire ne dispense pas du respect de la vie privée des personnes et de la confidentialité des informations relatives à leur santé.« 

 »Cela ne pourrait cependant dispenser les acteurs de santé de leur devoir d’écoute et de dialogue avec les sujets récalcitrants, pour essayer de les convaincre d’accepter un traitement préventif ou curatif, conformément au code de déontologie."

La conclusion de ce rapport reprend d’ailleurs ces aspects fondamentaux, et en recommande la diffusion médiatique :

Citation : >>

VI. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Le contexte, quel qu’il soit, ne peut modifier les valeurs éthiques. La situation d’urgence contraint seulement à les hiérarchiser provisoirement.
[...] Le droit au refus de soin devrait être pondéré par le devoir prioritaire de ne pas être contaminant pour son entourage.
[...]
Au terme de son analyse des questions éthiques relatives à la pandémie grippale, mais qui serait valide pour toute épidémie présentant les mêmes caractéristiques, le CCNE souhaite formuler les recommandations suivantes :

1. a. [...] La connaissance par la population des règles éthiques qui devront être appliquées en cas de crise sanitaire pandémique, conditionne, au contraire, l’efficacité de la stratégie de lutte contre la propagation virale.
[...]
4. Enfin, l’état d’urgence sanitaire ne saurait justifier, sauf circonstance d’une exceptionnelle gravité, le sacrifice du respect de la vie privée des personnes et de la confidentialité des informations afférentes à leur santé.

Paris, le 5 février 2009 <<

Ces Recommandations restent valables (selon moi) autant pour le « corps politique » que pour le "corps médical", et le corps social (chacun), quel que soit le contexte ainsi que le précise la conclusion.
L’acte vaccinal pour l’homme n’est pas une méthode vétérinaire.

source:http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/est-il-raisonnable-de-se-faire-58008

Par Laménorah - Publié dans : Santé
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Mardi 30 juin 2009


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Mondialisation.ca, Le 16 avril 2008


Par le hasard des nombres, l’économie nous livre parfois des raccourcis saisissants. Derrière le théâtre d’ombres animé par les zélés serviteurs de la mondialisation néolibérale, la réalité crue des coulisses apparaît à travers la publication récente de deux statistiques internationales.

D’une part, 100 milliards de dollars est approximativement le montant de l’aide publique au développement (APD) distribuée en 2007 par les pays riches. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), cette aide a baissé de 8,4%, à 103,7 milliards de dollars exactement. La tendance à la baisse est importante car elle révèle le fiasco des engagements internationaux.

Pas un sommet des huit pays les plus industrialisés, le G8, ne s’achève sans une promesse d’accroître l’APD, plus particulièrement à destination de l’Afrique, le continent le plus touché par la misère. Depuis 1970, les pays riches ont promis de la porter à 0,7% de leur revenu national brut (RNB). Ce chiffre n’est actuellement atteint que par 5 pays : Norvège, Suède, Luxembourg, Danemark et Pays-Bas. En queue de peloton, les Etats-Unis, avec un chiffre de 0,16%…

D’un point de vue global, l’APD ne dépasse pas 0,28% du RNB, en dépit d’une série de manipulations statistiques destinées à masquer la faiblesse de l’aide fournie par les pays riches : en effet, ils incluent dans l’APD des données aussi discutables que le montant des remises de dette, les dépenses des Etats-Unis pour reconstruire les infrastructures qu’ils ont détruites en Irak ou en Afghanistan, les frais de scolarité au Nord des étudiants originaires des pays du Sud, les salaires des personnels expatriés et des multiples consultants qui défendent les intérêts du pays donateur ou produisent des études aussi coûteuses qu’inutiles1… De surcroît, cette aide est très majoritairement dirigée vers des pays présentant un intérêt géostratégique pour le pays donateur, indépendamment des besoins réels dans les pays du Sud. C’est ainsi que, outre l’Irak et l’Afghanistan, les principaux bénéficiaires de l’aide des Etats-Unis sont le Soudan et la Colombie, sans oublier Israël.

g8.jpg 
Les 8 chefs d'État du G8, le 8 juin 2007.


Lors du sommet du G8 de 2005, à Gleneagles (Ecosse), les engagements étaient clairs : hausse importante de l’APD, et notamment doublement d’ici 2010 de l’APD destinée à l’Afrique. Selon l’OCDE, cela supposait « de porter l’aide de 80 milliards USD en 2004 à 130 milliards en 2010 (à prix constants de 2004) ». Le bilan est sans appel : « de façon générale, la plupart des donneurs ne sont pas en voie de respecter les engagements annoncés en termes d’accroissement de l’aide et devront procéder à des augmentations sans précédent pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés pour 2010
2 ». Autant dire que ces objectifs ne seront pas atteints. Décidément, depuis bientôt quarante ans, la parole d’un chef d’Etat du G8 ne vaut pas cher…

D’autre part, 1 000 milliards de dollars est approximativement, selon le Fonds monétaire international (FMI), le coût potentiel de la crise internationale actuelle, conséquence de la crise dite « des subprimes » née à l’été 2007, qui n’en finit pas de faire des ravages. Dans un rapport publié le 8 avril, le FMI a chiffré précisément ce coût à 945 milliards de dollars pour le système financier international, dont 565 milliards directement liés au secteur des prêts hypothécaires à risque. Voilà ce qui s’est passé : pour placer leurs liquidités et engranger des profits faramineux, les organismes de crédit ont prêté à un secteur de la population déjà fortement endetté, au sein des classes pauvres ou moyennes, à un taux fixe et modéré au cours des deux premières années pour appâter le client, avant que ce taux augmente fortement dès la troisième année. Les prêteurs affirmaient aux emprunteurs que le bien qu’ils achetaient, qui servait de garantie au prêt, gagnerait rapidement de la valeur vu l’augmentation des prix du secteur immobilier. En 2007, la bulle de l’immobilier a éclaté. La crise s’est alors propagée à de multiples acteurs financiers qui avaient mis sur pied d’ahurissants montages de dettes et mené d’énormes opérations hors bilan.

Les ministres des Finances des pays occidentaux ont vivement réagi à la publication du chiffre du FMI3, comme s’il était dangereux de montrer l’étendue des dégâts. Partout dans les pays du Nord, qu’ils soient conservateurs ou sociaux-démocrates, les gouvernements appliquent des politiques néolibérales particulièrement brutales pour la majorité de leurs concitoyens. La portée des services sociaux est volontairement réduite à l’extrême, les revenus du capital sont épargnés alors que le taux de TVA, qui frappe proportionnellement davantage les foyers pauvres que les foyers aisés, est élevé.

Incapables de venir en aide à leurs populations dans le besoin, ces mêmes gouvernements sont rapidement venus à la rescousse du privé. Au menu : nationalisation de banques en difficulté, échanges de titres dépréciés contre de l’argent frais, injection de liquidités, plans de sauvetage bancaire, baisse des taux d’intérêts…

En 2000, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) estimait à 80 milliards de dollars sur 10 ans le montant nécessaire pour garantir un accès universel – oui, universel - à l’eau potable, à une alimentation décente pour les enfants, à une éducation primaire, aux soins de santé de base et, pour les femmes, aux soins de gynécologie. Le défi était donc de trouver 800 milliards de dollars en tout. Ils n’ont pas été trouvés et les conditions de vie de milliards d’individus ont continué de se détériorer. L’augmentation brutale des prix des aliments, due au développement de la production des agro-combustibles, vient de jeter dans la pauvreté absolue des dizaines de millions d’habitants d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Des révoltes de la faim ont éclaté à Haïti, en Egypte, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun, au Burkina Faso et cela ne fait que commencer. Au lieu de se rapprocher des Objectifs du millénaire pour le développement, pourtant bien tièdes, on s’en éloigne à vive allure. La crise bancaire actuelle va coûter 1 000 milliards de dollars et elle prouve que c’est la volonté politique qui a manqué quand il s’est agi de réunir les 800 milliards proposés par les Nations unies pour garantir certains droits humains élémentaires. Il s’agit d’une violation flagrante de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de tant d’autres textes internationaux. C’est intolérable et impardonnable. Et c’est la logique même du modèle économique qui est en cause.

 


Notes

1
Voir « Les faux-semblants de l’aide au développement », Le Monde diplomatique, juillet 2005.

 

2 Communiqué de presse de l’OCDE, 4 avril 2008.

3 Dépêche AFP, « Les pays riches reprochent au FMI son chiffrage trop sévère de la crise », 10 avril 2008.

 


 

 

 

 

 



Eric Toussaint
, président du CADTM Belgique, auteur de Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008.


Damien Millet
, porte-parole du CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, auteur de L’Afrique sans dette, CADTM/Syllepse, 2005 ().

Damien Millet est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Damien Millet publiés par Mondialisation.ca

 Articles de Éric Toussaint publiés par Mondialisation.ca
Par Laménorah - Publié dans : NOM (nouvel ordre mondial)
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Dimanche 28 juin 2009
 
 
 

12 juin 2009 (Nouvelle Solidarité) 

L’homme le plus riche du monde (40 milliards de dollars) qui porte le titre de Chevalier de l’Empire Britannique s’appelle Bill Gates. S’il se veut très généreux pour financer la lutte contre le SIDA, il cultive en réalité une certaine prédilection pour les grandes pandémies et leur capacité à« stabiliser » la population mondiale.

Rappelons que, d’après le Sunday Times, c’est à l’initiative de Bill Gates que s’est réuni le 5 mai dernier à New York, le « club des milliardaires » qui mène la campagne tambour battant pour le « réchauffement climatique », simple prétexte pour imposer une réduction substantielle de la population mondiale.

Ecoutons un des participants de la réunion secrète du 5 mai, le magnat de la presse américaine Ted Turner. Fondateur de CNN (connu pour sa propagande pro-guerre) et époux de l’écologiste Jane Fonda, il déclara fin février 2008, lors d’un entretien d’une heure avec Charlie Rose sur PBS, que si rien n’est fait pour combattre le réchauffement climatique, « la température montera de huit degrés d’ici trente à quarante ans, provoquant la disparition de la plupart des récoltes vivrières » ; (…) « La plupart des gens seront mort et les survivants seront des cannibales », car « la civilisation se sera effondrée. Le peu de gens encore en vie vivront dans des états défaillants, genre la Somalie ou le Soudan, dans des conditions intolérables ». Selon lui, une façon de combattre le réchauffement climatique, c’est de stabiliser la population. « On est tout simplement trop nombreux, voilà pourquoi il y a un réchauffement global ». (...) « Il y a trop de gens utilisant trop de bidules [stuff] ». Turner suggéra alors que « sur une base volontaire, tous les habitants de la terre s’engagent à n’avoir qu’un ou deux enfants. Cela est amplement suffisant ».

Bill Gates, à travers sa fondation, la Bill et Melinda Gates Foundation, se présente comme un bienfaiteur de l’humanité soucieux de promouvoir l’usage optimal des fonds pour la santé, surtout dans les pays en voie de destruction.

En juillet 2007, sa fondation avance 105 millions de dollars pour la création, au sein de l’Université de l’Etat de Washington, de l’Institute for Health Metrics Evaluation (IHME) [Institut pour l’évaluation des métriques de santé]. Conçu comme une espèce d’Organisation mondiale de la santé (OMS) privatisée, l’IHME prétend « évaluer les conditions globales de la santé ainsi que les programmes de la santé tout en disséminant de l’information utile dans ce domaine. L’Institut pense jouer un rôle clef dans cette bataille en vue des objectifs de développement du millénaire qui exigent des réformes des régimes de santé d’ici 2015 ».

L’homme qui choisira Bill Gates pour présider « son » IHME est le professeur Chris Murray de Harvard, une sommité dans le monde médical. Cependant, en 2006, avant de diriger l’IHME, Murray, en collaboration avec Neil Ferguson du London Imperial College, a simulé sur ordinateur l’impact qu’aurait l’émergence d’« une pandémie grippale de type grippe espagnole » si elle se produit aujourd’hui. Dans « Pauvreté, mort et prochaine pandémie grippale », publié la même année dans la revue médicale britannique The Lancet, Murray et Ferguson annoncent qu’une telle pandémie provoquera la mort d’au moins 62 millions de personnes. Bien sur, 96% des victimes seraient dans les pays en voie de développement, (pour eux les pays hors OCDE, dont le Brésil, la Chine et la Russie), où vivent 82% de la population, dont l’essentiel de la jeunesse.

Le European Council of Disease Control (ECDC) notait en 2006 que « les anticipations de l’étude (qui a utilisé les données statistiques de 1918), pourraient être trop optimistes car ne tenant pas compte de l’impact de la pandémie sur les 35 millions de personnes contaminées par le virus HIV. » Ferguson estime qu’à une échelle globale, l’effet des vaccins serait dérisoire. Même si un vaccin pandémique était rapidement disponible, il ne profiterait qu’aux pays les mieux lotis vu son coût élevé et les limites de la production mondiale annuelle à 350 millions de doses.

A la même époque, le professeur Murray disait lui aussi : « Ne laissez pas la perfection être l’ennemi du bien. Nous devons imaginer des stratégies efficaces dans des situations de pauvreté. Il me semble que la vaccination n’arrivera pas à destination dans des délais qui lui permettront d’être bénéfique ».

On comprend mieux pourquoi Bill Gates et le Club des milliardaires malthusiens ont sélectionné une telle équipe.

Avis d’urgence donc à tous les humains : Bill Gates, un fanatique des jeux vidéo violents, de même que Google, peut nuire gravement à votre santé mentale et physique.

source:http://solidariteetprogres.org/article5517.html

Par Laménorah - Publié dans : Santé
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