La marche avec Dieu

Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 12:23
Alors qu’un homme nettoyait sa nouvelle voiture, son fils de 4 ans ramassa un caillou et fit des graffitis sur le côté de sa voiture.
Dans un accès de colère, sans même regarder ce que représentaient les graffitis, l’homme prit la main de son fils et la frappa plusieurs fois; sans se rendre compte qu’il frappait avec une clé à molette.

A l’hôpital, le garçon perdit tous ses doigts, à cause des multiples fractures dont il était victime.
Quand le garçon vit son père tout triste, (à cause de sa blessure), il demanda:
« Papa, quand est-ce que mes doigts vont repousser ? »


L’homme fût très secoué par la question et resta sans voix.
Il repartît vers sa voiture et la cogna plusieurs fois.
Dépité par ses propres actions, il s’assît devant la voiture.
Alors il vît ce que son fils avait gribouillé sur sa voiture et lut : « JE T’AIME PAPA! »

Le jour suivant, l’homme se suicida.

La colère et l’amour n’ont pas de limites.
Choisis toujours le dernier pour avoir une belle et mignonne vie.
Les choses sont créées pour être utilisées et les Hommes pour être aimés.
Mais le problème dans le monde d’aujourd’hui est que les Hommes sont utilisés et les choses sont aimées.

Durant cette année gardons toujours ceci à l’esprit:
Les choses sont créées pour être utilisées, mais les Hommes sont créés pour être aimés.

Fais attention à tes pensées, elles deviennent souvent des paroles!

Fais attention à tes paroles, elles deviennent souvent des actions!

Fais attention à tes actions, elles deviennent des habitudes!

Fais attention à tes habitudes, elles deviennent souvent ton caractère!

Fais attention à ton caractère, il détermine souvent ton destin!

Aujourd’hui est un jour unique.

Je suis heureux d’avoir reçu ce message.

Sache que la Volonté de Dieu ne t’amènera jamais là où sa grâce ne peut te protéger.

Garde la Foi et demeure dans l’action de grâce!


source:http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=13524

Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /2009 11:12

 


Il y a quelques temps que le seigneur me met a coeur d'aborder ce sujet mais je repousse toujours et là aujourd'hui, je me sens reprise et le devoir d'en parler...

Je suis effarée en ce moment de voir certains articles sur des blogs dits chrétiens, surtout des articles qui font des kilomètres et ou on vous fait du blablabla, ou on vous fait croire des fables sans fondement biblique... et beaucoup disent "alléluia" !
On vous pont ces articles remplis de belles paroles mais qui ne sont jamais appuyées et confirmées par des versets bibliques !
Et ainsi, sans vouloir faire de mauvais humour "on noit le poisson" car ceux qui sont attachés aux fausses doctrines, même sans le savoir, s'attachent aux paroles mais pas a LA Parole !
Bien aimés, pourquoi courrez vous a tout vent de doctrine comme cela ?
Pourquoi avez vous délaissé votre premier amour ?
Vous couriez bien: qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d`obéir à la vérité ? (galates 5/7)
Qu'avez vous fait de l'évangile de christ dont vous vous êtes détournés pour croire à de nouveaux évangiles ?

Force est de constater que de nos jours les chrétiens ne vivent pas ce que l'évangile préconise : la vraie repentance et la marche avec christ dans la sanctification !
Alors on cherche des pseudos miracles ici et là, on cherche le spectaculaire et on voit foule se presser derrière des soit disant grands hommes de Dieu qui vous promettent la richesse, la santé, la délivrance... un avenir meilleur quoi.
Et que vois t'on ? Toujours les mêmes chrétiens sans cesse revenir vers ces pseudos ministères car ils ne sont jamais riches, jamais guéris, jamais "délivrés"... alors qu'en fait il leur faut simplement marcher dans la sanctification et ne pas donner accès au diable ! ("Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l`esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu". 2 corinthiens 7/2 et "Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous." jacques 4/7).

Pourquoi cherchez vous le spectaculaire au lieu de vivre votre foi comme les premiers chrétiens au milieu desquels il y avait des prodiges et des miracles ?
Certes, nos églises sont tièdes, les miracles d'antant ne sont plus la... alors les chrétiens cherchent ailleurs et beaucoup de faux prophètes voient leur popularité grandir parce que les chrétiens manquent de sagesse et de discernement et se font tromper par ces gens... mais Dieu reconnaitra les siens et ces menteurs auront leur récompense ! Toute oeuvre qui ne vient pas de Dieu tombera un jour... méfiez vous seulement de ne pas tomber avec !
Réfléchissez à ce verset : "Car il faut que l'évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu... qu`il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant, attaché à la vraie parole telle qu`elle a été enseignée, afin d`être capable d`exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs. Il y a, en effet, surtout parmi les circoncis, beaucoup de gens rebelles, de vains discoureurs et de séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu`on ne doit pas enseigner. Ce témoignage est vrai. C`est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu`ils aient une foi saine, et qu`ils ne s`attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d`hommes qui se détournent de la vérité".(Tite 1/7-14).
Alors oui, il y en a qui vous font de vains discours, qui vous racontent des fables et des histoires, des blablabla qui ne sont pas confirmés par l'Ecriture sainte... et les gens non affirmés dans la parole et avides de sensations les croient fermement sous prétexte qu'ils ont vu des choses, des manifestations (tout en oubliant que satan se déguise en ange de lumière et qu'il sait lui aussi faire des miracles)... et pourtant, la parole nous dit d'examiner chaque jour les écritures pour voir si ce que l'on nous dit est exact (actes 17/11)... et force est de constater que ces chrétiens là ne vérifient JAMAIS ce que l'on leur dit !
Jésus nous a mis en garde par la bouche de Paul : "Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu`il soit anathème ! " (galates 1/8)... mais comment saurons nous si quelqu'un nous apporte un autre évangile si nous ne vérifions pas dans la parole tout ce que l'on entend ?
Ainsi on va vous dire dans certains milieux : "plus vous donnez aux offrandes, plus Dieu vous bénira et vous donnera" (ce qui est absolument non biblique, voir entre autre matthieu 6/19), et on vous dit dans d'autres milieux : "vous etes chrétiens mais vous êtes possédé par un démon et vous avez besoin de délivrance" (ce qui est absolument non biblique : voir entre autre 1 corinthiens 6/19)... et bientôt, que vous dira t'on ? "Christ est revenu, alléluia, venez à sa rencontre" ! Et vous courrez derrière ces gens ? NON bien aimés, ne vous laissez pas tromper, Jésus nous a averti en ces mots : "Si quelqu`un vous dit alors: «Le Christ est ici» ou: «Il est là», ne le croyez pas. " (marc 13/21).
Nous ne devons pas faire de nos expériences de vies, une doctrine ou un ministère que nous dirons "biblique", mais c'est au contraire la bible qui doit confirmer les expériences que nous vivons, ainsi nous verrons que cela vient de Dieu. Si nous vivons des expériences que nul dans la bible n'a vécu, et dont ni les apôtres ni Jésus n'ont parlé... méfions nous, la voix du prince du mensonge se fait entendre !
Car le réel danger est qu'une doctrine dont tout le monde parle à tort et à travers, et que tellement de gens reçoivent sans discernement, soit une fausse doctrine !
Une foi, une croyance fondée sur les arguments de l'expérience est aussi une forme de foi, mais il ne s'agit pas de la foi biblique, car elle dépend seulement de preuves présentées, visibles et/ou audibles, et n'a aucun caractère spirituel si la bible n'en parle pas et s'il n'en existe aucun exemple biblique !
La seule chose qui peut nous aider a ne pas tomber dans les fausses doctrines est la parole de Dieu, revenez a la parole de Dieu, elle seule est la vérité !
Si nous possédons la vrai foi évangélique, celle transmise aux saints une fois pour toute, nous vivrons les miracles et les prodiges que le seigneur nous a annoncé dans marc 16/16.
Sachez aussi que tout le monde peut se tromper, et si vous avez été victime d'une fausse doctrine, d'un faux enseignement et même si vous mêmes l'avez enseigné, il n'est jamais tard pour revenir a la vérité biblique et a l'obéïssance a la parole de Dieu... alors que l'orgueil ne vous frappe pas, sachez demander pardon a Dieu et ayez une repentance sincère, lui disant :"pardonne moi seigneur car je me suis laisser tromper et j'ai trompé des gens, je croyais te servir mais je servais les hommes... pardonne moi et efface mon péché, et maintenant garde moi car je veux marcher dans tes voies, dans la vérité de ta parole et comme le faisaient tes apôtres, guide moi seigneur. amen".
Vous verrez alors l'amour de Dieu a son comble quand vous reviendrez ainsi a Lui comme le fils prodigue : il vous revêtira d'une robe blanche, il mettra un anneau a votre doigt, vos frères et soeurs qui vous avaient perdus, éloignés de vous un temps par ces mensonges, tueront le veau gras et on fera la fête, alléluia !
Soyez bénis.

Florence


source:http://www.centerblog.net/religion/32453-6580872-le-blablabla-evangelique-


Le blablabla évangélique 
Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 23:26


Date: Wednesday, May 06 @ 08:58:34 EDT
Sujet: Nouvelles



1. ACCOMMODEMENTS
Des arrangements pour des accommodations de première classe ont été faits à l’avance. « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père; Si cela n’était pas, je vous l’aurait dit. Je vais vous préparer une place ». (Jean 14:2)

2. PASSEPORTS
Les personnes qui cherchent à entrer n’auront pas la permission de passer les portails sans avoir les bons papiers/qualifications et sans que leurs noms aient été inscrits par l'Autorité dirigeante. « Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge; Il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau ». (Apocalypse 21:27)

3. L’HEURE DU DÉPART
La date exacte du départ n'a pas été annoncée. Il est conseillé aux voyageurs d’être préparés à partir dans un très bref délai. « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité ». (Actes 1:7)

4. LES BILLETS
Votre billet est une promesse écrite qui garantit votre voyage. Il devrait être réclamé et ses promesses gardées fermement en main. « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie ». (Jean 5:24)

5. LES DOUANES
Seulement une seule déclaration est exigée pour traverser les douanes. « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé ». (Romains 10:9)

6. L'IMMIGRATION
Tous les passagers sont classifiés comme des immigrants, puisqu’ils prennent une résidence permanente dans un nouveau pays. Le quota est illimité. « Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité ». (Hébreux 11:16)

7. LES BAGAGES
Aucun bagage n’est nécessaire. « Car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter ».
(1 Timothée 6:7)

8. VOIE AÉRIENNE
Il est conseillé aux voyageurs qui voyagent directement par voie aérienne de regarder quotidiennement pour les indications d’un départ imminent.
« Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ». (1 Thessaloniciens 4:17).

9. VACCINATIONS ET INOCULATIONS
Les injections ne sont pas nécessaires puisque les maladies sont inconnues à cette destination. « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apocalypse 21:4)

10. LA MONNAIE
Une provision de monnaie peut être expédiée à l’avance qui attendra l'arrivée du passager. Déposez votre cœur, votre esprit, votre âme et votre vie. « Mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent ».
(Matthieu 6:20)

11. LES VÊTEMENTS
Une nouvelle garde-robe complète et appropriée est fournie à chaque voyageur. « Car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert du manteau de la délivrance, comme le fiancé s’orne d’un diadème, comme la fiancée se pare de ses joyaux. » (Ésaïe 61:10)

12. CHANGEMENTS DE FUSEAUX HORAIRES
Un réajustement des montres ne sera pas nécessaire pour la cédule de jour ou de nuit. « La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer : Car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau... Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit ». (Apocalypse 21:23,25)

13. LES RÉSERVATIONS
Les réservations sont maintenant disponibles. Faites votre demande tout de suite. « Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut ». (2 Corinthiens 6:2)

14. LA CÉRÉMONIE DU COURONNEMENT
Le point culminant du voyage est la réception d'accueil et le couronnement qui attendent l'arrivée.
« Désormais la couronne de justice m’est réservée; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement ».
(2 Timothée 4:8)


Tout est maintenant parfait... L’êtes-vous vraiment... prêt ?


Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 23:15

Article de Henri Viaud-Murat. 

 

 

Apprendre à marcher selon l’esprit est la tâche essentielle du Chrétien né de nouveau. Trop d’enfants de Dieu sont englués dans la chair sans jamais parvenir à s’en dégager. Pourtant, Dieu n’a pas prévu un chemin compliqué, et Jésus-Christ a tout accompli pour nous. Notre apprentissage de la marche selon l’esprit sera grandement facilité si nous savons utiliser trois clefs indispensables, que le Seigneur a mises à notre disposition, pour nous ouvrir toutes grandes les portes de la marche selon l’esprit.

Le Nouveau Testament, notamment l’Apôtre Paul, dans ses épîtres, insiste beaucoup sur le fait de marcher, non plus selon la chair, mais selon l’esprit.

“Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez” (Galates 5 : 13-17).

La liberté spirituelle que Christ nous a acquise ne doit pas être le prétexte à donner libre cours à la chair. En effet, puisque nous avons été libérés de l’esclavage de la chair, comment pourrions-nous la laisser encore nous contrôler ? Les Chrétiens qui sont encore contrôlés par la chair ignorent donc l’œuvre de Christ et la puissance de la croix. Ils peuvent en parler, mais n’en connaissent pas la puissance pratique. 

Quand la chair est libre d’agir dans notre vie, cela signifie que c’est une puissance de péché et de mort qui va nous contrôler. L’amour de Christ, qui a pourtant été déversé dans notre esprit, ne pourra pas se manifester, et nous ne pourrons pas aimer Dieu comme Il doit être aimé, ni notre prochain comme nous-mêmes. Nous allons toujours nous identifier aux désirs de la chair, et notre volonté sera une avec la volonté de la chair. Nous vivrons sous une constante contradiction intérieure, entre les désirs de notre esprit régénéré, qui veut servir Dieu, et les désirs de notre chair, qui refuse d’obéir à Dieu, et qui ne le peut même pas.

Il faut à tout prix que nous parvenions à nous désolidariser complètement des désirs de la chair, et de ne plus les faire nôtres. Car tout ce qui est charnel est opposé à l’esprit. La chair est contrôlée par une loi de péché et de mort. Notre esprit, quand nous sommes nés de nouveau, est contrôlé par la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ. Cette dernière loi est infiniment plus puissante que la loi de péché et de mort. Mais, hélas, la plupart des Chrétiens ne savent pas l’activer, ni désactiver la loi de péché et de mort.

Nous devons revenir aux choses simples de l’Evangile de Christ. Nous avons eu trop tendance à compliquer notre marche spirituelle, et à nous surcharger de fardeaux inutiles. Il nous faut nous débarrasser de tout le fatras d’idées inexactes, de fausses doctrines et de traditions humaines, qui ont fini par annuler la puissance de la Parole de Dieu dans notre vie.

Si l’on revient à l’essentiel, afin de clarifier les idées, il nous faut bien comprendre trois vérités fondamentales simples et puissantes. Ces trois vérités constituent trois clefs, qui, employées simultanément, nous ouvrent les portes de l’apprentissage de la marche selon l’esprit.

Voici ces trois vérités fondamentales de l’Evangile, que nous allons définir avant de les étudier plus profondément :

  1. Par la nouvelle naissance, Dieu crée en nous un esprit nouveau, dont nous devons absolument connaître la nature et les qualités. Car cet esprit nouveau constitue notre “homme nouveau,” notre nouvelle personnalité en Christ. Tout ce que nous étions auparavant disparaît dans la mort de Christ. Nous pouvons à présent nous “revêtir” de notre nouveau “moi.”
  2. Tout ce qui reste de charnel et de mauvais en nous, après notre nouvelle naissance, ne nous appartient plus, mais appartient à la chair et provient de la chair. La chair n’est pas notre “nature humaine,” ni notre “nature de péché,” ni notre “ancienne nature.” La chair est une puissance de péché qui nous est à présent complètement étrangère, mais qui reste fixée à notre corps physique, jusqu’à notre mort, ou jusqu’au retour de Christ.
  3. La croix de Christ se dresse entre notre esprit régénéré et la chair qui demeure en nous. Si nous savons occuper notre position céleste en Christ, du bon côté de la croix, le côté de la résurrection, la chair ne pourra plus nous contrôler, car elle ne peut pénétrer dans le Royaume de Dieu, là où se trouve notre esprit régénéré. Dès lors, nous pouvons laisser la vie de l’esprit se manifester, et commencer à marcher concrètement selon l’esprit.

Ces trois vérités fondamentales doivent constamment être l’objet de toutes nos pensées et de toutes nos méditations. C’est en nous remplissant de ces vérités que nous serons libérés, affranchis, de toutes les erreurs et de tous les mensonges qui nous contrôlaient auparavant et qui nous tenaient liés. Nous devons constamment méditer les versets bibliques qui nous parlent de ces vérités, afin d’alimenter en permanence notre foi et la faire grandir. Nous devons nous en pénétrer profondément, jusqu’à ce que ces paroles soient inscrites de manière indélébile dans nos pensées et dans notre cœur ! Nous devons en être tellement remplis qu’il n’y aura plus aucune place pour toute pensée étrangère et tout mensonge de la chair ou de l’ennemi !

Le fruit de l’Esprit, que nous devons produire dans notre vie, ne peut être produit que dans la mesure où la chair ne nous contrôle plus. La manifestation des œuvres de la chair est en contradiction avec la production du fruit de l’Esprit. La chair se nourrit du mensonge et de l’erreur, l’esprit se nourrit exclusivement de la Vérité de Dieu. Plus nous accepterons la Vérité de Dieu, et moins la chair pourra exercer son pouvoir sur nous. C’est pour cela que nous sommes appelés à mettre à mort dans notre vie tout ce qui est encore charnel. Nous ne pouvons le faire que parce que Christ nous a déjà fait mourir à la chair par la croix.

Etudions plus en détail ces vérités libératrices.

1. Nous sommes de nouvelles créations dans notre esprit !

Notre esprit est notre être réel. Notre corps physique n’est que l’enveloppe visible extérieure de notre être spirituel profond. Notre esprit est un “homme” complet, qui possède une forme humaine, avec tous les éléments qui se retrouvent dans notre corps physique : une tête, des bras, des jambes… Cet “homme nouveau,” créé par Dieu à notre nouvelle naissance, est notre nouveau “moi,” qui n’a rien à voir avec l’ancien “moi” que nous avions reçu à notre naissance terrestre.

Tout le problème, à partir de ce moment béni de notre nouvelle naissance, est de “découvrir” qui nous sommes réellement dans notre “homme nouveau,” pour nous en revêtir, tout en repérant clairement tout ce qui provient de la chair, et qui peut encore nous contrôler au niveau de notre âme et de notre corps.

Nous devons littéralement et radicalement changer de manière de penser, et modifier notre vision de “nous-mêmes.” Nous devons connaître et accepter ce que la Parole de Dieu nous révèle de notre “homme nouveau,” et ne plus nous laisser influencer par ce que nous voyons encore de notre “homme ancien.” Cet “homme ancien” est mort en Christ et doit complètement mourir dans tous les aspects de notre vie, pour que l’homme nouveau prenne toute la place, et permettre à Christ de Se manifester en nous et au travers de nous.

Notre esprit nouveau est une nouvelle création, à l’image de Jésus. Il est pur, saint, juste, sans défaut, parfait en tout point ! C’est le don de la grâce de Dieu pour tous Ses enfants en Christ ! Oh, que nos yeux s’ouvrent enfin sur la nouvelle création que nous sommes déjà, et se détournent de la laideur de ce que nous étions avant notre nouvelle naissance ! Oublions tout ce que nous étions avant, et apprenons à connaître cette nouvelle personne que nous sommes en Christ ! Ne négligeons pas un si grand don de la grâce de Dieu pour nous ! C’est en croyant ce que la Parole de Dieu dit que nous sommes en Christ, que nous verrons se manifester ce que nous sommes déjà dans l’esprit !

La Parole de Dieu parle abondamment de ce que nous sommes dans notre “homme nouveau.”

“Celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit” (1 Cor. 6 : 17).

“Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour” (2 Cor. 4 : 16).

“Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles” (2 Cor. 5 : 17).

“Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché (ou “sacrifice pour le péché”) pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu” (2 Cor. 5 : 21).

“Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple” (2 Cor. 6 : 14-16).

“Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature” (Gal. 6 : 15).

“Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ” (Eph. 2 : 4-7).

Nous sommes appelés “à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Eph. 4 : 24).

“Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée” (Philip. 3 : 15).

“Et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé” (Col. 3 : 9).

“Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse” (2 Tim. 1 : 7).

“C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés” (Héb. 10 : 10-14).

“Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu” (1 Jean 3 : 9).

Quand vous méditez ces versets, ils font pénétrer en vous toute la puissance divine, capable de faire exploser tous vos raisonnements humains, et tous les obstacles charnels qui se dressent devant vous !

Nous sommes une nouvelle création en Christ ! Notre esprit est recréé à l’image de Christ, juste, saint, parfait ! Notre être intérieur, notre esprit, se renouvelle en permanence à l’image de Celui qui l’a créé, Jésus-Christ ! Nous sommes en Lui justice de Dieu ! Nous sommes justice et lumière de Christ ! Nous sommes les fidèles de Dieu, le temple saint et vivant du Seigneur ! Nous sommes assis en Christ dans les lieux célestes ! Notre esprit régénéré est un esprit de force, d’amour et de sagesse ! Nous avons été sanctifiés une fois pour toutes ! Nous avons été amenés à la perfection une fois pour toutes ! Notre esprit régénéré ne peut pas pécher, parce qu’il est né de Dieu !

Nous avons été tellement habitués aux mensonges et à la médiocrité de la chair, depuis notre naissance terrestre, que nous avons beaucoup de mal, au début, à contempler la vive lumière de la Vérité. Notre vue spirituelle doit s’adapter à la gloire du Royaume de Dieu !

Bien-aimés, cela vaut la peine de prendre un peu de temps pour faire descendre au plus profond de nos pensées ces splendides vérités ! Une fois pour toutes, arrêtons de penser différemment ! Alignons nos pensées sur les pensées de Dieu ! Acceptons tout ce que Dieu nous révèle dans Sa Parole, et nous pourrons nous comporter d’une manière digne de l’appel que nous avons reçu, et de la grâce qui nous a été faite en Jésus-Christ !

Quittons définitivement les rivages nauséabonds de l’ignorance et de l’incrédulité, et avançons-nous dans l’océan lumineux et profond de la grâce de Dieu ! OSONS CROIRE CE QUE DIEU AFFIRME QUE NOUS SOMMES EN CHRIST ! Il y va de la gloire de Dieu, comme de notre parfait bonheur !

2. La chair, qui demeure dans notre corps mortel, n’est pas notre vraie nature !

Nous devons définitivement tordre le cou à cette fausse doctrine qui affirme que la chair, c’est toujours notre “nature humaine,” ou notre “nature de péché” ! 

Si nous croyons que la “chair” fait toujours partie de nous-mêmes, de notre personnalité, c’est le meilleur moyen d’être encore lié à elle ! La chair est une “puissance de péché et de mort” qui habite dans notre corps mortel. Dans la chair agit une loi de péché et de mort. Mais Christ nous a libérés de cette loi, par Sa mort et Sa résurrection, dans lesquelles Il nous a entraînés !

La chair n’a strictement rien à voir avec notre nouvelle nature, avec notre esprit régénéré ! Ils sont mêmes aussi opposés entre eux que peuvent être la lumière et les ténèbres.

Chair, mort et péché sont des mots pratiquement interchangeables. La mort et le péché habitent dans la chair, alors que la justice et la sainteté de Dieu habitent dans notre nouvelle nature !

Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ?” (Rom. 6 : 2).

Nous sommes morts au péché qui habite dans la chair ! Nous sommes morts à la chair ! Nous sommes passés, en Christ, dans une autre dimension, dans le Royaume éternel de notre Dieu, où ni la chair ni le péché n’ont accès !

“Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché” (Rom. 6 : 3-7).

Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce” (Rom. 6 : 14).

“Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle” (Rom. 6 : 22).

“En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort” (Rom. 8 : 2).

“Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs” (Gal. 5 : 24).

“Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts” (Col. 2 : 11-12).

N’est-ce pas d’une clarté limpide ? Par Sa mort, et en Sa mort, Christ nous a délivrés définitivement du pouvoir du péché et de la mort, qui réside pourtant toujours dans la chair ! Nous sommes morts à la chair, morts au péché, et morts à la mort ! Alléluia ! Nous avons la plénitude de la vie éternelle dans notre “homme nouveau” !

Tout cela, grâce au sacrifice de Jésus sur la croix !

3. C’est par la puissance de la croix que nous avons échappé au péché et à la chair, pour être transportés dans le Royaume du Fils de l’amour de Dieu, où nous pouvons jouir pleinement de la liberté glorieuse de l’esprit !

La croix est la puissance de Dieu. Sur la croix, Jésus a tout accompli. Non seulement Il est mort pour nous, mais Il nous a fait mourir, en Lui et avec Lui, à tout ce qui était haïssable à Ses yeux : le péché, la chair, la mort, le mensonge, la maladie, l’infirmité, Satan et toutes ses œuvres ! Le Seigneur nous a même fait mourir à la Loi, fardeau pesant que nul ne pouvait supporter. Cela ne signifie pas, comme certains l’affirment à tort, que nous pouvons, à présent que nous avons l’Esprit, obéir à tous les commandements de la Loi. Cela signifie que nous pouvons à présent obéir naturellement, en marchant par l’esprit, aux deux grands commandements divins, qui résument toute la Loi et tous les prophètes : “Tu aimerais le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes pensées et de toutes tes forces, et tu aimeras ton prochain comme toi-même.” 

Nous pouvons donc sans crainte, comme le dit Jésus dans Matthieu 12, “violer continuellement le sabbat sans nous en rendre coupables,” comme les sacrificateurs de l’Ancien Testament, car nous servons Dieu en permanence dans le lieu Très Saint, par l’Esprit !

Cela devient possible grâce à la croix de Christ. Cela n’est pas automatique pour les rachetés, car cela nécessite la foi, et la foi nécessite la connaissance et l’acceptation de la Parole de Dieu. La croix est un instrument de mise à mort, de séparation absolue. C’est à la croix que se termine complètement l’influence du monde des ténèbres, et que va pouvoir commencer le règne du Seigneur sur Sa nouvelle création. La croix est le passage obligé pour sortir des ténèbres de la mort et pour entrer dans la lumière du Royaume de Dieu.

Jésus n’est pas resté dans la tombe, car la mort ne pouvait pas Le retenir. S’Il était resté dans la tombe, nous aurions été délivrés du péché par Sa mort, mais nous n’aurions pas pu connaître la vie nouvelle que nous a donnée Sa résurrection. Il fallait donc que le Seigneur ressuscite, pour nous entraîner dans Sa résurrection et dans la nouvelle création !

C’est pour cela que le Seigneur nous demande de nous charger chaque jour de notre croix, et de renoncer à “nous-mêmes.” Ce “nous-mêmes” ne concerne pas notre nouveau “moi” régénéré en Christ. Mais il concerne tout ce que nous étions avant notre nouvelle naissance, tout ce qui vient de notre passé de mort et de malédiction, et que la chair voudrait continuer à faire vivre en nous pour mieux nous dominer. Il s’agit de toutes les pensées, de tous les sentiments, de toutes les convictions, de toutes les habitudes, qui avaient été façonnés, formatés, construits, par la loi de péché et de mort sous laquelle nous étions retenus.

Chaque fois que nous discernons en nous quelque chose de charnel, nous devons, et nous pouvons à présent, y renoncer par la foi, en sachant que Christ nous a déjà donné la victoire sur cela, par la croix, et que nous pouvons à présent nous en débarrasser concrètement, que nous pouvons “faire mourir” tout cela en y renonçant et en le rejetant de notre vie. Toutes choses deviennent possibles en Christ, et toutes choses deviennent nouvelles en Lui aussi !

Si nous ne nous chargeons pas tous les jours de notre croix, de cet instrument de mise à mort de tout ce qui est charnel, nous ne pourrons pas être des disciples du Seigneur.

Pourquoi rester attachés à tout ce qui a fait notre perte ? Il n’est pas difficile de nous détacher de tout ce à quoi nous étions attachés auparavant, avant notre nouvelle naissance, quand nous avons compris à quel point ce que nous avons reçu en Christ dépasse infiniment en beauté, en qualité et en perfection tout ce qui pouvait nous attirer quand nous vivions dans le péché et dans la chair !

Si tant de Chrétiens ont du mal à se charger de leur croix, et ne veulent pas renoncer à “eux-mêmes,” c’est qu’ils n’ont pas encore découvert ce qu’ils sont en Christ dans leur “homme nouveau” ! Dès que leurs yeux s’ouvrent sur la “nouvelle création” qu’ils sont déjà en Christ, ils ne peuvent que prendre en dégoût tout ce qui peut rester de leur “vieille nature” et de ses passions infâmes, et n’hésitent plus à abandonner ce qui était contrôlé par la mort et qui menait à la mort !

La croix est notre gloire, comme elle est la gloire éternelle de Jésus-Christ !

“Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde !” (Gal. 6 : 14).

La croix est un lieu de triomphe absolu !

“Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous (la Loi), et il l’a détruit en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix” (Col. 2 : 14-15).

“Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix” (Philippiens 2 : 8).

Comme Christ, humilions-nous donc sous la puissante main de Dieu, et rendons-nous obéissants jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix ! Christ n’a rien conservé de Sa vie en mourant à la croix. De même, nous ne devons rien conserver de notre vie passée, et nous devons accepter de faire mourir à la croix tout ce qui vient de notre passé, pour jouir pleinement de tout ce que la résurrection de Christ nous a acquis ! 

Si nous voulons conserver quoi que ce soit de notre vie passée, ou de ce que nous étions avant notre nouvelle naissance, nous nous ferons ennemis de Christ, et cela ne nous sera d’aucun avantage. Beaucoup de Chrétiens, en restant accrochés à une partie de ce qu’ils étaient avant leur nouvelle naissance, se sont rendus ennemis de Dieu, tout en croyant Le servir avec zèle !

“Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre” (Philippiens 3 : 17-19).

Les choses de la terre sont aussi celles de la chair et du “ventre” ! Si nous nous intéressons encore aux choses de la chair, de la terre et du “ventre,” nous nous faisons ennemis de la croix de Christ, et nous ne pouvons pas espérer marcher selon l’esprit, ni produire le fruit de l’Esprit que Dieu recherche tant dans nos vies. Car ce fruit, c’est la nature même de Jésus, pure et sans tache, qui se manifesta au travers de notre nouvelle nature.

Bien-aimés, ces trois petites clefs peuvent nous ouvrir les plus grandes portes ! Ces clefs nous ont été données par le Seigneur pour ouvrir toutes les portes du Temple de Dieu, jusque dans le Lieu Très Saint de Sa présence ! Gardons-les précieusement, et utilisons-les en permanence, car elles sont la garantie de notre liberté en Christ !

source:http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/2009/05/28/trois-clefs-pour-marcher-selon-lesprit/#more-376

Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 23:02
 Oh ! qui me ferait être comme j'étais autrefois (JOB, 29: 2). Le plus souvent le bon Berger conduit ses rachetés le long des eaux tranquilles, et les fait reposer dans les parcs herbeux ; cependant, il permet parfois qu'ils soient errants dans un désert où il n'y a point de chemin, et où ils ne trouvent aucune ville habitée. Ils sont affamés et altérés; leur âme défaille, et ils crient à l'Eternel dans leur détresse (Ps 107:4-6).
De même, il est beaucoup d'enfants de Dieu qui jouissent d'une joie à peu près constante ; pour eux véritablement les voies de la piété sont des voies agréables et ses sentiers ne sont que prospérité ; mais il en est d'autres, au contraire, qui ont à passer dans le feu et dans l'eau ; selon l'expression du Psalmiste, les hommes montent sur leurs têtes (Ps. 46: 12) ils sont en butte à toutes sortes d'épreuves.
Le devoir de tout ministre de l'Evangile est de s'adresser tour à tour aux diverses classes de ses auditeurs. Il doit, tantôt avertir les forts, de peur qu'ils ne tombent dans la présomption ; et tantôt stimuler ceux qui dorment, de peur qu'ils ne dorment du sommeil de la mort.
Il doit aussi consoler les âmes abattues, et c'est là, mes bien-aimés, ce que je désire faire en ce jour. Oui, je me sens pressé de consoler ceux d'entre vous qui passent par des temps de langueur et de découragement, ou, pour mieux dire, je voudrais leur adresser quelques exhortations, qui, moyennant la bénédiction de Dieu, pourront les aider, je l'espère, à sortir de la triste condition dans laquelle ils sont tombés, en sorte qu'ils ne seront plus réduits à s'écrier avec Job : Oh ! qui me ferait être comme j'étais autrefois ? Abordons de suite notre sujet.

 - En premier lieu, mes frères, nous étudierons LA MALADIE SPIRITUELLE dont mon texte me semble être l'expression ; nous rechercherons ensuite LA CAUSE ET LE REMÈDE de cette, maladie, et enfin, QUELQUES MOTS D'EXHORTATION adressés aux âmes qui se trouvent dans ce fâcheux état termineront ce discours. I Et d'abord, fixons notre attention sur la MALADIE SPIRITUELLE que suppose la plainte amère contenue dans les paroles de mon texte.
Combien de chrétiens qui regardent au passé avec regret, à l'avenir avec effroi, et au présent avec tristesse ! Il leur semble que le temps qui n'est plus a été le meilleur et le plus doux de leur carrière chrétienne, mais quant au moment actuel, il leur paraît enveloppé d'un voile sombre et mélancolique. Souvent, ils se prennent à souhaiter de pouvoir retourner de quelques mois, de quelques années en arrière, car alors ils vivaient près de Jésus, tandis que maintenant ils sentent qu'ils se sont éloignés de lui, ou qu'il leur a caché sa face ; en un mot, le langage de leur coeur revient à ceci : Oh ! qui nous ferait être comme nous étions autrefois ?
De même que toute maladie, soit physique, soit morale, celle qui nous occupe ne présente pas toujours les mêmes caractères. Je vais essayer de décrire successivement quelques-unes de ses phases les plus ordinaires.
Voici un homme qui a perdu l'assurance de son adoption. Entendez-le répétant dans l'amertume de son âme : Oh ! qui me ferait être comme j'étais autrefois ? Ecoutez son triste soliloque : « Ah ! pourquoi les jours passés ne peuvent-ils plus revenir ? s'écrie-t-il. Alors je n'avais aucun doute de mon salut. A celui qui m'aurait demandé raison de l'espérance qui était en moi, j'aurais répondu avec douceur et respect. Nulle crainte ne me troublait, nulle frayeur ne m'agitait. Je pouvais dire avec Paul : JE SAIS en qui j'ai cru, et avec Job : JE SAIS que mon Rédempteur est vivant. Je sentais que j'étais assis sur le rocher qui est Christ, et mon âme, pleine d'une joyeuse confiance, était toujours prête à chanter : Si l'Eternel est ma retraite, Qui pourrait me troubler encor ? Pourquoi craindrais-je la tempête, Quand je suis sûr d'entrer au port ? Appuyé sur Emmanuel Que me ferait l'homme mortel ? « Mais hélas ! que tout est changé ! autrefois mon ciel était sans ombres, aujourd'hui les nuages le couvrent ; autrefois, je voyais, en quelque sorte, mon nom écrit dans les cieux, aujourd'hui, je tremble d'y lire un jour ma condamnation,. Autrefois, je croyais me confier sincèrement en Christ, mais aujourd'hui je suis constamment assailli par l'affreuse pensée que j'étais un hypocrite qui trompait les autres et se séduisait lui-même. Il est vrai que j'essaie encore d'espérer au Seigneur, et si je ne puis plus me réjouir à la clarté de sa face, du moins je me réfugie à l'ombre de ses ailes. Je sens que hors de Christ il n'y point de salut, et que si je m'éloigne de lui c'en est fait de moi. Mais, ô misérable que je Suis ! qu'elles sont épaisses les ténèbres qui m'environnent ! Comme Paul au milieu de la tempête, que de jours sans soleil et de nuit, sans étoiles n'ai-je pas dû traverser ! J'ai perdu les arrhes de mon salut, le gage de mon adoption ; je ne possède plus le témoignage intérieur que je suis un enfant de Dieu en un mot, je crains de m'être fait illusion jusqu'à présent sur mon véritable état ; je crains d'avoir pris de simples impression charnelles pour l'oeuvre de la grâce, et attribué à Dieu le Saint-Esprit! ce qui n'était que le fruit de mon imagination. » Tel est, mes chers amis, un des cas les plus fréquents de la grande maladie spirituelle que nous étudions. En voici un second, également très ordinaire. Voyez ce chrétien qui demande à son tour : Oh ! qui me ferait être comme j'étais autrefois ? Il gémit, non pas comme l'autre parce qu'il a perdu le sentiment de son adoption, mais parce qu'il se laisse troubler par des soucis terrestres. « Où est-elle, se dit-il avec douleur, où est-elle cette paix délicieuse qui naguère encore remplissait mon âme ? Que sont-ils devenus ces jours bénis où peines et épreuves étaient pour moi moins que rien ? Je disais constamment en mon cœur : J'accepte, ô Père, par avance, Le lot que tu m'assigneras; En toi, j'ai mis ma confiance ; Fais de moi ce que tu voudras. Je sentais que sans murmures j'aurais pu faire au Seigneur le sacrifice de toutes choses, et que s'il m'eût enlevé ce que j'aimais le plus au monde, j'aurais dit avec Job : L'Éternel l'avait donné, l'Éternel l'a ôté ; que le nom de l'Éternel soit béni. L'avenir ne m'inspirait aucune inquiétude. Comme un enfant dans les bras de sa mère, je reposais tranquille sur le sein de mon Dieu. L'Eternel pourvoira, me disais-je. Je me déchargeais sur lui de tout ce qui me concernait ; j'allais chaque jour à mon travail, sans m'inquiéter du lendemain. J'étais semblable au passereau qui se réveille à l'aurore, ne sachant d'où lui viendra sa nourriture, mais qui n'en gazouille pas moins son hymne matinal à Celui qui nourrit les oiseaux de l'air. Sans crainte, je remettais entre les mains du Seigneur mes intérêts les plus chers: ma femme, mes enfants, ma vie même. Chaque matin, je priais ainsi : Seigneur, je ne crois point avoir de volonté propre ; toutefois, si j'en avais, je te dirais encore : Non point ce que je veux, mais ce que tu veux ! Ta volonté sera la mienne ; ton désir sera mon désir. - Mais, ô regret, ô douleur ! qui me fera être comme j'étais autrefois ? Qui me rendra ma confiance en Dieu, ma douce quiétude, ma sérénité d'esprit ? Maintenant, un rien me chagrine ; mes affaires temporelles, me troublent. La perte la plus minime suffit pour m'attrister, tandis qu'autrefois j'aurais supporté sans me plaindre, et même en bénissant Dieu, une perte a vingt fois plus considérable. Si le moindre nuage vient assombrir mon horizon, mon âme en est comme écrasée. Pareil à un enfant impatient et volontaire, je voudrais que tout marchât au gré de mes désirs. Je ne puis plus dire avec sincérité que je remets toutes choses à mon Père céleste : il y a un certain interdit que je me réserve. Enlacée autour de mon coeur, croît la plante vénéneuse appelée l'amour du moi; ses racines ont pénétré jusques aux muscles et aux nerfs de mon âme. Il y a quelque chose que je chéris plus que Dieu, quelque chose dont je refuserais de lui faire le sacrifice s'il me le demandait. Autrefois, quelque lourde qu'eût pu être ma croix, je n'aurais pas, comme aujourd'hui, plié sous le faix, car le Seigneur l'eût portée avec moi. Oh ! comment ai-je pu oublier la céleste science de se décharger de ses soucis sur l'Eternel; de déposer tout fardeau sur le rocher inébranlable des siècles ? Oh ! si je savais comme jadis répandre devant mon Dieu mes peines et mes tristesses ! Oh ! douce confiance en mon Sauveur qui me rendait si heureux, que ne donnerais-je pas pour te posséder encore ! Tel autre chrétien déplore peut-être la tiédeur, qu'il apporte dans la maison de Dieu et le peu de jouissance que lui procurent les moyens d'édification. Ecoutez les plaintes qui s'exhalent de son coeur à ce sujet. « Autrefois, s'écrie-t-il, quand je montais dans la maison de Dieu, combien mon âme était joyeuse ! J'écoutais avec avidité le message du salut ; quand le serviteur de Christ parlait, je craignais de perdre une seule de ses paroles ; il me semblait qu'un ange s'adressait à moi du haut du ciel. Que de fois, en entendant parler de l'amour du Sauveur, des larmes brûlantes n'ont-elles pas sillonné mes joues ! Que de fois mes yeux n'ont-ils pas étincelé d'ardeur lorsqu'une parole de foi et d'espérance faisait vibrer mon âme tout entière ! Et les sabbats de mon Dieu, avec quel transport je saluais leur retour ! Jour du Seigneur, J'ouvre mon coeur A ta douce lumière ! m'écriais-je au matin du saint jour. Puis, lorsque de saints cantiques faisaient retentir les parvis du Seigneur, quelle voix était plus joyeuse que la mienne ? Le coeur content, l'âme restaurée, je quittais le sanctuaire pour aller raconter à mes amis, à mes voisins les glorieuses vérités que je venais d'entendre. Et dans la semaine également, combien j'aimais à m'occuper des choses de Dieu ! Pas une assemblée d'édification qui ne me trouvât à ma place. Je priais véritablement en esprit toutes les prières qui étaient prononcées ; j'écoutais avec bonheur tous les discours, pourvu qu'ils fussent selon l'Evangile ; et mon âme, assise pour ainsi dire à un banquet somptueux, était rassasiée. comme de moelle et de graisse. Si je lisais l'Ecriture, elle me semblait toujours brillante de clarté ; on eût dit qu'un rayon de la gloire divine illuminait pour moi ses pages sacrées. Si je ployais le genou devant Dieu, mon âme se répandait aussitôt en ardentes supplications ; je prenais plaisir à ce saint exercice, et les heures que je passais à genoux étaient les plus douces de mes journées : j'aimais mon Dieu et mon Dieu m'aimait. - Mais, hélas ! ce saint zèle, cette ferveur d'esprit, je ne les possède plus. Je vais toujours à la maison de Dieu; j'y entends la même voix; le même serviteur de Christ, que j'aime si cordialement, m'adresse encore les plus touchants appels ; mais je n'ai plus de larmes à verser ; mon cœur s'est endurci ; les douces émotions que je goûtais naguère deviennent de plus en plus rares. Je me rends au culte divin, à peu près comme un écolier se rend à son école : j'y vais sans plaisir, sans amour, parce qu'il faut y aller, et j'en sors l'âme aussi sèche qu'en entrant. Lorsque je cherche à m'entretenir en secret avec mon Père céleste, il semble en vérité que les roues de mon char aient été enlevées, tant il se meut pesamment ; et lorsque j'essaie de chanter les louanges de Dieu, je me trouve sans élan et sans ferveur. Oh ! qui me ferait être comme j'étais autrefois, comme j'étais en ces jours où Dieu faisait luire sa lampe sur ma tête ? » Je dois le dire, mes chers amis, je ne pense pas qu'il y en ait beaucoup parmi vous qui puissent s'associer pleinement à un tel langage. En général, je le sais, vous aimez à venir dans la maison de Dieu ; et, pour ma part, je rends grâces à mon Maître de ce qu'il me permet de prêcher l'Evangile à des auditeurs; qui paraissent le goûter et le sentir, à des chrétiens dont les yeux ne restent pas toujours secs en l'entendant annoncer, et dont le coeur sait parfois bouillonner d'un saint enthousiasme. Mais sans être parvenus au triste état que je viens de décrire, vous pouvez cependant en connaître quelque chose ; peut-être la Parole ne vous semble-t-elle plus aussi douce, aussi savoureuse qu'autrefois ; et alors, j'en suis assuré, les plaintes que je viens d'exprimer éveillent quelque écho dans votre coeur. Mais passons à un quatrième cas. Il est des chrétiens qui se lamentent amèrement parce que leur conscience n'est plus aussi délicate que par le passé. Ils disent avec tristesse : « Dans les premiers temps qui suivirent notre conversion, c'est à peine si nous osions faire un pas, tant nous craignions de nous fourvoyer. Nous éprouvions avec soin toutes choses ; nous évitions jusqu'à l'apparence du mal. Dès que nous apercevions sur notre route la moindre trace du Serpent ancien, nous nous détournions avec épouvante. Le monde se moquait de nous ; il nous appelait des puritains. Nous étions constamment sur nos gardes ; nous avions peur d'ouvrir la bouche, et nos scrupules allaient si loin que nous condamnions certaines choses qui, en réalité, étaient innocentes. Notre conscience ressemblait à la sensitive: si la main du péché s'en approchait, aussitôt elle se reployait sur elle même. Notre âme était comme couverte de meurtrissures, en sorte que le plus léger attouchement lui arrachait des cris. Offenser Dieu, nous paraissait être le malheur suprême ; si quelqu'un prononçait une imprécation en notre présence, nous tremblions d'effroi si nous voyions un homme violer le sabbat, nous étions éperdus. La moindre tentation nous indignait ; il nous semblait entendre la voix du démon lui-même, et pleins d'une sainte colère, nous nous écriions : Arrière, de moi, Satan ! » Le péché, sous toutes ses formes, nous faisait horreur : nous le fuyions comme un serpent ; nous le craignions comme du poison... Mais où est-elle maintenant cette conscience si sensible et si tendre ? Qu'est devenue sa délicatesse d'autrefois ? Nous n'avons pas, il est vrai, abandonne les sentiers du Seigneur ni oublié sa loi ; nous n'avons point extérieurement déshonoré notre sainte profession, et Dieu seul connaît nos iniquités; toutefois, nous l'avouons avec confusion, notre conscience n'est plus ce qu'elle a été. Hier encore elle tonnait contre le péché ; aujourd'hui elle garde le silence. O conscience, conscience ! nous t'avons abreuvée de soporifiques, et maintenant tu dors, tandis que tu devrais nous avertir. Sentinelle du Seigneur, ta voix pénétrante savait naguère se faire entendre jusqu'au plus profond de notre être ; mais maintenant tu es assoupie, et nous succombons à la tentation. Jusqu'à présent, nous n'avons péché que dans de petites choses mais de même que le balancement d'un brin d'herbe indique de quel côté souffle le vent, de même ces petites infidélités ne prouvent que trop dans quelle funeste voie notre âme est engagée. Oh ! qui nous délivrera de cette conscience si épaisse, si dure, si calleuse, de cette conscience que les flèches de la loi ne peuvent plus transpercer ? Oh ! qui nous fera être comme nous étions autrefois ? » Enfin, mes bien-aimés, il est peut-être quelques-uns, d'entre nous qui gémissent, et non sans raison, parce qu'ils n'ont pas autant de zèle pour la gloire de Dieu et pour le salut des âmes qu'ils en avaient jadis. Il y a quelque temps, si nous voyions une âme cheminer vers la perdition, nos yeux se remplissaient de larmes. Si nous voyions un de nos semblables prêt à commettre un péché, nous nous élancions vers lui, le suppliant de renoncer à son coupable dessein. Jamais nous ne sortions sans donner à l'un quelque traité religieux, à l'autre quelques bons avis ; il nous semblait que nous devions toujours parler du Seigneur Jésus. Si une occasion de faire du bien se présentait, nous étions toujours les premiers à la saisir. Notre voeu le plus cher était de sauver quelques âmes, et si profond, si ardent était notre amour pour les pécheurs que volontiers nous eussions consenti à être moqués, hués, abreuvés d'outrages, persécutés par le monde entier, exposés même à la mort cause de Christ, si à ce prix nous eussions pu arracher un seul de nos frères à la perdition éternelle. Notre âme brûlait d'un désir intense d'amener des âmes à Christ, et nous estimions que c'était là le seul but en vue duquel il valait la peine de vivre. - Mais, hélas ! quel souffle glacial est venu flétrir ce généreux élan ? Aujourd'hui, les âmes peuvent être damnées, et nous ne pleurons point ; les pécheurs peuvent être précipités dans l'étang ardent de feu et de soufre, et nous demeurons impassibles ; des milliers de créatures immortelles peuvent être moissonnées chaque jour et tomber dans l'abîme du tourment, et cela ne nous touche point ! Nous exhortons bien encore notre prochain à fuir la colère à venir, mais nos yeux restent secs ; nous prions pour lui, mais sans que nos coeurs prennent part à nos prières ; nous lui parlons de son danger, mais sans avoir l'air de prendre ce danger au sérieux. Nous passons à côté des repaires du vice et de l'infamie : sans doute nous voudrions que ceux qui y habitent fussent meilleurs, mais c'est là tout. On dirait que la compassion même est éteinte dans nos coeurs. Il fut un temps où l'enfer était pour nous une réalité si vivante, qu'il nous semblait sans cesse entendre les hurlements et les lamentations des réprouvés, en sorte que le cri constant de notre âme était celui-ci : « O Dieu ; aide-moi à sauver mon prochain ! » Mais maintenant nous prenons les choses plus froidement : nous avons peu d'amour pour les hommes, peu de zèle pour la gloire de Dieu, peu d'énergie pour son service..... Oh ! mes bien-aimés, si tel est votre état spirituel ; si, comme votre indigne pasteur, vous pouvez vous associer dans une certaine mesure à ces tristes aveux, assurément, du fond de votre coeur humilié s'élève en cet instant même cette plainte amère : Qui nous fera être comme nous étions autrefois ? II Mais nous nous sommes assez longtemps arrêtés à la maladie spirituelle si bien décrite par les paroles de notre texte ; recherchons-en maintenant LA CAUSE ET LE REMÈDE. Le plus souvent ce fâcheux état de choses est le résultat du relâchement dans la prière ; et quant au remède, il est facile de comprendre qu'il est l'inverse de la cause. - Voyons, mon frère, qui es toujours à te plaindre de l'alanguissement de ta piété, essayons de descendre à la racine du mal. Si tu n'es plus comme tu étais autrefois, ne serait-ce pas tout simplement parce que tu as négligé la prière ? Rien ne débilite l'âme comme le manque de prière. On l'a observé avec raison : « Un cabinet négligé est le berceau de toute sorte de mal. » On peut dire que le cabinet du chrétien est pour lui la source, soit de beaucoup de bien, soit de beaucoup de mal : de bien, s'il le fréquente assidûment ; de mal, s'il le néglige. Nul ne peut croître dans la grâce, s'il est paresseux à s'approcher de Dieu. Quelque avancé que soit un chrétien, s'il ne priait pas, il aurait bientôt cessé de vivre. L'enfant de Dieu a besoin d'être constamment substanté ; si bien nourri qu'il puisse être aujourd'hui, il ne saurait subsister demain, si ses provisions ne sont renouvelées : or, ce renouvellement incessant de grâces, c'est par la prière seule qu'il peut l'obtenir. Quand même une âme posséderait la force spirituelle de cinquante chrétiens d'élite, si elle cessait de prier, elle ne pourrait que périr. - Mon frère, examine-toi donc à cet égard ; et si en regardant en arrière, tu étais contraint à te dire : « Il fut un temps où mes prières étaient plus régulières, plus senties, plus nombreuses qu'aujourd'hui ; maintenant elles sont faibles, languissantes, sans sincérité et sans onction » ; - si, dis-je, ta conscience t'obligeait à faire cet aveu, oh ! mon bien-aimé, ne t'étonne plus du malaise de ton âme ; ne cherche pas ailleurs l'explication de ce marasme spirituel dont tu te sens atteint. Le relâchement dans la prière : voilà la cause du mal. - « Mais où en est le remède ? » diras-tu. Eh ! c'est tout simple, chère âme : prie davantage. Si peu de prières t'ont réduite à l'état d'abaissement dans lequel tu te trouves, beaucoup de prières te relèveront. C'est le manque de prière qui t'a appauvrie ; c'est l'abondance de prière qui t'enrichira. Où il n'y a point boeuf, la grange est vide, a dit Salomon (Pro 14: 41) ; et même que sans labourage l'homme n'aurait point de pain, de même sans la prière l'âme croyant serait affamée: Voulons-nous donc prospérer sous le rapport spirituel ? soyons plus persévérants dans la prière. Oh ! mes chers amis la pierre de la muraille ne pourrait-elle pas crier contre nous, et la paroi nous condamner (Hab 2:11) ? La poussière de notre cabinet ne s'élève-t-elle pas en témoignage devant Dieu, nous accusant de négligence dans nos dévotions particulières ? Voilà pourquoi nous ne sommes plus tels que nous étions autrefois. Ce qu'est pour une machine à vapeur le feu qui entretient son mouvement, la prière alimentée par le Saint-Esprit l'est pour le chrétien. La prière est le véhicule que Dieu a choisi pour faire part de ses grâces à ses enfants, et bien insensé est celui qui néglige. Mes frères, permettez-moi d'insister sur ce point, car il est de la plus haute importance. Si vous reconnaissez qu'en négligeant de vous approcher de Dieu vous placez votre âme dans la situation la plus périlleuse, votre devoir est tout tracé: vaquez à la prière avec plus de soin que jamais. Un commerçant gémit parce que son négoce n'est plus aussi florissant qu'autrefois ; or, il avait coutume d'envoyer au loin des navires qui lui revenaient chargés d'or ; mais depuis longtemps pas un seul n'a mis à la voile : a-t-il donc le droit de se plaindre de ce qu'il ne reçoit plus de précieux chargements. De même, lorsqu'un homme prie, il envoie vers le ciel un navire qui lui revient chargé des plus riches trésors, mais si, au lieu de cela, il laisse son navire amarré, dans le port, est-il étonnant qu'il s'appauvrisse de jour en jour ? Mais le fâcheux état spirituel qui nous occupe peut avoir d'autres causes. Si vous êtes réduits à vous écrier : Oh ! qui me ferait être comme j'étais autrefois ? peut-être est-ce moins votre faute que la faute de vos conducteurs spirituels. Oui, mes chers amis, il n'est pas impossible qu'une âme devienne très gravement malade, par suite de la mauvaise nourriture que lui donne son pasteur. Peut-on s'attendre, en effet, à ce qu'ils croissent dans la grâce ces chrétiens qui ne sont jamais arrosés par les ruisseaux qui réjouissent la cité de notre Dieu ? Comment pourraient-ils se fortifier dans le Seigneur Jésus, ceux qui ne sont pas nourris du lait spirituel et pur de la Parole ? Recherchez donc, avec le plus grand soin, les instructions d'un ministre fidèle. Je connais des chrétiens qui jamais ne sortent de leur lieu de culte sans se lamenter sur le peu d'édification qu'ils y trouvent ; et pourtant (étrange contradiction !) ils y retournent régulièrement dimanche après dimanche. En vérité, je ne sais comment qualifier une telle conduite, et bien loin d'exciter ma compassion ou ma sympathie, j'estime que ces chrétiens méritent qu'on aille à eux avec la verge. Lorsqu'il peut choisir, tout fidèle est tenu d'aller là où il trouve la nourriture qui correspond le mieux aux besoins de son âme. Sans doute, il ne doit pas changer de lieu de culte à la légère ; mais si une longue expérience l'a convaincu que la prédication qu'il entend habituellement ne lui tourne pas à profit, au lieu de perdre son temps en vaines doléances, il est de son devoir d'aller ailleurs. Souvent un pasteur infidèle affame, pour ainsi dire, son troupeau ; il réduit les brebis du Seigneur à l'état de squelettes ambulants, en sorte qu'on peut compter tous leurs os. C'est là, mes frères une seconde cause qui peut amener les âmes à s'écrier-: Oh ! qui nous ferait être comme nous étions autrefois Mais il y en a une troisième que j'ai hâte de vous signaler, car je crois qu'elle vous concerne plus que la précédente. Votre état de dépérissement spirituel peut provenir, non de la qualité de votre nourriture, mais de la quantité insuffisante que vous en prenez. Je m'explique. Voici un homme, un simple ouvrier, je suppose, qui autrefois se rendait régulièrement deux fois chaque dimanche à la maison de Dieu. Le lundi soir, quoique pressé de travail, il trouvait néanmoins le temps d'ôter à la hâte son tablier de cuir et de courir à la réunion de prière : peut-être y arrivait-il un peu tard, mais il y entendait toujours quelques bonnes paroles. Le jeudi soir encore, il s'efforçait de se rendre dans le sanctuaire pour écouter les exhortations d'un ministre de l'Evangile, et afin de regagner les heures passées à ces divers exercices religieux, il se couchait tard, se levait matin et travaillait avec une infatigable ardeur. Mais un jour, voilà que cet homme pense en lui-même : « Je suis surchargé d'ouvrage ; la vie que je mène est par trop fatigante ; je ne puis plus sortir aussi souvent ; d'ailleurs, les courses sont si longues ! » Alors il renonce d'abord à telle réunion, puis à telle autre, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'enfin s'apercevant que la vie de somme décline d'une manière sensible, il s'écrie tout éperdu : Oh ! qui me ferait être comme j'étais autrefois ? Eh ! ne devais-tu pas t'attendre à ce qui t'arrive, mon frère ? tu prends moins d'aliments que par le passé : n'est-il pas tout simple que tu t'affaiblisses ? Comme le petit enfant, le chrétien a besoin de manger souvent et peu à la fois. Pour ma part, je n'hésite pas à le dire, je crois que lorsqu'une âme abandonne les services religieux de la semaine: - (si ce n'est pour cause d'empêchement absolu), - c'en est fait pour cette âme de la vie religieuse. « Tant que l'on n'adore Dieu que le dimanche, disait Whitefield, une piété pratique ne saurait exister. » Les services de la semaine sont souvent les meilleurs. Si dans les jours de sabbat Dieu abreuve ses enfants à des ruisseaux de lait, on peut dire que souvent il semble réserver la crème pour les autres jours. Lors donc qu'un chrétien se tient volontairement éloigné des moyens de grâce les plus propres à fortifier son âme, n'est-ce pas à lui-même qu'il doit s'en prendre s'il est réduit à s'écrier : Oh ! qui me ferait être comme j'étais autrefois ? - Je ne vous blâme pas, mes bien-aimés, je désire seulement réveiller par mes avertissements les sentiments purs que vous avez (2Pi 3:2). Je vous parle en toute simplicité comme en toute franchise, et j'ai toujours l'intention d'en agir ainsi. Oh ! chrétiens, soyez fidèles à votre drapeau ! Ne le perdez pas un seul instant de vue, et vous remporterez la victoire. Mais si le plus léger indice de défection se manifeste dans vos rangs, n'est-il pas du devoir de votre pasteur de vous avertir, de peur que vous ne veniez à déchoir de vôtre fermeté ? L'idolâtrie : telle est une autre cause très ordinaire du déclin de la piété. Il est des chrétiens qui se laissent aller insensiblement à retirer leur coeur à Dieu pour le donner à quelque objet terrestre, et qui s'affectionnent aux choses qui sont d'ici-bas plus qu'à celles qui sont d'en haut. Ah ! mes amis, il est difficile d'aimer le monde et d'aimer Christ ; je dis plus : c'est impossible. Mais d'un autre côté, il est difficile, j'en conviens, de ne pas aimer la créature , il est difficile de ne pas s'attacher à la terre ; j'allais presque dire : c'est impossible. Et par le fait, c'est impossible pour l'homme laissé à ses propres forces ; Dieu seul peut nous apprendre à préférer l'invisible au visible, le spirituel au matériel ; Dieu seul peut nous rendre capables de lui donner nos coeurs sans réserve et sans partage. Mais notez bien ceci, mes frères : toutes les fois que cédant à notre penchant à l'idolâtrie nous nous ferons un veau d'or et nous nous prosternerons devant lui, tôt ou tard ce veau d'or sera réduit en poudre et mêlé, pour ainsi dire, à l'eau que mous boirons, en sorte que nous pourrons dire avec le Psalmiste : Tu m'as abreuvé d'absinthe. Jamais chrétien ne s'est façonné une idole sans qu'elle ne se soit écroulée sur lui et ne l'ait grièvement blessé dans sa chute ; jamais l'âme n'a essayé d'étancher sa soif aux citernes crevassées du monde sans qu'elle n'ait trouvé, au lieu des ondes pures qu'elle cherchait, des reptiles immondes, et des eaux croupissantes. Le Seigneur veut que ses enfants vivent de lui, et de lui seul : que s'ils cherchent ailleurs leur vie, il prend soin de leur faire boire des eaux de Mara, de verser de l'amertume dans leur âme, afin de les ramener vers le Rocher d'où jaillissent les seules eaux vivifiantes. Oh ! mes bien-aimés, prenons donc garde que nos coeurs soient tout à Christ, entièrement à Christ, uniquement à Christ. S'il en est ainsi, nous jouirons certainement d'une paix constante, et notre âme ne sera pas contrainte à s'écrier : Qui me ferait être comme j'étais autrefois ? Il semble presque superflu de vous indiquer, d'autres causes qui peuvent déterminer la maladie spirituelle dont nous parlons ; toutefois, nous vous en signalerons une dernière, qui est peut-être la plus commune de toutes. Souvent notre piété n'est plus ce qu'elle a été, parce que nous avons nourri au-dedans de nous des sentiments d'orgueil et de propre justice. Ah ! mes amis, sachez-le : aussi longtemps que vous serez sur la terre, vous ne parviendrez point à vous débarrasser complètement de ce vieux levain de propre justice. Le démon nous est représenté par l'Ecriture sous l'emblème d'un serpent, parce qu'un serpent se glisse partout, jusque dans le moindre interstice. De même, la propre justice peut être comparée à un serpent, car elle s'insinue jusque dans les moindres de nos actions. - Si vous vous efforcez de servir Dieu « Excellent chrétien ! vous dit le diable ; comme tu sers Dieu fidèlement ! tu dépenses ta vie à prêcher l'Evangile ; tu es un noble coeur. » - Si, dans une réunion de prières, le Seigneur ;vous donne de répandre votre âme devant lui avec liberté et avec quelque ferveur, aussitôt Satan vous caresse avec complaisance: : « Comme tu as bien prié ! s'écrie-t-il ; certainement les frères t'aimeront ; tes progrès dans la grâce sont vraiment remarquables, ! » - Si une tentation se présente et que vous soyez rendu capable d'y résister : « Ah ! s'écrie-t-il encore, tu es un vaillant soldat de la croix ! Regarde l'ennemi que tu as terrassé ; une brillante couronne t'attend au bout de la carrière ; tu te comportes en véritable héros. » - Vous vous confiez implicitement au Seigneur, vous acceptez toutes ses promesses ; Satan murmure alors à votre oreille : « Combien ta foi est ferme ! rien ne peut l'ébranler ; quelle différence entre toi et tel ou tel de tes frères ! Sa foi n'est pas la moitié aussi forte que la tienne. » Sur quoi vous allez, tout gonflé d'importance, tancer vertement votre frère qui est faible ; vous lui reprochez de n'être pas de votre taille ; et pendant ce temps, le démon continue ses perfides insinuations, ne se lassant pas d'admirer votre force, votre fidélité, votre confiance en Dieu, et vous affirmant que vous n'avez point la moindre parcelle de justice propre. Votre pasteur s'adresse aux Pharisiens de son troupeau ; mais qu'avez-vous de commun avec les Pharisiens ? Vous vous croyez complètement inaccessible à l'orgueil, tandis qu'en réalité il n'est pas d'être qui soit plus orgueilleux que vous. Ah ! mes bien-aimés ! c'est justement lorsque nous nous estimons humbles, que nous sommes enflés d'orgueil, et lorsque nous gémissons le plus sur notre orgueil, c'est alors que nous sommes le plus humbles. En général, notre appréciation de nous-mêmes est le contre-pied de la vérité. Quand le chrétien se croit le plus mauvais, il est souvent le meilleur, et quand il se croit le meilleur, il est souvent le plus mauvais. Si donc vous reconnaissez avec douleur que vous n'êtes plus tels que vous étiez autrefois, examinez si des sentiments de propre justice ne se sont point glissés dans votre âme. Peut-être le flambeau de votre vie spirituelle est-il obscurci par l'orgueil : débarrassez-le donc de cet orgueil, et il brillera comme auparavant. Tu volais trop haut, mon frère ; c'est pourquoi il convient que tu sois humilié pour un temps, afin que comme un pécheur coupable et perdu tu ailles de nouveau t'abattre aux pieds de ton Sauveur. Alors, n'en doute pas, tu n'auras plus à t'écrier : Oh ! qui me ferait être comme, j'étais autrefois ? III Et maintenant, je termine par QUELQUES MOTS D'EXHORTATION. En premier lieu, mes chers amis, je me sens pressé de vous exhorter à prendre, courage. L'un de vous se dit peut-être en ce moment même : « Oh ! c'en est fait ; jamais je ne recouvrerai le bonheur que j'ai perdu ; le Seigneur m'a caché la clarté de sa face. J'ai contristé son Esprit, et il s'est éloigné ; je me suis joué de ses avertissements, et il m'a abandonné ; j'ai délaissé les sentiers de la justice, et maintenant je suis comme emprisonné dans une cage de fer dont il m'est impossible de sortir. » Il est vrai, pauvre âme, tu ne saurais par toi-même recouvrer la liberté ; tes faibles forces ne parviendront jamais à briser ou à limer les barreaux derrière lesquels tu languis. Toutefois, je le répète, prends courage. D'autres sont sortis avant toi de la sombre prison du découragement et du désespoir. Sais-tu ce que tu dois faire, mon bien-aimé ? Crie à ton bon Maître demande-lui de venir te délivrer ; et quand même il semblerait pendant longtemps fermer l'oreille à tes cris de détresse, il t'entendra à la fin, n'en doute pas; en sorte qu'avec Jonas tu pourras bientôt entonner ce chant de délivrance : J'ai crié à l'Éternel à cause de ma détresse, et il m'a exaucé ; je me suis écrié du ventre du sépulcre, et tu m'as entendu ! (Jonas 2:3) Reviens, reviens, ô pécheur égaré ! Entends la voix du Seigneur qui t'appelle ; Vers lui déjà n'es-tu pas attiré Par les cordeaux de son amour fidèle ? En second lieu, mes amis, je désire vous exhorter à faire tous vos efforts pour progresser continuellement dans la vie spirituelle. O chrétiens, mes frères et mes soeurs en Jésus-Christ ! combien en est-il parmi vous dont toute l'ambition consiste à se soustraire à la colère à venir ! Combien en est-il qui disent : « Pourvu que je sois sauvé, peu m'importe que ce soit comme, au travers du feu ; pourvu que l'entrée du ciel ne me soit pas refusée, peu m'importe si je suis à la dernière place ! » Et ceux qui parlent ainsi se conduisent en conséquence, c'est-à-dire qu'ils sont aussi peu chrétiens que possible. De la piété, ils en veulent bien ; mais avec modération. Or, qu'est-ce que la modération en matière de piété ? C'est un mensonge, c'est une dérision, et rien de plus ! Une femme demande-t-elle à son mari de l'aimer avec modération ? Un père se contente-t-il que son fils soit modérément obéissant ? Une probité modérée vous satisferait-elle chez vos serviteurs ? Evidemment non. Que parlez-vous donc d'une piété modérée? Etre modérément religieux, ce n'est autre chose qu'être irréligieux. Posséder une religion qui ne pénètre pas jusqu'au fond du coeur et qui n'exerce point d'influence sur la vie, c'est, par le fait, n'avoir aucune religion. Ah! mes chers auditeurs, vous le dirai-je ? je tremble souvent à la pensée que parmi vous il en est un grand nombre qui n'ont que l'apparence de la piété. Malheur à vous, sépulcres blanchis, qui vous contentez de paraître beaux au dehors sans considérer qu'au dedans vous n'êtes que souillure et corruption ! Malheur à vous, Pharisiens formalistes, qui nettoyez le dehors de la coupe et du plat et qui vous persuadez avoir assez fait, parce que ni l'Eglise ni le monde ne peuvent élever contre vous aucune accusation grave ! Prenez garde ! prenez garde ! le jour viendra où le Juge suprême examinera l'intérieur du plat et de la coupe, et s'il les trouve pleins d'injustice et de méchanceté, il les mettra en pièces et en jettera les débris dans l'abîme du tourment. Pauvres formalistes ! votre prétendue piété ressemble aux ailes de cire d'un personnage de la fable : elle peut fort bien vous suffire pour voler ici-bas, mais lorsqu'il vous faudra prendre votre essor vers les régions supérieures, le puissant, soleil de Jésus la fondra en un instant, et vous tomberez pour jamais dans le gouffre de la perdition ! Oh ! soi-disant chrétiens, si habilement dorés, ornés et vernissés, que ferez-vous lorsque au dernier jour vous serez reconnus pour être du vil métal ? Quand la paille, le foin et le chaume auront été consumés, que deviendrez-vous, je vous le demande, si votre christianisme est de mauvais aloi, s'il n'a pas été frappé au coin du Très-Haut ? Comment pourrez-vous passer par le creuset au grand et illustre jour du Seigneur, si vous n'êtes pas de l'or fin ?..... Mais, j'en ai la confiance, il est des âmes dans cet auditoire qui n'ont rien à craindre de cette solennelle épreuve ; elles sont nées de Dieu, par conséquent le feu ne saurait les consumer. Toutefois, mes bien-aimés - (et ici je ne parle qu'aux véritables croyants), - jugez vous-mêmes si je suis injuste à l'égard des chrétiens de nos jours, en disant qu'en général nous nous contentons trop aisément de savoir que nous sommes enfants de Dieu, et que nous n'aspirons point assez à croître en stature et en force. Nous ressemblons à des nains, à de pauvres enfants rachitiques et souffreteux. Au lieu de marcher courageusement en avant, nous sommes toujours à gémir et à répéter sur tous les tons : Qui nous ferait être comme nous étions autrefois ? C'est là un symptôme de rachitisme. Si nous voulons faire de grandes choses dans le monde, nous ne devons pas souvent pousser ce cri. Il faut bien plutôt que nous soyons toujours prêts à chanter: Ma langue, égaie-toi ; réjouis-toi, mon coeur ; Entonne un chant d'amour, Jésus est ton Sauveur et que, pleins de joie, nous puissions dire avec saint Paul : Je sais en qui j'ai cru. Chrétiens, voulez-vous être utiles ? voulez-vous honorer votre Maître ? Désirez-vous obtenir dans le ciel une brillante couronne, afin d'en faire hommage à votre Sauveur ? S'il en est ainsi (et peut-il ne pas en être ainsi ?) veillez avec le plus grand soin à la santé de votre âme ; ne la laissez pas végéter et languir. Que l'homme intérieur qui est en vous n'ait pas simplement le souffle de la vie, mais qu'il se développe de jour en jour et devienne semblable à un arbre planté prés des eaux courantes, qui porte son fruit en sa saison et dont le feuillage ne se flétrit point. Quoi ! mes bien-aimés, vous vous contenteriez d'une couronne sans ornement quand vous savez que si vous amenez des âmes à Christ vous luirez comme des étoiles dans la splendeur de l'étendue (Daniel 12:3) ? Vous voudriez vous asseoir au banquet des noces, revêtu, il est vrai, de la robe de Christ, mais sans que Dieu vous ait donné un seul joyau comme récompense de vos services ici-bas ? Ah ! non, j'en suis certain. Vous désirez, au contraire, n'est-il pas vrai ? que l'entrée du royaume éternel vous soit abondamment, accordée ; vous voulez jouir de la plénitude des grâces du Seigneur. A l'oeuvre donc, mes bien-aimés ; à l'œuvre avec ardeur et courage ! A celui qui aura fait valoir cinq talents, cinq villes seront données; et que personne ne se contente de posséder un seul talent, mais qu'il le place à intérêt ; car on donnera à quiconque a déjà, et il aura encore davantage ; mais pour celui qui n'a pas, on lui ôtera même ce qu'il a. Mais; je le sais, pour beaucoup de ceux qui m'écoutent en ce moment, ce que je viens de dire est dépourvu de tout intérêt. Peut-être pensent-ils eux aussi : « Qui nous ferait être comme. nous étions autrefois ? » mais dans leur bouche cette plainte a un sens tout autre que dans la bouche du chrétien. « Hélas ! dit le pécheur avec amertume, que ne suis-je encore ce que j'étais il y a quelques années ! car alors j'étais plein d'entrain et d'insouciance ; je menais joyeuse vie. Nul mieux que moi ne savait vider la coupe des festins ; nul ne se laissait emporter plus gaiement par le tourbillon des plaisirs et de la folie. Mais ce que je faisais alors; je ne puis plus le faire. J'ai usé ma santé, j'ai dépensé mon énergie, j'ai perdu ma fortune. Je suis malade de corps et faible d'esprit. Qui me ferait être comme j'étais autrefois ? » Ah ! pauvre pécheur, tu as lieu, en effet, de regretter le passé ; mais attends seulement quelques mois, et le présent, qui maintenant te semble si sombre, sera à son tour l'objet de tes amers regrets. Et plus tu avanceras dans la vie, sache-le, plus tu souhaiteras de retourner en arrière ; car le chemin de l'enfer descend, - descend, - descend toujours, - et le malheureux engagé sur cette pente, fatale se consume continuellement en impuissants désirs de revenir sur ses pas. Oh ! oui, tu auras encore à t'écrier : « Qui me ferait être comme j'étais autrefois ? » Tu penseras aux jours heureux où la prière de ta mère te bénissait, où la voix de ton père t'avertissait, où tu allais prendre place sur les bancs d'une école du dimanche, où, assis sur les genoux de ta mère, tu l'écoutais te parlant du Sauveur. Et ces réminiscences d'un heureux passé seront d'autant plus poignantes que ce passé sera plus éloigné de toi. – Ah ! mes chers auditeurs, il y en a beaucoup parmi vous qui ont bien besoin de rebrousser chemin. Pensez au nombre de vos égarements ; voyez jusqu'où vous êtes tombés..... Mais qu'ai-je dit ? Non, pécheur, tu n'as que faire de rebrousser chemin ! Au lieu de regarder aux choses qui sont derrière toi, regarde à celles qui sont devant; et au lieu de t'écrier : Qui me ferait être comme j'étais autrefois ? dis en sincérité de coeur : « Que ne suis-je un nouvel homme en Jésus-Christ » Il ne te servirait de rien, crois-le, de recommencer la vie tel que tu es : tu serais bientôt aussi mauvais que tu l'es en ce moment. Mais si Dieu daignait faire de toi un homme nouveau, oh ! alors; pauvre mortel, qui que tu sois, quelque bas que tu sois tombé, tu vivrais véritablement en nouveauté de vie. Un chrétien est tout aussi réellement un nouvel homme que s'il n'avait pas vécu avant sa conversion. La vieille créature est détrônée ; il est une nouvelle créature, née de nouveau et entrant dans une nouvelle existence. Pauvre âme ! Dieu peut accomplir en toi cette merveilleuse transformation. Dieu le Saint-Esprit peut faire de toi un nouvel édifice, et cela sans employer une seule des pierres qui entraient dans la structure de l'ancien. Il peut te donner un nouveau coeur, un nouvel esprit, de nouveaux plaisirs, un nouveau bonheur, de nouvelles perspectives, et enfin un ciel nouveau. « Ah ! me dis-tu peut-être; je sens que j'ai besoin de toutes ces choses, mais est-il bien vrai que je puisse les obtenir ? » Juge toi-même, mon frère, si tu le peux, par cette simple déclaration de l'Evangile : C'est une chose certaine et digne d'être reçue avec une entière confiance que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. Il n'est pas dit, remarque-le, que ce soit là une chose digne seulement de quelque confiance, mais d'une entière confiance, de toute la confiance dont tu es capable. Si donc tu dis en cet instant même : « Jésus est venu pour sauver les pécheurs; je le crois, je le sais ». tu n'as rien à craindre ; le salut est à toi. - Mais Jésus voudra-t-il bien me recevoir; moi, si vil et si indigne ? » demandes-tu peut-être. Je te répondrai par une parole de mon Sauveur lui-même : Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi. - « Mais je n'ose aller à lui ! » objectes-tu encore. Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, est-il écrit. As-tu soif ? soupires-tu après le pardon ? sens-tu le besoin que tu as d'un Sauveur ? as-tu soif, te dis-je ? S'il en est ainsi, ô mon frère, voici ce que te dit Dieu. le Saint-Esprit : Que celui qui voudras de l'eau vive en prenne gratuitement ! Ecoutez tous une bonne nouvelle ! C'est pour sauver que Jésus-Christ est mort ; Qui croit au Fils a la vie éternelle ; Notre salut est un don du Dieu fort ! Que Dieu vous accorde à tous la grâce d'accepter ce salut pour l'amour de son nom
Charles Spurgeon Sermon pris sur le site de Yves Petrakian http://www.123-bible.com/ Les sermons de Spurgeon sont disponibles aussi en modules de Bible On Line.

source:http://www.croixsens.net/meditations/index.php
Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 12:28
By Henri Viaud-Murat

Article de Henri Viaud-Murat. 


Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 


La crainte n’est qu’une foi à l’envers ! Elle est le contraire symétrique de la foi. Cet article cherche à démonter le mécanisme de la crainte, pour vous aider à savoir qui vous devez craindre, et qui vous ne devez plus craindre !


La Bible ne nous demande pas d’être débarrassés de toute crainte, puisqu’elle nous demande de craindre Dieu ! Le mot “crainte” employé par la Bible pour désigner la “crainte de Dieu” est exactement le même que celui qui est utilisé pour toute autre forme de crainte. Si vous êtes donc craintifs, ne cherchez pas à être débarrassés de toute crainte, mais débarrassez-vous de toute crainte négative, et orientez exclusivement votre crainte vers la crainte positive de Dieu, sans jamais craindre qui que ce soit, ni quoi que ce soit d’autre ! Ce raisonnement peut nous sembler curieux ou paradoxal, mais il nous aide à comprendre une vérité profondément biblique. En somme, il existe une “bonne crainte” que nous devons cultiver, et une “mauvaise crainte” dont nous devons complètement nous débarrasser.


Le verbe “craindre” signifie “redouter de subir un dommage, une perte, ou des conséquences fâcheuses pour nous, notre bien-être ou notre vie.”

La “mauvaise crainte” permet à Satan de nous causer beaucoup de dommages, tandis que la “bonne crainte” nous permet de recevoir de Dieu beaucoup de bénédictions !

Nous savons que Dieu est Amour parfait, et qu’Il veut profondément bénir tous les hommes. Ce sont les hommes qui se détournent de Dieu, ou qui refusent de recevoir Ses bénédictions, par ignorance, incrédulité ou rébellion.

Mais nous savons aussi que Dieu est Juste, et que ceux qui veulent échapper à Son Amour n’échapperont pas à Son jugement. Dieu veut donc Se révéler non seulement comme Celui qui est seul capable de nous aimer d’un Amour inconditionnel, mais aussi comme Celui qui ne laissera jamais impuni le péché non confessé. Une vraie repentance doit comprendre à la fois notre réalisation de l’Amour infini de Dieu, mais aussi de notre compréhension que Dieu est un feu dévorant, et que c’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant. C’est cela, la vraie crainte de Dieu !

“La crainte de l’Eternel, c’est la haine du mal ; l’arrogance et l’orgueil, la voie du mal, et la bouche perverse, voilà ce que je hais” (Prov. 8 : 13).

Dieu hait le péché et le mal. Quand nous avons la crainte de l’Eternel, nous aussi nous avons la haine du péché et du mal. La véritable crainte de l’Eternel implique donc un changement de cœur préalable. Un pécheur pourrait craindre les conséquences terribles de son péché de la part de Dieu, mais pourrait toujours aimer le péché dans son cœur, parce qu’il n’aime pas Dieu, ni ce que Dieu aime. Il pourrait s’abstenir de pécher, dans une certaine limite, mais plus par crainte de l’enfer que par haine profonde du mal. C’est parce que nous aimons Dieu que nous Le craignons, et pas uniquement parce que nous craignons Ses jugements !

“La crainte de l’Eternel est une source de vie, pour détourner des pièges de la mort” (Prov. 14 : 27).

C’est le Malin qui place devant nous des pièges pour nous entraîner dans la mort. Le diable essaye de nous tenter par les aspects séduisants du péché. Mais nous savons que le salaire du péché, c’est toujours la mort. Celui qui se laisse séduire par le péché n’a aucune crainte de Dieu. Il est aveuglé quant à la nature réelle du grand Dieu de l’Univers, Saint, Juste et Terrible ! La crainte respectueuse de ce Dieu Véritable est une Source de Vie qui nous détourne des pièges de la mort !

“La crainte de l’Eternel mène à la vie, et l’on passe la nuit rassasié, sans être visité par le malheur” (Prov. 19 : 23).

C’est la même idée que précédemment. La crainte de Dieu est une Source de Vie qui nous conduit à la Vie, en nous donnant à boire l’eau de la Vie éternelle, l’eau de la Sainteté et de l’Amour pur de Dieu. Si l’on passe la nuit rassasié, sans être visité par le malheur, c’est que la crainte de Dieu nous délivre complètement de toute autre crainte ! La crainte de Dieu nous met à l’abri de Ses ailes, et nous ne craignons aucune mauvaise nouvelle.

“Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Eternel, c’est la richesse, la gloire et la vie” (Prov. 22 : 4).

La crainte de l’Eternel nous ouvre l’abondance du cœur de Dieu : richesse, gloire et honneur, pour ici et pour l’éternité !

Nous devons bien comprendre une vérité fondamentale : la crainte de Dieu est la même chose que la foi en Dieu ! La vraie crainte de Dieu nous pousse à recevoir avidement dans notre cœur tout ce qu’Il est de Lui, et tout ce qui vient de Lui, notamment Sa Parole. Nous accordons la plus grande attention à ne jamais laisser tomber à terre la moindre des Paroles du Seigneur, par amour pour Lui. Et si nous voulons garder Sa Parole, c’est, bien entendu, pour la mettre en pratique !

Avoir la foi, c’est agir conformément à la Parole de Dieu, parce que nous croyons à cette Parole.

C’est pour cette raison que la crainte de Dieu est toujours positive, et produit toujours des résultats positifs : foi, vie, justice, joie et paix, par le Saint-Esprit !

Tandis que tout ce qui n’est pas exclusivement crainte de Dieu est toujours négatif, et produit toujours des résultats négatifs : incrédulité, mort, péché, tristesse, dépression et inquiétude. Si nous éprouvons dans notre vie une crainte qui n’est pas seulement la crainte de Dieu, c’est que nous n’avons pas réellement la vraie crainte de Dieu ! Nous avons accepté de nous laisser envahir par la crainte de quelqu’un, ou de quelque chose, qui n’est pas Dieu ou qui ne vient pas de Dieu ! Tandis que quand nous craignons exclusivement Dieu, nous ne craignons plus rien ni personne, car nous savons que Dieu est alors avec nous, parce que nous Le craignons !

“Quand je suis dans la crainte, en toi je me confie. Je me glorifierai en Dieu, en sa parole ; je me confie en Dieu, je ne crains rien : que peuvent me faire des hommes ?” (Psaume 56 : 3-4).

Quand nous sommes dans la crainte, nous nous confions dans le Dieu que nous craignons, et nous sommes délivrés de toute crainte ! Car la vraie crainte de Dieu est fondée sur une connaissance intime de Dieu. Nous connaissons pleinement Sa justice, mais aussi Son amour infini, et Son infinie miséricorde. Comme David, nous préférons toujours tomber entre les mains de Dieu, que de tomber entre les mains des hommes ou de Satan ! Parce que nous savons qu’avec Dieu, nous serons toujours traités avec une parfaite justice et une parfaite miséricorde.

“L’Eternel est pour moi, je ne crains rien : que peuvent me faire des hommes ? L’Eternel est mon secours, et je me réjouis à la vue de mes ennemis. Mieux vaut chercher un refuge en l’Eternel que de se confier à l’homme ; mieux vaut chercher un refuge en l’Eternel que de se confier aux grands” (Psaume 118 : 6-9).

Voilà le cri du cœur d’un homme qui craint Dieu ! Il ne craint rien ni personne, hormis Dieu ! Si nous craignons encore quelque chose ou quelqu’un, c’est qu’il manque quelque chose à notre crainte de Dieu ! Nous ne Le craignons encore pas assez, au point de Lui faire entièrement confiance ! Car cette crainte de Dieu est fondée sur Son Amour. Nous pouvons craindre Ses jugements et Ses corrections, si nous nous laissons séduire par le péché, mais nous n’avons rien à craindre, quand nous marchons dans la foi et dans la justice de Dieu, c’est-à-dire quand nous sommes au bénéfice de Sa grâce. Nous craignons surtout d’attrister et de déplaire à un Dieu qui nous a tant aimé “qu’Il a donné Son Fils unique, afin que tous ceux qui croient en Lui ne périssent point, mais qu’ils aient la vie éternelle” (Jean 3 : 16) !


La stratégie du diable.

Le diable tient le monde entier par la crainte, mais ce n’est pas la crainte de Dieu ! Il s’agit de la crainte de la mort. Les hommes qui ne connaissent pas Dieu craignent la mort, malgré tout ce qu’ils peuvent dire, parce qu’après la mort, vient le jugement de Dieu. Toute crainte qui n’est pas la crainte de Dieu est, sous une forme ou une autre, la crainte de la mort.

“Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il (Jésus-Christ) y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude” (Hébreux 2 : 14-15).

Jésus est le Prince de la Vie. Satan est le prince de la mort. Il possède la puissance de la mort, à cause du péché. Et il retient les hommes dans la servitude, par la crainte de la mort. Or, la mort de Jésus donne la Vie. La mort de Jésus a le pouvoir de détruire la mort ! C’est dans Sa mort que Jésus a englouti la mort qui nous retenait captifs, et qu’Il a anéanti Satan. 

C’est ainsi que la crainte de Dieu nous conduit à la Vie, alors que la crainte de la mort nous rend esclave de Satan. Celui qui croit en Jésus est délivré de la mort, et ne mourra jamais, quand bien même il serait mort !

“Jésus lui dit (à Marthe) : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?” (Jean 11 : 25-26).

Nous trouvons donc toujours cette même loi : la crainte de Dieu est positive et conduit à la Vie, alors que la crainte de tout ce qui n’est pas Dieu est négative et conduit à la mort. 


Qu’est-ce que cette crainte négative ?

C’est la crainte de Dieu qui nous donne la foi en Sa Parole. Mais il nous faut bien réaliser que la crainte négative, qui est la crainte de tout ce qui n’est pas Dieu, n’est pas l’absence de foi. La crainte négative, c’est l’inverse de la foi. C’est utiliser notre foi pour croire aux mensonges de Satan. L’incrédulité, ce n’est donc pas l’absence de foi, mais c’est croire en un mensonge ! L’athée dira par exemple : “Je crois qu’il n’y a pas de Dieu ! Je suis certain qu’il n’y a pas de Dieu !” Il avoue par là qu’il croit, mais qu’il croit à un mensonge ! La définition biblique de la foi, c’est la ferme certitude des choses qu’on espère. L’athée est fermement convaincu qu’il n’y a pas de Dieu. Il ne fait que croire à un mensonge !

Tous les hommes ont la foi. Mais la crainte, la mauvaise crainte, la crainte négative, c’est employer la foi que tous les hommes ont, pour croire en un mensonge. Et ce mensonge nous rend esclaves de Satan, qui est le père du Mensonge et de tous les menteurs.

Tous les hommes ont besoin de croire en quelqu’un et en quelque chose. Même celui qui veut se suicider croit qu’en se suicidant il va régler ses problèmes. Le diable a réussi à lui faire croire un mensonge qui le mène à la mort ! 

Si vous mettez en relation les attributs de la foi avec ceux de la crainte, vous pourrez immédiatement constater les parallèles, et comprendre que la crainte, c’est la foi à l’envers ! La crainte, c’est croire en autre chose que la Parole de Dieu !

  • La foi est une puissance créatrice, car c’est par la foi que Dieu a tout créé. La crainte est une puissance destructrice, car c’est par la crainte que Satan détruit tout.
  • La foi est “la ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas” (Héb. 11 :1). La crainte est aussi la ferme assurance des choses qu’on espère, et une démonstration de celles qu’on ne voit pas. Mais il s’agit des choses négatives et des mensonges de Satan. Job a dit : “Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive ; ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint” (Job 3 : 25). Si nous craignons des choses qui sont contraires aux promesses de Dieu, ce sont ces choses qui vont s’accomplir dans notre vie, et non les promesses de Dieu ! Or, si nous craignons des choses qui sont contraires aux promesses de Dieu, c’est que nous avons choisi de ne pas croire à ces promesses, mais de croire à ce qui est contraire à la Parole de Dieu, c’est-à-dire de croire aux mensonges de Satan. En croyant aux mensonges de Satan, vous ne pouvez pas espérer avoir la vie et la bénédiction !

Nous pouvons comprendre ainsi de quelle manière Satan tient le monde par la crainte : il s’efforce de faire croire aux hommes toutes sortes de mensonges, sachant que ces mensonges les mènent à la mort. Au moment où les hommes commencent à croire à la Vérité de Dieu, cette Vérité les affranchit de la puissance de Satan, et les conduit à la Vie.

  • La foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la Parole de Christ (Rom. 10 : 17). La crainte vient aussi de ce que l’on entend, et ce que l’on entend alors vient de la parole de Satan, c’est-à-dire des mensonges de Satan. Fuyons le mensonge !
  • La foi appelle les choses qui ne sont pas comme si elles étaient (Rom. 4 : 17). La crainte appelle aussi les choses qui ne sont pas comme si elles étaient, mais il ne s’agit pas des mêmes choses que dans le cas de la foi ! La foi s’attache aux choses invisibles de Dieu, tandis que la crainte s’attache aux choses invisibles de Satan ! C’est la même puissance spirituelle qui est mise en œuvre, d’une manière positive pour la foi, et d’une manière négative pour la crainte. Si nous sommes fermement convaincus par un mensonge de Satan, cette fausse conviction va faire se réaliser ce mensonge dans notre vie. Tandis que si nous sommes fermement convaincus par la Vérité de Dieu, c’est cette Vérité qui va s’accomplir !
  • “Jésus prit la parole, et leur dit : Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir” (Marc 11 : 22-24). Ainsi, quand nous croyons à la Parole de Dieu, sans douter dans notre cœur, nos paroles seront en harmonie avec ce que nous croyons dans notre cœur, et nous verrons s’accomplir ce que nous croyons, et que nous proclamons de notre bouche. A l’inverse, la crainte consiste à croire en un mensonge de Satan, sans douter dans le cœur ! Nos paroles seront ensuite en harmonie avec ce que nous croyons dans le cœur, et nous verrons s’accomplir ce que nous craignons ! 

Il vaut donc mieux commencer à douter des mensonges de Satan, afin de ne pas les voir s’accomplir dans notre vie ! Pourquoi ne pas croire plutôt la Vérité de Dieu, sans douter dans notre cœur ?

  • La foi sans les œuvres est morte (Jacques 2 : 26). Quand nous croyons vraiment en la Parole de Dieu, nous ne pouvons que la mettre en pratique, et agir conformément à cette Parole que nous croyons. Sinon, notre foi est morte ! Il en est de même pour la crainte. La crainte est vivante en nous si nous agissons conformément à cette crainte. Quand nous avons une crainte fermement chevillée dans notre cœur, elle va toujours se manifester par une œuvre correspondante, par une action inspirée par cette crainte. Sinon, la crainte sans les œuvres est morte, tout comme la foi sans les œuvres est morte ! 

Cela peut contribuer à nous rassurer, en un certain sens ! Car si nous n’agissons pas, finalement, conformément à une crainte que nous pourrions avoir, cela signifie que nous doutons du mensonge que Satan veut nous transmettre. Il vaut mieux, nous le répétons, douter des mensonges de Satan que douter de la Vérité de Dieu ! 

Toute crainte qui n’est pas la crainte de Dieu n’est donc pas naturelle pour un enfant de Dieu, pour un Chrétien né de nouveau. Nous avons reçu un esprit régénéré qui est déjà libéré de toute crainte qui n’est pas la crainte de Dieu !

“Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse” (2 Tim. 1 : 7).

Le mot grec employé ici n’est pas “timidité,” mais “crainte, lâcheté, couardise.” L’esprit nouveau que Dieu nous a donné est absolument dépourvu de toute crainte négative ! Il ne connaît que la crainte de Dieu ! Dieu ne pouvait pas créer en nous un esprit nouveau où résiderait autre chose que la foi en Lui !

La crainte négative vient de Satan et de la chair. Nous devons donc savoir que la crainte de Dieu que nous ressentons en nous provient de notre esprit régénéré, tandis que la crainte de tout ce qui n’est pas Dieu provient de Satan et de la chair. Pour éliminer complètement cette crainte négative de notre vie, nous devons éliminer tout mensonge auquel nous pouvons encore croire. C’est l’œuvre de l’Esprit de Dieu et de la Parole du Seigneur. C’est l’œuvre de la Vérité de Dieu en nous : remplacer tous les mensonges dans lesquels nous avons vécu jusque-là, par la Vérité de Dieu et de Sa Parole ! L’enfant de Dieu est caractérisé par un amour ardent de la Vérité !

C’est aussi l’Amour de Dieu qui chasse en nous toute crainte négative.

“Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde : c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier” (1 Jean 4 : 14-19).

Quand nous connaissons l’Amour de Dieu pour nous, toute crainte négative est bannie. L’Amour de Dieu a été manifesté en Jésus, qui a donné Sa vie pour expier notre péché. Quand nous avons la révélation de cet amour, nous ne pouvons plus aimer le péché ! Celui qui aime encore le péché n’a pas la crainte de Dieu, mais il est toujours dans la crainte du jugement de Dieu, qu’il le reconnaisse ou non. Tandis que la révélation de l’Amour de Dieu nous permet de demeurer dans cet Amour, de marcher dans cet Amour, et de bannir ainsi toute crainte qui n’est pas de Dieu.

Voici ce que dit Zacharie, le père de Jean-Baptiste, dans sa prophétie :

“C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie” (Luc 1 : 72-75).

Quand nous avons reçu le pardon de nos péchés, et que nous sommes passés par une nouvelle naissance spirituelle, quand nous sommes devenus justice même de Dieu en Christ, par Sa grâce, nous savons que nous avons été délivrés de notre ennemi, Satan, et de tous nos ennemis, quels qu’ils soient, afin de pouvoir servir Dieu sans aucune crainte négative, en marchant devant Dieu dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie ! Nous n’avons plus aucune crainte, ni de Satan, ni des démons, ni des hommes ! Car nous savons que Dieu est avec nous et pour nous !

“Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous” (Rom. 8 : 15-18).

Parce que nous avons attaché notre foi à la Parole de Dieu, nous savons ce que Christ a fait pour nous, nous savons ce que nous sommes en Christ, nous savons quelle est notre position spirituelle en Christ, nous connaissons la beauté et la grandeur de notre héritage, nous savons quelle est la magnificence de la gloire à venir qui sera révélée pour nous, et nous ne craignons plus rien ! Gloire à Dieu !

Combien de fois Jésus a dit : “Ne crains pas, crois seulement !” Il voulait dire : “Ne crois pas à ces mensonges qui te font craindre ! Mais crois en Moi et en Ma Vérité qui te donne la foi, et tu verras la gloire de Dieu !” Qu’il en soit ainsi pour chacun de nous !

“Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume” (Luc 12 : 32).

Amen, Seigneur, nous croyons en Toi, et c’est Toi qui nous délivres de toute crainte !


source:http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/2009/02/05/craindre-ou-ne-pas-craindre/

Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 20:35

par Rédaction | mardi 15 août 2006



Après avoir présenté le bien fondé scripturaire de la vie chrétienne, il est important de préciser qu’aujourd’hui au sein du christianisme, il existe toute une multiplicité d’idées non bibliques relatives à la vie chrétienne. Ces fausses conceptions, pour la plupart constituent une menace à la Foi et sont susceptibles de créer des confusions. En voici quelques-unes:

"Si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi"

Le légalisme.

C’est le fait de voir dans la plus simple observance une œuvre méritoire. La vie chrétienne est composée de règles : faire ceci et ne pas faire cela. Si j’observe ces postulats je deviendrai meilleur et mûr spirituellement. En Col 2.16-23 Paul déclare: « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu'il s'abandonne à ses visions et qu'il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles, sans s'attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l'accroissement que Dieu donne. Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes: Ne prends pas! Ne goûte pas! Ne touche pas! Préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair. »

La perfection.

 Les hérétiques stipulent que : « C’est possible d’être parfait dans cette vie et de ne jamais plus commettre un acte mauvais ou avoir une attitude reprochable ». L’idée de perfection biblique correspond certes, à un état de plénitude ou de complétude dans lequel toute incapacité, défaillance ou défaut qui pourrait auparavant avoir existée est éliminé, mais la Bible n’associe jamais l’idée de perfection directement à la loi ni à l’absence de péchés. L’absence absolue de péché est un but que les chrétiens doivent chercher à atteindre (Mat 5.48, 2 Cor 7.1, Rom 6.19) mais qui reste de portée pour l’instant (Jc 3.2, 1 Jean 1.8-2.2). Le chrétien ne sera aucun doute sans péché dans la gloire mais il serait faux d’identifier l’idée de perfection biblique à l’absence de péché, puis d’ajouter parce que la Bible appelle certains hommes parfaits, l’absence de péché est une possibilité présente. La perfection présente que, selon l’Ecriture, certains chrétiens peuvent atteindre, n’est pas une question d’absence de péché mais de foi solide, de patience joyeuse et d’amour débordant.

Se reformer soi-même.

 Il faut que je devienne meilleur et que je fasse mieux en comptant sur mes propres forces pour grandir en maturité spirituelle. Une telle conception est anti-biblique lorsque nous entendons Paul s’écrier en Rom 7.14-20 : « Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. » Il n’y a que la grâce de Dieu manifestée en Jésus-Christ qui peut réformer et restaurer l’homme pécheur abîmé par le péché.


Laisser faire Dieu.


C’est l’idée selon laquelle la maturité spirituelle est entièrement l’affaire de Dieu, l’homme ne participe pas au processus. Dans la vie spirituelle, le croyant est partenaire avec Dieu pour la construction d’une relation durable. C’est ce qui porte Paul à déclarer en Col 1.28-29 : « C'est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C'est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi ».


Il n’y a que le ciel qui compte.


La manière dont nous menons notre vie n’intéresse pas vraiment Dieu et ne change rien pour nous. Cependant 2 Cor 5.10 enseigne « qu’il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps. » Paul renchérit en Tite 2.11-15 « « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes oeuvres. Dis ces choses, exhorte, et reprends, avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise. » Il est clair que ce que nous faisons et pratiquons comme croyants dans cette vie terrestre aura sans aucun doute ses échos dans le monde à venir.


Se crucifier soi-même ou mourir à soi-même.


Je dois crucifier et détruire mon Moi. Galates 2.19-20 enseigne que « c'est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. »

Comment mourir à la loi et par la loi? Paul dit: «Je suis crucifié avec le Christ, ce n’est plus moi qui vit c’est le Christ qui vit en moi». Notre représentant a été condamné par la loi à notre place. Et comme nous sommes comme vivants en ce représentant légal, alors nous sommes crucifiées avec lui juridiquement. Cela veut dire que je suis mort en Christ à la loi qui me condamne. La loi ne me condamne donc plus parce qu’il a été crucifié à ma place. L’homme que je suis est mort en Christ par la loi et à la loi. Ce qui veut dire que la loi ne me reproche plus rien. Celui qui met sa foi en Christ est en règle avec Dieu. Nous sommes libérés du châtiment de la loi. Le Christ n’est pas au service de la loi mais il a pris tout le châtiment que la loi nous imposait. Christ est au service de la grâce. Gal 2. 20 n’est pas une expérience mystique! Je suis donc crucifié en mon représentant: Christ. J’ai donc changé de carte d’identité. Juridiquement c’est le Christ qui vit en moi. Je suis en Christ. Paul précise que sa vie dans la chair, il la vit dans la foi au fils de Dieu. Mais alors on peut faire n’importe quoi? Certes, non ! Maintenant c’est la vie dans la foi au Fils de Dieu qui compte. Cette vie est une vie qui me fait entrer dans la justice et pas dans le péché! Maintenant je vis pour Dieu. Il y a là quelque chose de fondamental.

Toutes ces conceptions sont totalement opposées à la Parole de Dieu et doivent être rejetées pour que le croyant puisse grandir spirituellement.


Réflexions


Pourquoi ces idées erronées au sujet de la vie spirituelle sont-elles si populaires ?

Jean-Renel Amesfort

Les articles de notre site peuvent être repris sur tout support intégralement ou partiellement à condition de mentionner le ou les auteurs et le site www.aleloo.com.

Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 10:17

Par Tricia Tillin.

Beaucoup de Chrétiens sont actuellement isolés. Cette lettre devrait les encourager!

Source http://www.banner.org.uk/news/Flash.html

 

Note de Parole de Vie : Tricia Tillin dirige Banner Ministries, en Grande-Bretagne. Nous avons déjà publié un certain nombre de ses articles, et nous apprécions beaucoup son discernement spirituel. Dans sa dernière lettre de nouvelles, elle décrit dans son pays une situation qui est exactement la même que celle que nous constatons aussi en France. Ce qu'elle écrit reflète tellement bien ce que nous vivons, dans nos contacts avec les Chrétiens isolés, que nous préférons lui laisser directement la parole.

C'est trop, et trop peu !

 

La première fois que nous avons entendu parler de "réveil", beaucoup de gens le décrivaient comme le flot d'une inondation. Cette vague a frappé le monde entier avec une grande force, et s'est répandue rapidement, balayant tout sur son passage.

Pendant des années, dix longues années depuis 1993, de nouvelles vagues puissantes de séduction ont été annoncées, et n'ont pas manqué de se répandre. Au début, elles sont arrivées à un rythme assez lent, mais elles n'ont pas tardé à gagner en force et en fréquence, comme les contractions successives d'une femme enceinte en train d'accoucher.

Beaucoup ont parlé de cette marée montante que tous attendaient. Récemment, je me suis rappelée ces conversations, en observant la montée de la séduction, et la dévastation spirituelle dans les églises du monde entier. Aujourd'hui, il y a longtemps que nous n'attendons plus cette marée, nous y sommes carrément plongés dedans !

Toutes ces vagues déferlent sur nous avec une telle puissance et une telle rapidité que nous n'avons pratiquement plus le temps de réagir. Il y a des années, quand tout cela a commencé, quand la première grosse vague s'est présentée, tous ceux qui connaissaient le Seigneur et la Bible, et qui savaient qu'il s'agissait d'une séduction, ont eu le temps d'examiner en détail tout ce qui se passait. Ils ont écrit des livres et des articles pour avertir les Chrétiens, ils ont organisé des débats, des séminaires et des conférences. Ils ont eu le temps de faire des recherches, d'étudier les faits, et de proposer toute une série de mesures.

A présent, les modes se suivent avec une telle rapidité, elles sont aussi tellement fugaces et passagères, qu'elles disparaissent presque immédiatement après qu'on en a entendu parler, et les gens se précipitent vers de nouveaux sujets d'excitation.

Il y a tellement de vagues qui se succèdent sur notre rivage que nous sommes constamment environnés par ces flots, sans toujours avoir l'énergie ou le temps suffisants pour réagir, d'autant plus que certaines de ces "vagues" ne sont pas très remarquables. Il serait impossible de réagir de manière complète et argumentée à chaque nouvelle petite erreur qui se présente. La séduction est à présent si profonde et si solidement établie que rien ne peut plus l'arrêter. Aucun avertissement ne semble assez fort pour pouvoir réveiller l'Eglise qui dort, mais tout contribue inexorablement à répandre la corruption et la destruction.

On enseigne régulièrement aux gens qu'ils doivent s'attendre à toutes sortes de choses surnaturelles, sans leur apprendre à vérifier si cela vient de Dieu, ou si cela est conforme à la Bible. On encourage les Chrétiens à ne plus tenir compte de la Parole de Dieu, pour recevoir des "nouvelles révélations". On entraîne les gens à devenir des robots sans intelligence, prêts à obéir sans discussion à tout ce que leurs dirigeants leur diront. Quelle belle préparation de la venue de l'Antichrist !

 

Partout où nous allons, tous les gens que nous rencontrons ou dont nous entendons parler nous semblent plus ou moins nager dans ce flot. Parfois, il nous semble que nous ne voyons plus rien d'autre que ce "fleuve du réveil" ! Nous savons pourtant qu'il y a toujours des poches de foi véritable, qu'il reste des églises vraiment fidèles et des Chrétiens qui ont les yeux ouverts. Mais leur nombre nous semble parfois affreusement réduit !

Il ne fait aucun doute que les partisans de ce "réveil" sont persuadés que c'est la puissance de Dieu qui est en train de balayer tous les opposants ! En fait, c'est tout à fait le contraire ! La Bible a prédit de manière certaine que Dieu allait permettre qu'une grande séduction se répande dans le monde entier, pour éprouver le cœur de Ses enfants, et pour séparer le bon grain de la paille. Tout ce qui est considéré comme une avancée divine marque en fait le progrès inéluctable de l'apostasie, conformément à ce que le Seigneur a souvent prédit dans Sa Parole. Nous le voyons clairement tous les jours, de manière très concrète.

Dieu a pourtant veillé à faire prévenir Ses enfants, qu'Il n'a pas laissés sans sentinelles. Mais, à présent que cette marée couvre presque toute la terre, que pouvons-nous faire ?

Alors que tout nous semble aujourd'hui presque trop lourd à supporter, il semble étrange qu'il se passe si peu de choses sur le plan réellement spirituel, pour nous faire mieux supporter cette longue attente. Nous sommes vraiment comme dans un désert aride et désespérément vide. C'est trop, presque trop ! Il ne nous reste qu'à regarder toutes ces vagues venir s'échouer sur le rivage, l'une après l'autre, d'une manière hypnotique et lassante.

Comme les serviteurs de la maison, que Jésus avait avertis de rester "éveillés" pour attendre le retour de leur Maître, nous sommes parfois tentés de somnoler. Nous pouvons parfois avoir l'impression que le Seigneur tarde trop à agir de manière réellement décisive. Et pourtant, Il le fera ! Il est fidèle à toutes Ses promesses, quoi qu'il arrive !

"Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?" (Luc 18 :7-8).

"Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée" (2 Pierre 3 :9-10)

 

Le besoin ardent de communion fraternelle.

Les messages les plus fréquents que je reçois par e-mail me sont envoyés par des Chrétiens qui veulent savoir si je connais une bonne église dans leur région, ou si je peux les mettre en relation avec des Chrétiens fidèles. Je sais que cela correspond à un réel besoin. Mais, hélas, il m'est absolument impossible de satisfaire ce genre de demandes ! J'aimerais bien pouvoir le faire, mais il m'est impossible de connaître autant d'églises ! Même si je connaissais leur existence, je ne saurais pas forcément si ce sont de "bonnes églises" ou non. Beaucoup de choses dans ces églises pourraient aussi déplaire à mes correspondants. Vous voyez donc que c'est en général bien inutile de me poser ces questions. Je regrette beaucoup de devoir vous décevoir !

Ce serait le rêve (malheureusement impossible à réaliser), d'imaginer une sorte "d'Agence de Rencontre pour Chrétiens du Faible Reste", qui serait chargée de mettre en contact les Chrétiens fidèles isolés ! Mais réfléchissez bien : comment une telle agence pourrait-elle fonctionner pratiquement ? Ne vaut-il pas mieux laisser ce problème entre les mains d'un Dieu Omniscient et Tout-Puissant ? Même si je pouvais vous suggérer un contact local, comment sauriez-vous s'il ne s'agit pas encore de quelqu'un qui ne va pas vous entraîner dans quelque nouvelle séduction, ou d'une personne sans intérêt ? Personne ne peut vraiment vous conseiller quelqu'un de valable, ou une église valable. Dieu seul connaît tous vos besoins, et sait de quelle manière les satisfaire !

Je comprends la souffrance qui se manifeste au travers de vos questions, et le désir ardent que vous avez d'avoir une bonne communion fraternelle avec des Chrétiens fidèles. Nous nous sentons TOUS isolés et fatigués, et nous avons TOUS besoin d'être soutenus ! Pour la plupart d'entre nous, nous avons dû quitter une église, et nous n'en avons trouvé aucune autre qui nous ait vraiment attirés. La plupart des églises "organisées" ont été gagnées par ce "réveil". Si elles ne l'ont pas été, elles sont sous la coupe de tel ou tel ministère humain en train de se construire un empire, ou de telle organisation mondiale qui ne vous laisse aucune liberté. Il m'est impossible d'avoir accès aux informations que vous souhaiteriez obtenir.

 

Je ne visite pas non plus ces "bonnes églises" qui doivent pourtant exister, et je n'en entends pas parler. Comme vous, je n'ai que mon petit cercle d'amis sincères, avec lesquels je peux avoir une communion fraternelle. Presque tous ceux que je rencontre me disent : "Mais dans quelle église pouvons-nous aller ?" S'ils vont parfois dans une église, ils sont souvent déçus, car ils n'y rencontrent que la mort, ou autant de fausses doctrines que dans leur église précédente !

Je sais que c'est décourageant. Mais avez-vous réellement réfléchi à ce que Dieu fait ? C'est Dieu qui a permis ce temps d'épreuve, afin que nous nous établissions profondément sur le ROCHER véritable, et que nous cessions de "bâtir sur du sable" ! Dieu veut que nous soyons solidement ancrés en Lui pour résister à toutes les tempêtes de la vie, et pour ne plus être ballottés à tout vent de doctrine.

En fait, c'est par amour que Dieu est en train d'agir ainsi. Il veut S'approcher plus près de chacun de nous, et prendre le temps personnellement de nous guérir, de nous encourager, de nous restaurer, de nous faire grandir spirituellement, et de nous conduire à la pleine maturité. Il n'aurait jamais pu le faire aussi bien, ni aussi vite, (à supposer qu'Il ait pu y parvenir), si nous étions restés dans nos églises conventionnelles !

En restant "hors du camp", nous avons une occasion réelle de passer de bons moments aussi bien avec Dieu qu'avec nos familles, et avec tous les Chrétiens qui aiment et qui honorent véritablement Dieu. Nous sommes à présent coupés de l'influence de tous ceux qui nous faisaient perdre notre temps, des pique-assiettes, des profiteurs en tout genre, et de tous ceux qui nous pompaient notre temps et notre énergie pour rien. Considérez donc ce que vous vivez en ce moment comme une opportunité, et faites bon usage de votre temps, même si vous êtes seuls, pour développer une vie spirituelle riche, en laissant l'Esprit vous conduire, et en louant le Seigneur d'une manière libre et personnelle, sans plus aucune crainte des hommes et de leurs restrictions imposées !

Considérez ce temps que vous vivez comme l'occasion d'exercer un ministère personnel qui s'écarte des "modèles évangéliques" traditionnels. Partagez simplement votre foi avec les autres, sans avoir besoin de passer par tous ces programmes organisés, ces sessions de formation sans fin, ni tout ce "bazar chrétien" que ni Jésus ni les apôtres n'avaient à leur disposition ! Profitez-en pour apprendre à mieux entendre la voix de Dieu, et à mieux être guidé par Lui. Marchez par Son Esprit, au lieu de vous contenter de suivre le programme de votre église, ou les sermons de votre pasteur !

C'est maintenant que vous avez réellement l'occasion de vous tenir devant Dieu, d'être seul avec Lui, pour étudier Sa Parole et écouter Son Esprit, afin de pouvoir grandir sans dépendre des hommes.

C'est pourquoi, d'une certaine manière, je crois que si vous vouliez rompre votre isolement pour retourner aux mêmes réunions traditionnelles que vous suiviez auparavant, ce serait un retour en arrière. Je crois que Dieu a d'autres plans pour nous. Je dois aussi vous mettre en garde contre tous ceux qui voudraient vous embrigader dans un réveil qui annonce une "restauration" de l'Eglise, ou dans des réunions organisées de manière humaine, en dehors du plan et du moment de Dieu. Tout cela peut sembler très séduisant pour tous ceux qui aspirent à une vraie communion fraternelle. Mais les dangers sont terriblement réels. Il est très risqué de quitter les voies de Dieu.

 

Est-ce qu'il va y avoir une restauration de l'Eglise ?

Certains militent pour une purification des saints, et un renouveau de l'Eglise, qui semblent très attirants. Mais ils retombent en fait dans les erreurs de certains piétistes du 19e siècle, qui recherchaient une "vie plus profonde" avec Dieu. Ces gens peuvent être très sincères, mais ils se trompent.

Certains ministères, comme Andrew Strom ou David Wilkerson, chacun à leur manière, ont parfois des choses intéressantes à nous dire. Ils donnent parfois des messages inspirés. Mais leur objectif final ne correspond pas à ce qu'annonce la Bible. Ils ont en effet la vision grandiose d'une Nouvelle Eglise, réorganisée et restaurée, qui n'a aucun fondement biblique. Cela les conduit souvent à suivre les "Nouveaux Apôtres et Prophètes" qui sévissent aujourd'hui. Par exemple, Andrew Strom recommande chaudement les écrits de Rick Joyner, de Paul Cain, et des autres "prophètes de Kansas City". Il considère que ce sont des "ministères envoyés par Dieu pour restaurer Son Eglise aujourd'hui". Voici ce qu'il a écrit dans une récente lettre de nouvelles :

"Dieu est en train de restaurer le ministère prophétique dans l'Eglise. En fait, je considère que c'est cela qui a conduit à la fondation du mouvement prophétique moderne, tel que nous le connaissons aujourd'hui… Il est très clair pour moi que ce renouveau du mouvement prophétique moderne, et l'explosion que nous constatons dans le développement du ministère prophétique au cours des vingt dernières années, sont à mettre à l'actif des prophètes de Kansas City. Ce sont eux qui ont établi les fondements, et qui ont lancé un mouvement que Dieu a utilisé pour visiter Son Eglise dans les temps que nous vivons".

 

Il faut remarquer que Strom a fini par abandonner sa "traversée du désert", hors du système des églises, pour revenir au sein de la religion organisée. A la suite du "réveil" de Toronto, Strom avait encouragé les Chrétiens à quitter les églises touchées par ce "réveil", pour "cheminer dans le désert". A présent, il appelle les Chrétiens à se remettre sous l'autorité des églises organisées.

On voit chez David Wilkerson, mais de manière plus subtile, le même refus de voir les Chrétiens s'isoler, et le désir de les voir s'intégrer dans des églises organisées. Comme il a dénoncé les faux réveils de Toronto et de Pensacola, il s'est fait quelques amis parmi les membres du "faible reste". Il écrit souvent des choses qui encouragent ces derniers, reconnaissant les souffrances de tous les Chrétiens isolés. Mais il propose comme solution une restauration de l'Eglise qui pourrait parfaitement être inspirée des doctrines de la "Pluie de l'Arrière-Saison" !

"Dieu est en train de faire quelque chose de nouveau !"

"Récemment, j'ai été conduit à prêcher que Dieu est sur le point de faire quelque chose de nouveau et de glorieux. Cette "chose nouvelle" dépasse ce que l'on entend par "réveil". C'est une œuvre de Dieu, que Lui seul va initier, quand Il ne pourra plus supporter que Son Saint Nom soit ainsi profané… Dieu va accomplir deux choses puissantes. Tout d'abord, Il va purifier les nations et Son Eglise, au moyen de terribles jugements rédempteurs. Il va empêcher que Sa maison soit envahie par les homosexuels et les charlatans. Il va aussi purifier les ministères, et faire lever des bergers selon Son cœur.

"En second lieu, Dieu va glorifier Son Saint Nom, par une puissante intervention de Sa miséricorde. Lorsque Ses jugements seront accomplis, Dieu, d'une manière surnaturelle, attirera à Lui un reste fidèle. Ce qu'Il a fait pour Israël quand Il a jugé Son peuple, Il le refera pour Son Eglise. Vous pouvez lire tout cela dans Ezéchiel 36 :21-28, et dans Ezéchiel 20 : 22, 44.

"Des jours glorieux attendent le peuple de Dieu. Ne vous tourmentez pas ! Dieu fera justice à Son Saint Nom et à Sa Pure Parole. Nous allons voir quelque chose de bien plus grand qu'un réveil. Dieu dit : "Je vais faire une chose nouvelle". Cela consistera à restaurer la gloire de Son Nom, la gloire qui est en Christ, le Seigneur".

 

Considérée sous un certain angle, cette déclaration pourrait sembler décrire correctement les événements de la fin. Mais je crois que David Wilkerson met surtout l'accent sur la "chose nouvelle", et que cette "chose nouvelle" ressemble trop à celle qui est annoncée par les partisans du Mouvement de la Pluie de l'Arrière-Saison. Wilkerson annonce bien une restauration et un réveil de l'Eglise, plutôt que ce qui se passera après le retour du Seigneur.

Il s'agit donc plutôt du désir de mettre en place une Eglise Nouvelle, purifiée, lavée, restaurée et réveillée. Certes, nous languissons après une telle Eglise, mais l'Eglise véritable doit s'opposer à l'apostasie généralisée que prédit la Bible.

La Bible nous annonce clairement que beaucoup de Chrétiens, ou supposés tels, seront éprouvés et tomberont dans l'apostasie (Matthieu 24 :11-13 ; 2 Pierre 2 :2), eu que l'Eglise sera décimée et réduite à presque rien. L'apostasie grandira, et produira la grande Eglise apostate qui acceptera d'adorer l'Antichrist. Ce sera la Grande Prostituée, qui sera opposée à l'Epouse fidèle de Christ. Si l'on considère ce tableau, quelle place peut-il y avoir pour les "jours glorieux" et la "grande intervention surnaturelle de Dieu" dont parle Wilkerson ?

Il y a bien longtemps, à l'époque révolue où je croyais aussi à un glorieux réveil de la fin des temps, je priais pour cela. Après avoir écouté mes prières passionnées pendant quelque temps, le Seigneur parla un jour clairement à mon cœur, et me dit : "Ce n'est pas pour le réveil de l'Eglise que tu devrais prier, mais pour sa survie !" Je n'ai jamais oublié l'impact sur mon esprit de cette voix tranquille mais pleine d'autorité du Seigneur ! A l'époque, je n'avais pas compris le quart de ce que cela allait signifier par la suite. Tout ce que je peux dire aujourd'hui, c'est qu'il n'est pas facile pour un Chrétien véritable de survivre aujourd'hui, au milieu de tant de pressions, de tentations, de manipulations et de séductions ! Et ce n'est pas encore fini !

La traversée du désert n'a pas été un voyage d'agrément au milieu de l'abondance. Ce n'étaient pas des "jours glorieux", mais des jours de privations, d'épreuves et de difficultés. Ce n'est que lorsque le peuple de Dieu eut passé avec succès le test de la foi, et lorsqu'il eut pénétré dans la terre Promise, qu'il a pu expérimenter le repos !

"Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance" (Hébreux 4 :9-11).

Comme les Israélites dans le désert, nous aimerions quelquefois prendre des raccourcis et des chemins plus faciles. Mais Dieu ne nous le permet pas, comme Il ne le leur a pas permis. A un moment donné, ils désiraient tellement adorer Dieu ensemble, comme ils le voulaient, qu'ils se sont fait un veau d'or. Nous pouvons aussi être tentés d'adorer diverses idoles, qui représentent pour nous la sécurité ou quelque chose de bien connu. Beaucoup de Chrétiens désirent tellement voir ou sentir quelque chose, ou recevoir quelque récompense tangible, au lieu de dépendre entièrement de Dieu par la foi ! Les Chrétiens aiment tellement les structures organisées ! C'est plus confortable et moins stressant ! Cela fait tomber la pression de nos épaules, quand quelqu'un d'autre est responsable de la louange ou de l'enseignement !

Nous devons veiller à ne pas faire entrer Dieu dans une organisation humaine. C'est Lui qui veut Lui-même re-former Son Eglise. S'il doit y avoir un miraculeux retour au Seigneur d'un reste fidèle, ce sera au Seigneur de le faire. Car Lui seul sait comment le faire, quand, et avec qui ! Avant tout, ce ne sera pas un mouvement conduit par des hommes ! Cessez donc de vouloir dépendre de ces super ministères autoproclamés, revêtus d'une "onction spéciale", qui ne veulent que vous dominer !

La seule manière pour que Dieu puisse pleinement rétablir les Siens dans la vérité, et les introduire dans un culte qui Lui soit agréable, c'est que chaque Chrétien ait une meilleure connaissance personnelle de Son Seigneur, et se consacre pleinement à Lui. Oui, Dieu veut S'occuper de nous ! Oui, comme beaucoup d'entre vous, je languis de voir Dieu réellement honoré au milieu des Siens ! Je languis de participer à un culte véritable en esprit ! Je languis d'écouter un enseignement réellement biblique ! Je languis de voir une réelle évangélisation dans la puissance de l'Esprit ! Mais je ne suis pas prête à accepter des contrefaçons, ni à baisser les bras avant d'avoir reçu la réponse de Dieu !

"Elisée lui dit : Prends un arc et des flèches. Et il prit un arc et des flèches. Puis Elisée dit au roi d'Israël : Bande l'arc avec ta main. Et quand il l'eut bandé de sa main, Elisée mit ses mains sur les mains du roi, et il dit : Ouvre la fenêtre à l'orient. Et il l'ouvrit. Elisée dit : Tire. Et il tira. Elisée dit : C'est une flèche de délivrance de la part de l'Eternel, une flèche de délivrance contre les Syriens ; tu battras les Syriens à Aphek jusqu'à leur extermination. Elisée dit encore : Prends les flèches. Et il les prit. Elisée dit au roi d'Israël : Frappe contre terre. Et il frappa trois fois, et s'arrêta. L'homme de Dieu s'irrita contre lui, et dit : Il fallait frapper cinq ou six fois ; alors tu aurais battu les Syriens jusqu'à leur extermination ; maintenant tu les battras trois fois" (2 Rois 13 :15-19).Etes-VOUS réellement déterminé à voir toute l'œuvre de Dieu s'accomplir parfaitement ?

 

 

 

source:http://www.latrompette.net/post/A260.tricia.htm

(David Wilkerson, le 1er septembre 2003) :
Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /2008 19:52


Par M. Charles F. Stanley


Une raison d'espérer

Dieu ne vous laissera jamais dans le désespoir. Le croyez-vous ? Bien des gens le reconnaissent mais, dans leur for intérieur, ils croient le contraire. Leur vie est obscurcie par des sentiments de doute, d'inquiétude et, par-dessus tout, de crainte de ce que l'avenir peut leur réserver.

À plusieurs occasions, Jésus a cru important de révéler à ses disciples à quoi ils pouvaient s'attendre après sa mort. Bien qu'il n'en ait pas donné tous les détails, il les a préparés pour que leur foi reste ferme. Cependant, ce n'est pas ce qui s'est produit, du moins au début. En réalité, leur foi a diminué.

Après la mort du Sauveur, les disciples sont immédiatement allés se cacher. Ils étaient certains qu'ils subiraient le même sort que le Seigneur (

Jean 20.19). La peur s'était emparée d'eux, tandis qu'affolés ils tentaient de comprendre tous les événements qui venaient de se produire.

Ils avaient oublié les paroles de Christ : " Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. [...] Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu'elles arrivent, afin que, lorsqu'elles arriveront, vous croyiez " (
Jean 14.27-29).

Certains événements dans la vie sont plus pénibles que nous pouvons le supporter, et la crucifixion en était un pour les disciples. Au lieu de croire que Jésus ne les quitterait jamais, ils étaient convaincus qu'il était parti, et qu'avec lui leurs espoirs pour l'avenir s'étaient envolés. Mais ils avaient tort ! Trois jours plus tard, le Sauveur ressuscité est apparu au milieu d'eux et leur a dit : " La paix soit avec vous ! " (
Jean 20.19b.)

Dieu est toujours à l'oeuvre, arrangeant les circonstances de votre vie pour faire concourir toutes choses à votre bien - même les pertes les plus profondes et les plus douloureuses. Quelle que soit votre situation, le Sauveur la connaît. Et il a un plan pour vous, tout comme il avait le plan pour la résurrection.

Comment réagissez-vous aux déceptions de la vie, à ces moments où les épreuves et les tragédies frappent soudainement et vous laissent perplexe ? Votre première réaction en est-elle une de choc et d'incrédulité ? Criez-vous : " Seigneur, pourquoi cela est-il arrivé ? Pourquoi ne l'as-tu pas empêché ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter cela ? "

Un homme m'a récemment dit : " Je ne comprends pas pourquoi Dieu m'a laissé vivre une telle douleur. J'ai seulement envie de tout lâcher. "

Je lui ai répondu : " Non, ne fais pas cela ! N'abandonne jamais, parce que Dieu a un plan pour les déceptions et la souffrance auxquelles tu fais face. "

Toutefois, immédiatement après la crucifixion de Jésus, les disciples n'ont pas tenu compte de ce conseil. Ils se sont cachés par crainte d'être aussi jugés et condamnés à mort. Jean et Pierre, avec les autres disciples que Jésus avait choisis, se sont cachés dans une petite salle où ils avaient célébré la Pâque la nuit précédente.

D'autres disciples, le coeur lourd, ont quitté Jérusalem, pour retourner chez eux dans des villes avoisinantes. Ils ne pouvaient pas comprendre ce qui s'était passé : Jésus était mort.

Une semaine avant la crucifixion de Jésus, ils avaient célébré son entrée dans la ville en vue de la Pâque. Personne n'aurait pu imaginer que, quelques jours plus tard, Jésus - celui qui, d'après eux, les délivrerait de la tyrannie de Rome - serait mort cloué sur une croix. L'idée était inconcevable. Pourtant, c'est ce qui est arrivé. La tragédie les a frappés sans crier gare. C'est alors que leurs rêves pour l'avenir se sont aussi éteints.

Stupéfaits, ils cherchaient une lueur d'espoir, un signe du ciel que les événements des dernières heures n'avaient pas vraiment eu lieu. Mais ils s'étaient bel et bien produits. Pour confirmer ce fait dans leur esprit, ils n'avaient qu'à visiter le sépulcre scellé où reposait le corps précipitamment enseveli de leur Seigneur et Sauveur.

Bien que la Bible n'en fasse pas mention, nous pouvons imaginer Pierre ou, encore mieux Thomas, demander à plusieurs reprises : " Comment cela a-t-il pu arriver ? Pourquoi cela s'est-il passé ? Il était ici même parmi nous. Je peux encore me rappeler le son de sa voix et le toucher de sa main sur mon épaule. Pourquoi, Dieu ? Pourquoi ? "

Il est normal de demander au Seigneur pourquoi il a permis que vous viviez une tragédie ou un problème imprévu. Il peut ou non répondre à votre question mais, de toute façon, les seules choses qui comptent vraiment sont votre foi en lui et son oeuvre dans votre vie. Il ne vous a pas oublié.

Rappelez-vous que le Seigneur n'est pas l'auteur de la souffrance et de la douleur. Nous vivons dans un monde déchu, et les problèmes font partie du paysage naturel de la vie. Cependant, dans plusieurs cas, Dieu utilise nos déceptions pour nous attirer plus près de lui. Il ne veut pas que nous gaspillions nos souffrances. Nous pouvons tirer beaucoup de leçons de nos difficultés, si nous le laissons nous enseigner.

Avant sa mort, Jésus a dit à ses disciples qu'il souffrirait et mourrait. Cependant, ils n'ont pas écouté ses paroles - pas vraiment -, et certainement pas avec leur coeur. S'ils avaient vraiment écouté, la crucifixion de Jésus ne les aurait pas tant découragés, parce que Jésus leur avait aussi dit qu'après trois jours il ressusciterait (
Marc 8.31). Ils avaient bien entendu les paroles, mais sans comprendre la vérité que Dieu leur révélait. Comme il arrive à beaucoup d'entre nous quand la tragédie frappe, ils se sont effondrés émotionnellement et mentalement.

En retournant chez eux sur le chemin d'Emmaüs, deux des disciples de Jésus discutaient entre eux des événements de la semaine précédente. Absorbés dans leurs pensées, ils n'ont pratiquement pas remarqué l'étranger qui avait commencé à marcher à côté d'eux.

Nous avons probablement tous vécu un moment comme celui-là, où nous sommes tellement pris par nos émotions que, tout en parlant avec une ou deux personnes, nous ne remarquons pas les autres autour. En fait, la Bible nous dit que ces hommes " étaient empêchés de le reconnaître " (
Luc 24.16). Dieu a peut-être permis leur aveuglement pour leur révéler son Fils ressuscité de la manière la plus percutante possible.

Après quelques pas, " [Jésus] leur dit : De quoi vous entretenez-vous en marchant ? " (
v. 17a.) Luc nous dit qu'en entendant cette question, les deux hommes se sont arrêtés, l'air attristé. Ils étaient sous le choc et ont probablement pensé : Où étais-tu au cours des 24 dernières heures ? N'as-tu pas entendu que Jésus-Christ a été crucifié ? Il était celui qui, nous l'espérions, rachèterait Israël. Sa mort a affecté tout le monde à Jérusalem et dans les villes avoisinantes, et la ville fourmille de visiteurs pour la Pâque. Comment peux-tu ignorer cela ?

Cependant, la compassion du Sauveur pour ces deux hommes était grande. Tandis qu'ils racontaient chaque détail précédant la crucifixion, Jésus écoutait sans jamais les interrompre. Il les a plutôt aimés, même si leur foi avait faibli. Il comprenait le sentiment de perte qu'ils éprouvaient, mais il savait aussi que cette perte allait bientôt être transformée en un espoir éternel.

Un espoir renouvelé

Jésus aurait pu apparaître à des rois et à des princes, mais il a choisi ces hommes - des hommes au coeur brisé, découragés et inquiets de l'avenir. Il savait que leur foi faiblissait mais, plutôt que de les réprimander, il a marché avec eux et leur a déclaré la vérité.

" Ô hommes sans intelligence, et dont le coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffre ces choses, et qu'il entre dans sa gloire ? (
Luc 24.25,26.) La mort de Christ sur la croix était nécessaire pour que nous puissions recevoir la miséricorde et le pardon de Dieu. Ces hommes n'avaient pas pris en considération que le Seigneur avait un plan à l'esprit.

Pendant le court moment qu'il a passé avec eux, Jésus a ouvert leur esprit à la vérité de Dieu. Leur passion s'est ranimée et leur espoir est revenu. En approchant de la ville d'Emmaüs, ils ont supplié le Sauveur de rester avec eux. Plus tard, lorsqu'ils se sont assis pour manger, Jésus a pris le pain sur la table, puis, après l'avoir béni et rompu, il leur en a donné des morceaux. Leurs yeux se sont soudain ouverts, et ils ont su que le Sauveur était avec eux.

Vous êtes peut-être à un point où vous pensez qu'il n'y a plus beaucoup d'espoir. Ou peut-être que vos rêves ont été détruits, que votre coeur a été brisé et que vos projets pour l'avenir se sont envolés. Ou peut-être que vous n'avez jamais connu l'amour merveilleux de Dieu par une relation personnelle avec Jésus-Christ. Tout comme Jésus est venu vers ces hommes, il viendra vers vous. Le tombeau est vide, la pierre a été roulée, le Sauveur est ressuscité et il tend vers vous ses mains trouées par les clous.

Une passion ranimée

De ce récit, nous pouvons tirer trois leçons :

1. Comme les disciples, nous avons besoin du Sauveur. La souffrance de ces hommes était si profonde que rien ne pouvait soulager leur douleur. Ils faisaient face à une perte soudaine qui n'avait rien de comparable à ce qu'ils avaient connu.

Beaucoup de gens font face à une difficulté après l'autre. Ils n'ont jamais considéré la liberté éternelle qui découle de la confession de son péché et du fait d'être pardonné par Dieu.

Le Seigneur a dit à ses disciples : " Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi " (
Jean 6.37). Si vous n'avez jamais reçu Jésus comme votre Sauveur, vous pouvez le faire à l'instant même. Il vous aime inconditionnellement, et il a un plan pour votre vie.

2. Il faut parfois changer de perspective, mentalement et physiquement. Les disciples retournaient chez eux, où ils pourraient languir dans leur douleur. Cependant, Jésus avait dit clairement qu'il reviendrait : " Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin " (
Jean 14.1-3).

Les hommes avaient détourné leur attention de Dieu pour la fixer sur leurs circonstances, en dehors de Christ. Quand nous commençons à sombrer dans la dépression et l'anxiété, notre santé physique en souffre généralement. Nous sentant malades et effrayés, nous pensons à abandonner. Mais Dieu veut que nous sachions que, tout comme il avait un plan pour la résurrection, il a un plan pour les difficultés auxquelles nous faisons face. Lorsque nous lui faisons confiance, il fait concourir chaque douleur, chaque déception et chaque épreuve à notre bien.

3. Nous devons parfois " retourner à Jérusalem ". Après la crucifixion de Jésus, les deux disciples d'Emmaüs, ainsi que ceux de Jérusalem, pensaient que tout était terminé ; tout ce que le Seigneur leur avait enseigné semblait s'être volatilisé. Personne n'a dit : " Il a promis qu'il ne nous quitterait pas. Donc je sais qu'il reviendra. " Ils se sont plutôt rassemblés dans la chambre haute, attendant et se demandant quelle serait la suite des événements, ou ils sont retournés chez eux.

Des moments viendront où vous ne saurez pas quelle est la prochaine chose à faire. Cependant, Dieu le sait. Il connaît le commencement et la fin. Si vous lui demandez qu'il vous fasse connaître clairement sa volonté pour votre vie, il le fera.

Les yeux de ces hommes se sont ouverts à la vérité de Dieu au moment où Jésus a rompu le pain qu'ils allaient manger. Jésus leur en a donné et est ensuite disparu, mais les disciples savaient dans leur coeur qu'il était vivant ! Ils sont donc retournés à Jérusalem.

Je prie pour que, pendant le temps de Pâques, les yeux de votre coeur soient fixés sur le Sauveur. Laissez-le prendre le contrôle de chaque domaine de votre vie, et vous aussi connaîtrez un espoir renouvelé et une passion ranimée pour Dieu.

Étude biblique

  1. Évoquez quelques situations où vous avez trouvé facile de croire aux promesses de Dieu. Puis, pensez à des moments où il vous a paru très difficile d'y croire. Pouvez-vous identifier des facteurs ou des émotions qui ont affecté votre confiance en sa Parole ?

  2. Dieu nous exhorte à nous rappeler ce qu'il a fait pour nous (Deutéronome 5.15 ; Ésaïe 12.4). Comment des rappels de sa fidélité passée vous aident-ils en temps de crise ? Quand le souvenir d'une bénédiction vous a-t-il aidé à faire face à une situation difficile ? (Donnez un exemple précis)

  3. Comment qualifieriez-vous Pierre et les autres disciples, d'après Marc 14.48-52 et Mathieu 26.69-74 ? Ensuite, lisez Actes 2.14-36. À quoi attribuez-vous le changement en Pierre ?

  4. Lisez le récit de la résurrection en Mathieu 28.1-9. Pourquoi cette bonne nouvelle, qui est arrivée il y a presque 2000 ans, est-elle importante pour nous aujourd'hui ? Comment a-t-elle affecté votre vie ?


  5. Luc 24.13-27 parle de Christ qui est apparu aux disciples sur le chemin d'Emmaüs. D'après le verset 27, quelle application pouvez-vous faire dans votre propre vie de l'importance de connaître l'Écriture ?



Cet article a été traduit et réimprimé avec la permission du magazine En Contact, copyright © 2003 In Touch Magazine, tous droits réservés. Si vous êtes intéressé à vous abonner à En Contact, visitez leur site internet à http://www.encontact.org/.

 

 

www.louange.org


Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /2008 19:42
Transmis par: Admin Actif
Par M. Charles F. Stanley

Je connais une femme dont la mère lui a enseigné à prier d'après le
Psaume 23. À un jeune âge, elle pouffait souvent de rire en pensant à la sécurité qui imprégnait les paroles du roi David. C'était un psaume sérieux, mais sa mère a toujours rendu ce message de vérité très réel et amusant.

Des années plus tard, elle s'est mise à prier d'après ce même psaume, mais cette fois avec une émotion différente : ses paroles étaient remplies de désespoir. Elle avait laissé son amour pour Dieu se refroidir, et sa vie était complètement chambardée. Une question la hantait à chaque instant : Dieu lui ferait-il traverser la vallée du regret et la ramènerait-il vers lui ? Elle le croyait en raison de la foi de sa mère.

Comment transmettons-nous notre foi à nos enfants ? Bien des parents insistent pour offrir à leurs fils et à leurs filles toutes les nouveautés de l'heure : jeux vidéo, vêtements et voitures. Mais malheureusement, lorsqu'il est question des choses de Dieu, ils hésitent souvent par crainte de paraître vieux jeu ou trop sérieux. Rien n'est plus éloigné de la vérité.

Même si un enfant semble ne pas prêter attention aux leçons de foi que vous lui enseignez, il n'en perd aucun mot. Plus tard, quand tout ira mal dans sa vie, comme cela nous arrive tous un jour, il se rappellera ce que sa mère lui a enseigné et s'y accrochera.

Si vous avez des enfants, je veux vous rappeler qu'aucun bien matériel ne peut se comparer avec votre amour et votre présence dans leur vie. Que vous soyez mère célibataire ou une mère qui lutte avec la pression d'un emploi du temps très exigeant, Dieu veut que vous sachiez qu'il vous donnera la force et la sagesse dont vous avez besoin pour élever vos enfants. Il utilisera votre saine influence pour forger leur caractère.

Peu importe à quel point les pièges de cette vie peuvent sembler attrayants, le plus beau cadeau que vous puissiez offrir à vos enfants est la vérité qui concerne l'amour de Dieu pour eux. C'est le fondement sur lequel repose tout le reste. S'ils savent que Dieu les aime et qu'il est fidèle, ils apprendront à lui faire confiance en tout temps.

Comment enseigner à vos enfants pour leur transmettre une foi solide

Timothée faisait face au découragement. Être le pasteur d'une grande Église était assez exigeant, mais être un jeune pasteur d'une Église en pleine croissance dans l'une des villes les plus païennes du monde était à la fois effrayant et épuisant. C'est pourquoi les lettres que l'apôtre Paul lui a adressées étaient encore plus pertinentes et nécessaires.

Même si la sagesse et les précieux enseignements de Paul étaient essentiels à la réussite de Timothée, l'apôtre souligne un autre point pour encourager son jeune protégé à ne pas abandonner : " [Je garde] le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d'abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j'en suis persuadé, habite aussi en toi. C'est pourquoi je t'exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu par l'imposition de mes mains. Car ce n'est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné ; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d'amour et de sagesse " (
2 Timothée 1.5-7).

Paul savait exactement quelles paroles dire à Timothée - des paroles qui ranimeraient l'espoir dans son coeur. Ici, l'apôtre l'exhorte à se rappeler les principes de foi qu'il a appris, étant jeune, de sa mère et de sa grand-mère. Le plus beau cadeau que des enfants puissent recevoir est celui de la foi en Dieu. C'est ce que la mère de Timothée a offert à son fils.

Enseigner vient naturellement. Les mères sont des enseignantes-nées. La mère de Timothée, comme beaucoup de mères aujourd'hui, vivait dans un environnement difficile sur les plans spirituel et émotionnel. Non seulement elle se préoccupait de l'influence qu'une culture hellénistique moralement corrompue aurait sur son fils, mais elle se souciait également de sa vie spirituelle. Parce que le père de Timothée était grec, et que tout porte à croire qu'il n'était pas chrétien, la responsabilité d'instruire le garçon dans les voies de Dieu reposait sur les épaules de la mère de Timothée (
Actes 16.1-3).

Aujourd'hui, les familles monoparentales sont beaucoup plus répandues que dans le passé. De nombreux enfants grandissent dans des foyers où il n'y a pas de mère ou de père. C'est l'une des tragédies les plus dévastatrices de notre société. Toutefois, si vous êtes un parent célibataire qui se sent seul, je veux vous assurer qu'il y a de l'espoir. Dieu connaît votre situation, et il vous donnera la sagesse dont vous avez besoin pour instruire vos enfants.

Être un parent célibataire ne veut pas dire que vos enfants doivent souffrir spirituellement et moralement. Mon père est décédé lorsque j'étais très jeune, et ma mère a été seule durant les années formatrices de ma vie. Je lui suis très reconnaissant de m'avoir donné un fondement solide dans le Seigneur.

Si vous êtes seule à assurer la subsistance de la famille, vous pouvez peut-être avoir une plus grande responsabilité, mais ce n'est pas toujours le cas. Alors, ne regardez jamais les voisins en vous disant : Si seulement j'avais ce qu'ils ont, la vie ne serait pas aussi effrayante et difficile. Les familles qui comptent deux parents vivent également des problèmes. La meilleure chose que vous puissiez faire est de demander au Seigneur de vous aider à maintenir une perspective chrétienne. Vous aurez alors la sagesse et la capacité nécessaires pour réussir comme parent, peu importe les circonstances.

Sept étapes pour élever des enfants dans la foi. Quand il est question d'élever des enfants dans la foi, il y a sept mots qui, je crois, vous aideront à dissiper la confusion.

1. Principes. Nombreux sont ceux qui peuvent réciter
Proverbes 22.6 sans aucun problème : " Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas. " Cependant, ils ont souvent de la difficulté à manifester l'amour inconditionnel de Dieu à leurs enfants - la chose même qui garde chacun de nous dans la course.

Assurez-vous d'enseigner à vos enfants que Dieu les aime et qu'il a un plan pour leur vie (
Jérémie 29.11). S'ils saisissent ces principes essentiels, ils auront un fondement solide pour surmonter les difficultés de la vie.

Timothée était tellement souple et réceptif à l'enseignement qu'en le rencontrant Paul voulut aussitôt du jeune homme comme compagnon de voyage. C'est une preuve que Timothée avait embrassé la foi de sa mère. Il ne l'avait pas rejetée comme quelque chose de dépassé ou de non pertinent. De nos jours, bien des parents ont de la difficulté à transmettre leur foi à la génération suivante. Peu importe ce que vous faites, je vous conseille de vous assurer de prendre le temps d'écouter vos enfants lorsqu'ils vous parlent.

En écoutant vos enfants, vous leur communiquez votre intérêt pour leurs rêves, leurs espoirs, leurs désirs, leurs buts et leurs peines. Les enfants font face à d'énormes pressions dans une société remplie de tentations. Écouter ce qu'ils disent - et dans bien des cas ce qu'ils ne disent pas - ajoutera profondeur et signification à votre relation avec eux.

Le repas familial est une belle occasion pour converser. C'est un moment où les membres de la famille peuvent se réunir pour raconter leur journée. Si un problème est mentionné (et il l'est généralement), vous pouvez dire quelque chose comme : " Que penses-tu que Dieu a à dire à ce propos ? " ou : " Dieu veut te donner ce qu'il a de mieux, alors voyons ce que dit sa Parole. " J'ai fait cela pendant des années avec Andy et Becky. Ils parlaient d'abord, puis nous ouvrions la Bible et cherchions des réponses.

Si un enfant sent qu'il sera réprimandé avec l'Écriture, il s'en détournera. Cependant, s'il réalise que vous voulez vraiment comprendre sa situation, il sera alors plus ouvert pour vous raconter ce qu'il a sur son coeur. Il grandira également en sachant qu'il peut aller à Dieu pour recevoir des solutions à ses problèmes. Ce genre d'approche peut aider vos enfants à développer leur confiance en Dieu.

2. Modèles. Que cela nous plaise ou non, nous avons tous des modèles de vie. Plusieurs d'entre eux nous sont donnés lorsque nous sommes assez jeunes, comme un modèle de foi ou un modèle de peur. La mère de Moïse a transmis un modèle de foi à son fils, tandis qu'Ève a transmis à Caïn un modèle qui allait le conduire à désobéir à Dieu et à se rebeller contre lui.

Anne, la mère du prophète Samuel était une femme qui se consacrait à la prière. C'est pourquoi, quand Samuel est devenu adulte, la prière a été une pierre angulaire dans sa propre vie. Pareillement, ma mère m'a enseigné à prier et à faire confiance à Dieu dans chaque domaine de ma vie. Je peux encore me rappeler le son de sa voix lorsqu'elle s'agenouillait près de mon lit pour demander à Dieu de me diriger. Beaucoup de choses dans la vie seront oubliées, mais pas les prières d'une mère pieuse.

Demandez à Dieu de vous rendre sensible à tout modèle destructeur que vous pouvez donner à votre enfant. Même les très jeunes enfants sont conscients des habitudes et des craintes de leur mère.

3. Persévérance. Dieu appelle les parents à persévérer lorsque leurs adolescents semblent distants et insensibles. Tellement souvent, des mères et des pères me disent qu'ils sont épuisés émotivement, et que leur foi décline. Je leur dis : " N'abandonnez pas. " Leur persévérance portera des fruits dans les années à venir.

Dieu ne promet pas que le rôle de parent sera facile, mais il promet de nous donner la sagesse et la force nécessaires pour assumer la tâche. Il y aura des moments où vous devrez être ferme avec votre fils ou votre fille. Les enfants, surtout les adolescents, veulent venir à bout de notre patience. Ils cherchent également quelqu'un qui ne se retirera pas - quelqu'un qu'ils ne peuvent pas repousser.

En persévérant, en disant la vérité avec fermeté, en ne condamnant pas et en ne dépréciant pas vos enfants, vous établissez un modèle de fidélité qu'ils pourront suivre plus tard. En voyant vos actions, ils se diront : Maman fait confiance à Dieu. Elle ne cède pas à mes demandes ni à mon langage humiliant. Elle ne cessera pas de m'aimer, et elle me dit que Dieu non plus ne cessera pas de m'aimer.

4. Participation. Vos fils et vos filles ont un grand besoin de votre attention. Ils veulent savoir que vous les aimez vraiment. S'ils vous voient visiter leur école et assister à leurs pièces de théâtre ou à leurs matchs, ils sauront que vous êtes de leur côté. Finalement, ils grandiront en considérant Dieu comme étant aussi de leur côté. Rappelez-vous que la manière dont vos enfants vous voient est la manière dont ils verront Dieu.

5. Louange. Une des plus grandes motivations pour apprendre est la louange - et non la raillerie. Dieu ne vous humiliera jamais. Il connaît les fautes que vous avez commises, mais il ne se dit jamais : Il ne fera jamais rien de bon. Ce n'est qu'un perdant.

Essayez de complimenter vos enfants lorsqu'ils font quelque chose de bien, et encouragez-les à essayer de nouveau lorsqu'ils échouent. Croyez en eux parce que Dieu croit en vous. Vous ne savez pas comment le Seigneur prévoit utiliser votre fils ou votre fille. C'est pourquoi, prenez le temps de les écouter, instruisez-les dans les voies de Dieu et louez-les pour leurs efforts. Ce faisant, vous verrez qu'ils essaieront de faire encore mieux la prochaine fois, parce que tout le monde, jeunes ou vieux, aime entendre : " Bravo ! "

6. Prière. La plus grande leçon que ma mère m'ait enseignée a été de prier, puis de faire confiance à Dieu pour le résultat. Je peux encore l'entendre dire : " À présent, Charles, il nous faut simplement faire confiance à Dieu. "

Lorsque nous joignons la foi à la prière, notre perspective change. Nous reconnaissons que les problèmes apparemment difficiles et insurmontables sont la responsabilité de Dieu. Si nous essayons d'imaginer toutes les réponses, nos enfants penseront qu'ils doivent faire de même. Cependant, si nous faisons confiance à Dieu avec une calme assurance, parce que nous l'avons prié et lui avons remis nos problèmes, nos enfants imiteront notre foi. La prière et la foi devraient chaque jour faire partie de tout ce que nous faisons.

7. Priorité. Beaucoup de parents vont à l'église le dimanche, et c'est la fin de leur engagement avec Dieu pour la semaine. Du lundi au vendredi, ils commencent la journée par une tasse de café vite avalée, et se précipitent ensuite au travail. Pendant ce temps, les enfants observent leur train de vie et essaient de suivre leur rythme.

Le temps passé en famille est souvent forcé, et notre culte personnel avec Dieu, intercalé entre obligations et activités. Le rythme de la vie est affolant, non seulement pour les adultes, mais aussi pour les enfants qui imitent l'attitude de leurs parents envers le travail, en s'inscrivant à un grand nombre de cours et d'activités parascolaires.

Peu importe à quel point la vie est remplie, faites de Dieu votre priorité, et vous jouirez de ses bénédictions. Le plus beau cadeau qu'une mère puisse offrir à son fils ou à sa fille est celui d'une pieuse dévotion. Si le Seigneur est le centre de votre vie, il vous donnera la sagesse nécessaire pour instruire vos enfants et les préparer pour l'avenir.

Cet article a été traduit et réimprimé avec la permission du magazine En Contact, copyright © 2003 In Touch Magazine, tous droits réservés. Si vous êtes intéressé à vous abonner à En Contact, visitez leur site internet à http://www.encontact.org/.

 

 

www.louange.org


Par Laménorah - Publié dans : La marche avec Dieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Présentation

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés