Catholicisme

Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 22:06


A l'époque où j'étais prêtre catholique, pendant mes quatorze années de quête de l'Evangile, j'avais beaucoup de mal à écouter les évangélistes. Les émissions radiophoniques chrétiennes me disaient constamment tout ce que je devais faire pour accepter Jésus dans mon cœur. De même, les traités chrétiens me disaient à quel point je devais me consacrer et m'engager afin de prendre une décision pour Christ. Après une quête particulièrement douloureuse au cours de laquelle j'entendais constamment répéter ce que j'avais à faire pour être sauvé, j'ai fait cette découverte capitale : la toute première chose à saisir, à propos de l'Evangile biblique, c'est qu'il "concerne le Fils de Dieu, Jésus-Christ notre Seigneur”, comme le dit Paul dans Romains chapitre 1, versets 3 et 5. L'Evangile qui doit être annoncé à tous n'est pas centré sur le fait d'accepter Christ dans notre cœur : il est centré sur Jésus-Christ le Seigneur, sur Sa fidélité, Sa mort et Sa résurrection, et sur le fait que par Sa grâce, nous sommes acceptés en Lui.


L'Apôtre Paul a proclamé haut et fort que l'Evangile était la manifestation de la justice de Dieu ! "Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, attestée dans la loi et les prophètes.” (Romains 3:21). La justice de Dieu est fidélité parfaite envers la loi de Dieu, au fond du cœur et dans la pratique : la sainteté de Dieu n'admet rien de moins. L'Apôtre annonce avec enthousiasme que cette justice est à présent établie, car la fidélité de Christ a été révélée ! Au regard de la nature divine parfaitement sainte, il fallait que le péché fût puni, et que la justice véritable fût établie. Le Seigneur Jésus-Christ a accompli cela, par Sa vie parfaite vécue sous la loi, Sa vie qui inclut le sacrifice parfait de la Croix. L'Apôtre poursuit : "Justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient." (Romains 3:22). La grande nouvelle, c'est que la fidélité absolue qui fut celle du Christ Jésus sous la Loi repose à présent sur tout croyant qui met sa foi en Lui. Elle appartient au croyant, en fait, car il en est revêtu comme d'une robe, ainsi que l'a annoncé la prophète Esaïe : "Je me réjouirai pleinement en l'Eternel, mon âme sera ravie d'allégresse en mon Dieu, car il m'a revêtu des vêtements du salut, il m'a couvert du manteau de la justice.” (Esaïe 61:19). Romains 3:21-22 montre, en termes juridiques, à quel point le vrai croyant est identifié au Seigneur Jésus-Christ. Dieu a offert la justice de Christ aux pécheurs qui croient en Lui. Donc, quand on comprend que la fidélité de Christ est appliquée au pécheur du fait que Christ s'interpose entre Dieu et lui, à cause d'un acte gracieux accompli une fois pour toutes par Dieu seul (Ephésiens 2: 8-9), on voit que Christ a satisfait aux exigences de la loi pour nous. La Bible enseigne que Christ a été, au sens le plus strict, le Substitut et le Représentant des Siens. Selon une initiative divine, et selon Sa libre volonté, Christ a pris sur Lui le passif de tous les Siens et leur a fait don de toute Sa perfection. Comme l'a dit merveilleusement l'Apôtre Jean, "Nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce.” (Jean 1:16).

Comment ne pas évangéliser

Le plus grand obstacle à l'Evangile est le silence. Si nous gardons le silence en espérant que notre vie chrétienne témoignera d'elle-même, nous n'obéissons pas au commandement du Seigneur. Ce commandement, "Allez dans le monde entier, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création” (Marc 16:15), implique que nous avons à annoncer cette Parole aux Catholiques ! La plupart des religieuses, des prêtres, et des anciens Catholiques qui ont été sauvés et libérés du catholicisme disent qu'aucun croyant biblique ne leur a jamais parlé de leur salut. Or Christ a commandé d'annoncer la bonne nouvelle : Il ne nous l'a pas demandé, Il l'a commandé !


Quand on évangélise un Catholique, il faut bien se garder de lui parler d'un processus. Le Catholique a constamment entendu parler des choses qu'il doit faire pour plaire à Dieu. Il y a ceci et cela à faire le premier vendredi, le premier samedi, il y a le scapulaire bleu, et “la petite voie de Sainte Thérèse”. De même, les apparitions parlent de tout ce qu'il faut faire : la vie du Catholique est remplie de “ce qu'il faut faire”. Dans les contacts avec les Catholiques, il faut parler de ce que Christ a fait, et du commandement tout simple qu'Il a donné : Le croire et mettre en Lui notre confiance. Si on dit, par exemple, à un Catholique qu'il doit “accepter Christ dans son cœur”, et “donner sa vie à Christ”, on ne lui dit rien de plus que ce qu'il entend déjà au sein du catholicisme ; parfois, au mot près, ce sont justement ces expressions-là qu'il entend le plus souvent. Il faut donc écarter complètement un tel message si on veut évangéliser selon la vérité. Il nous faut d'abord parler des mauvaises façons d'évangéliser, car elles font beaucoup de mal à l'Evangile véritable.


Une expression particulièrement fréquente dans les milieux évangéliques est celle-ci : “Tu dois accepter de laisser entrer Jésus dans ton cœur”. C'est là une pensée humaniste, et non une pensée biblique. Dans le salut biblique, c'est le croyant qui par grâce est accepté en Christ. Tout le premier chapitre de l'Epître aux Ephésiens est résumé dans le verset 6 : “à la louange de la gloire de sa grâce, par laquelle il nous a rendus agréables en son Bien-Aimé” (trad. David Martin). Employer l'expression “accepter Jésus dans son cœur”, c'est s'y prendre à l'envers. C'est présupposer, à tort, que le salut a lieu dans le cœur humain. L'Ecriture montre invariablement que le salut est en Christ et en Lui seul. En Lui seulement réside cette justice parfaite qui suffit, aux yeux du Dieu Saint, à justifier des pécheurs impies. (voir note 1).


Il est contraire à la Bible de penser que le salut commence, dans un premier temps, par l'entrée de Christ dans le cœur mauvais de l'être humain. Nous touchons là un point essentiel, car l'homme naturel est totalement déficient en lui-même, par lui-même. Ce n'est pas qu'il est faible, et qu'il a besoin d'être stimulé : non, il est spirituellement mort, comme le dit l'Apôtre : "Nous qui étions morts par nos fautes, il nous a rendus à la vie avec le Christ.” (Ephésiens 2:5). L'impie qui est spirituellement mort ne peut être rendu acceptable pour Dieu que s'il est "en Christ”, et tous les enseignements des Apôtres Paul, Jean, et Pierre en témoignent. Alors, et seulement alors, Christ entre dans le cœur humain pour sanctifier celui qui est déjà sauvé. Effectivement, Christ entre dans nos cœurs lorsque nous croyons en Lui, conformément à Sa Parole : "Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure sur le cep, de même vous non plus, si vous ne demeurez en moi.” (Jean 15:4). Il est question, là, de tout le processus de sanctification intérieure, qu'il ne faut surtout pas confondre avec le salut initial, lequel se trouve en Christ.


C'est bien à tort que pour évangéliser on se sert souvent du verset qui suit, car il s'agit en réalité de paroles adressées aux membres de l'Eglise de Laodicée : "Ecris à l'ange de l'Eglise de Laodicée… Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.” Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône.” (Apocalypse 3:14 et 21-22). Là où il s'agit d'enseigner la justification, il est inexcusable de se servir d'Apocalypse 3:20, qui est un message de sanctification. La justification diffère de la sanctification. La sanctification est intérieure et implique une expérience, alors que la justification est objective et juridique. La justification est instantanée et immuable, tandis que la sanctification est progressive, s'accomplissant pas après pas. Beaucoup de ceux qui abusent ainsi de ce passage savent qu'il ne faudrait pas l'employer ainsi, mais pour obtenir ce qu'ils appellent “le succès” dans le témoignage, ils persistent. Ce mauvais usage des Ecritures est chose grave, et peut être cause de damnation ; il est donc important de nous arrêter sur ce point. Très souvent on entend des propos de ce genre :

"Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.” Jésus-Christ veut avoir avec vous une relation personnelle. Si vous le voulez bien, représentez-vous Jésus-Christ qui se tient à la porte de votre cœur (à la porte de vos émotions, de votre intellect et de votre volonté). Invitez-Le à entrer, car Il attend d'être accueilli dans votre cœur et dans votre vie.”

Christ Jésus le Seigneur n'est pas en train d'attendre pour entrer dans le cœur d'un pécheur quel qu'il soit : au contraire, Il commande à tout homme en tout lieu de croire en Lui. Seule la foi en Christ sauve : pas la foi en quelque processus intérieur, cette fausse foi qui vient se glisser à la place de la foi en Lui. On fait alors un bien mauvais usage de ce verset d'Apocalypse 3:20, dans lequel le Seigneur parle de sanctification aux membres de l'Eglise. Il n'y a pas à s'étonner de ce que les ministères qui font un tel usage de ce verset cautionnent aussi “la conversion en tant que processus”, par exemple dans le document “Evangelicals and Catholics Together” (voir note 2) et dans d'autres documents du même genre, inspirés par le faux œcuménisme. Nombreux sont ceux qu'on a trompés sur ce point, et pourtant c'est une question de vie ou de mort : ils ont sincèrement cru qu'ils avaient reçu Christ, alors qu'en réalité, ils avaient cru en un rituel.


Sur ce point-là, les Catholiques peuvent facilement être séduits, et ils croient alors en toute sincérité qu'ils ont reçu Jésus dans leur cœur. Ces personnes restent dans l'Eglise catholique, et croient qu'elles ont ajouté une démarche évangélique à tous leur rituels catholiques. Il est extrêmement grave d'annoncer un faux message de salut.


Donne à Jésus le contrôle de ta vie”, entend-on dire souvent aussi : voilà qui va également contre la pensée biblique. Dire cela, c'est enseigner une erreur, parce que Dieu, Souverain de l'univers, a le contrôle de Sa création. Il est Celui qui "opère tout selon la décision de sa volonté” (Ephésiens 1:11). Personne ne peut donc rien donner à Dieu en échange du salut ; comme le dit l'Apôtre, "Il nous a sauvés, non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde…" (Tite 3:5). Christ Jésus Lui-même a été l'unique sacrifice pour le péché que le Dieu Saint pût accepter, et cette offrande pour le péché a été entièrement complétée à la croix. Le sacrifice pour le péché est achevé. L'être humain est réconcilié avec Dieu par la foi en Jésus-Christ, et non en s'engageant à permettre à Dieu de “contrôler” sa conduite. Le contrôle de la conduite est un processus qui suit le salut, mais ce n'est pas ce qui permet d'être sauvé.


Donne ta vie à Jésus (et tu seras sauvé)”, entend-on également. Pour plusieurs raisons, il s'agit d'un faux enseignement. D'abord, c'est exactement l'inverse qui est vrai. Le Seigneur Jésus "s'est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher au présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père." (Galates 1:4). Aucun verset de la Bible ne dit jamais que celui qui est perdu et spirituellement mort puisse “donner” quoi que ce soit, pas même sa vie, pour être sauvé. La vie éternelle est le don gratuit de Dieu. "Le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur.” (Romains 6:23). On ne “donne” strictement rien en échange d'un “don gratuit”. Le Seigneur Dieu Tout-Puissant donne ce don gratuit de la vie éternelle ; comme le dit l'Apôtre Jean. "Et voici ce témoignage : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.” (1 Jean 5:11).


Une parole comme “donne ta vie à Jésus” présuppose, à tort, que nous avons quelque chose à donner à Dieu, quelque chose qui soit digne de Lui. Celui qui est spirituellement mort ne peut rien donner pour être sauvé de ses péchés, parce que l'homme est spirituellement mort dans son péché. Si on exhorte un Catholique à “donner sa vie à Jésus” pour être sauvé, il pensera probablement qu'il doit donner son temps, ses services, ses œuvres et son argent, etc., et qu'alors il sera en règle avec Dieu. Ce genre de propos peut donc conduire directement à un “Evangile” des œuvres, incapable de sauver qui que ce soit. La personne est réconciliée avec Dieu par la foi seule, en Christ seul, et rien d'autre. "C'est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, mais c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.” (Ephésiens 2:8-9).


Ce sont là quelques exemples des moyens humanistes par lesquels certains évangélistes actuels communiquent ce qu'ils prennent pour l'Evangile, mais cette façon de faire montre simplement l'abandon de l'Evangile véritable dont nous sommes témoins actuellement. Il importe d'alerter le peuple de Dieu, pour qu'il communique un message véridique.


Présenter l'Evangile selon la Bible


Tout d'abord, Dieu commande à tous les hommes de croire au Seigneur Jésus. Le Seigneur résume bien ce commandement quand Il déclare : "Ce qui est l'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé.” (Jean 6:29). De même, l'Apôtre Paul déclare : "Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille.” (Actes 16:31). Le Seigneur montre la place centrale que tient la foi quand Il dit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.” (Jean 6:47). Il résume la situation en un mot : "Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui." (Jean 3:36). Le Seigneur Jésus-Christ explique clairement pourquoi il en est ainsi : "Celui qui croit en lui n'est pas jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et voici le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.” (Jean 3:18:19).


Une fois que nous savons que Dieu nous commande de croire, il nous faut ensuite comprendre que sans la grâce de Dieu, personne ne peut croire. La plus haute expression de l'amour de Dieu, c'est sa grâce. Ce mot exprime la nature même de la bienveillance de Dieu. "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique ; afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. " (Jean 3:16). C'est pourquoi l'Ecriture insiste sur ce point, "afin de montrer dans les siècles à venir la richesse surabondante de sa grâce par sa bonté envers nous en Christ Jésus.” (Ephésiens 2:7). Le salut n'émane nullement de celui à qui nous apportons un témoignage ; il procède uniquement de la bonté et de la miséricorde de Dieu.


La tension biblique entre ces deux éléments (à chacun il est ordonné de croire, mais sans la grâce de Dieu, il est impossible de croire) doit apparaître clairement quand nous témoignons auprès des Catholiques. Cette tension apparaît dans certains passages bibliques, par exemple Jean 1:12-13 : "Mais à tous ceux qui l'ont reçue, elle [la Parole vivante, Jésus] a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, et qui sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. Ces deux aspects apparaissent aussi dans la prédication de l'Apôtre Paul : "Vous donc, frères, sachez-le bien : par lui le pardon des péchés vous est annoncé, et en lui quiconque croit est justifié de tout ce dont vous ne pouviez pas être justifiés par la loi de Moïse.” (Actes 13:38-39). De même, l'Apôtre Pierre enseigne que la vraie foi qui sauve, celle qui permet de croire, nous la recevons de Dieu : "Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ.” (2 Pierre 1:1). Le Seigneur veut montrer, au travers de ces versets, que nous devons croire en Jésus-Christ pour être sauvés, mais que pour croire nous avons besoin de la grâce. Lorsque nous témoignons, il faut montrer que toute personne doit croire en Jésus-Christ pour être sauvé, mais que pour ce faire, il faut rechercher la grâce auprès du Seigneur. Tous ceux qui parviennent au repos de la foi en Christ Jésus sont convaincus, non seulement du caractère mauvais du péché, mais encore du fait que la capacité même de croire est un don à recevoir de Dieu. Paul insiste sur la gratuité de ce don : "Et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ Jésus." (Romains 3:24). La grâce est un cadeau, entièrement gratuit et immérité. Nous ne pouvons rien faire pour en être dignes ; elle s'oppose à tout ce qu'il serait possible de nous procurer par nos efforts personnels, et à tout ce que nous pourrions jamais revendiquer.

La repentance

Pour croire en Christ, mettre en Lui notre confiance, et nous approcher de Lui, nous rencontrons une difficulté importante dont les témoignages et les traités actuels font rarement état. Dans la Bible, cependant, cet élément capital de la foi est souvent mis en premier. Le message du Seigneur Jésus-Christ est : "Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle." (Marc 1:15). Il est venu "appeler des pécheurs à la repentance” (Marc 5:32). Il insiste en répétant : "Si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement.” (Luc 13:3 et 5). Le Seigneur ressuscité enjoint dans Sa Parole que "la repentance en vue du pardon des péchés" soit prêchée "en son nom à toutes les nations…" (Luc 24:47). L'Apôtre Pierre proclame : "Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés !" (Actes 3:19). Partout où il allait, Paul a annoncé "la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d'œuvres dignes de la repentance.” (Actes 26:20), "en proclamant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus.” (Actes 20:21).


La repentance est tellement essentielle dans la foi salvatrice, qu'en l'absence de repentance, on n'a pas la foi qui sauve. La conviction de péché est la première œuvre du Saint-Esprit dans la vie de ceux qui sont perdus. “Et quand il [le Saint-Esprit] sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement.” (Jean 16:8). Sans conviction de péché, on n'est pas sauvé. L'Ecriture dit de Jésus : "C'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.” (Matthieu 1:21). La repentance fait toujours partie de la foi en Christ, parce que Christ n'est pas venu sauver les hommes dans leur péchés, mais de leur péchés. "Dieu…annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se repentir.” (Actes 17:30).


Pour les Catholiques pieux et consacrés, le péché dont il est le plus difficile de se repentir est celui d'avoir fait confiance à leur religion pour être sauvés. (Voir notre 3). Cette parole si forte, adressée par Jésus aux Pharisiens, est ici de mise : 'Si vous ne croyez pas que Moi je suis, vous mourrez dans vos péchés." (Jean 8:24). Etant donné que les Catholiques croient que leur Eglise détient toutes les ressources nécessaires au salut, de ce fait ils renient dans la pratique la Personne de Jésus, tout comme ces Pharisiens. Pour amener de tels Catholiques à la repentance, une parole efficace peut être celle-ci : “Si vous restez dans vos traditions, vous allez mourir dans vos péchés. Faites confiance à Christ seul, et non à une Eglise quelle qu'elle soit, et connaissez la vie éternelle qu'Il est seul à donner.”


La méthode biblique


La méthodologie biblique est une partie importante de la vérité de Dieu. Le Seigneur avait sa méthode d'évangélisation, qui consistait essentiellement à poser des questions, et à proclamer la nécessité de la repentance comme nous venons de le voir. La méthode biblique est donc de poser des questions, comme le faisait le Seigneur Lui-même.


Quelques exemples de questions

  1. Comment des pécheurs tels que nous peuvent-ils se tenir en présence de Dieu, qui est absolument Saint ?

  2. Quel est ton objectif dans la vie ? Puis, après la réponse : “En présence du Dieu Très Saint, quel est ton objectif ?

  3. Quel est le message central de la Bible ?

  4. Comment toi et moi pouvons-nous obtenir la vie éternelle ?

  5. Pourquoi le Christ, qui n'avait aucun péché, est-Il mort sur la croix ?

  6. Dieu est Sainteté absolue, et nous sommes tous pécheurs ; comment, donc, un homme quel qu'il soit peut-il entrer en relation avec Lui ?

  7. Pourquoi le Christ a-t-Il dit aux Pharisiens : "Si vous ne croyez pas que Moi je suis, vous mourrez dans vos péchés” ? (Jean 8:24).

  8. Avez-vous lu votre Bible aujourd'hui ?


Le salut est dans le Christ Jésus


L'Ecriture montre clairement que c'est en Christ que se trouve le salut. Par exemple, dans Les deux premiers chapitres de l'Epître aux Ephésiens, on trouve 18 fois une expression telle que "en Christ”, "en qui”, "en lui”, "dans le Bien-Aimé”. Il en est de même dans toutes les lettres de l'Apôtre Paul. Toujours il est écrit que le salut consiste à être en Christ. En donnant son témoignage personnel, l'Apôtre Paul dit que son but est "de gagner Christ, et d'être trouvé en lui non avec une justice qui serait mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est obtenue par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi.” L'Apôtre Jean écrit de même que la vie éternelle est en Christ, et qu'elle s'obtient par la foi en Lui. "Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître celui qui est le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C'est lui le Dieu véritable et la vie éternelle.” (1 Jean 5:20).


Ce que l'Ecriture nous commande, c'est : "Crois au Seigneur Jésus et tu sera sauvé”, ou encore, pour citer les paroles de Jésus Lui-même, "Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé.” Quand on apporte un témoignage à un Catholique, il est absolument capital de montrer que le salut est en Christ et non dans le croyant. (Voir note 4). Toute expression qui met l'accent sur le cœur humain plutôt que sur Christ est dénuée d'efficacité, parce qu'elle n'est pas en accord avec la Parole écrite. Le principe du salut biblique, c'est de croire en Christ Jésus et rien qu'en Lui !


Quand quelqu'un s'approche de Christ, c'est le Père qui a l'initiative, car c'est Lui qui attire vers Christ. "Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire ; et je le ressusciterai au dernier jour” (Jean 6:44). Le salut est accompli par la grâce de Dieu, et rien que par elle. C'est le don gratuit qu'on reçoit par la foi, et rien que par elle. Venir à Christ, c'est avoir dès maintenant la vie éternelle, et cette vie atteindra la plénitude de sa gloire dans le ciel. Lorsque nous rendons témoignage, si nous disons qu'il faut croire “pour pouvoir entrer au ciel”, on se centre non plus sur la Personne de Dieu, mais sur le bien-être de l'homme ; de plus, on passe à côté du fait que par cette précieuse foi qui est dès maintenant la nôtre, nous avons déjà la vie éternelle. Plutôt que de parler de pouvoir entrer au ciel, il nous faut dire à ceux qui sont perdus : "La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui qui tu as envoyé, Jésus-Christ.” (Jean 17:3). Aux Catholiques, il nous faut donner les paroles mêmes de la Bible, que nous soyons au supermarché, chez le coiffeur, ou en conversation au téléphone : car “Ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant, vous ayez la vie en son nom.” (Jean 20:31).


Le résumé que donne l'Apôtre Paul de l'Evangile, par exemple, montre exactement ce que signifie le salut. "Celui qui n'a pas connu le péché, il [Dieu] l'a fait (devenir) péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.” (2 Corinthiens 5:21). Le Christ Jésus n'a pas été “fait péché” par une quelconque “infusion” de vice ou de péché, pas plus que le pécheur n'est “rendu juste” par une “infusion” de sainteté. Personnellement, le Seigneur était absolument saint, mais en tant que substitut du croyant pécheur, Il s'est rendu juridiquement responsable face à la colère de Dieu. Dans tout ce que le Christ a accompli, Sa fidélité, qui culmine dans Sa mort sur la croix, avait pour but de faire porter au crédit du croyant la justice qui était Sienne. Juridiquement parlant, Dieu a fait que Christ devînt "péché pour nous.” Il a été “fait péché” parce que les péchés de tous les Siens ont été transférés sur Lui. De la même manière, Dieu attribue au croyant la justice de Christ. C'est très clair : le salut est un acte divin, juridique, gracieux, par lequel le pécheur qui croit est légalement rendu juste devant Dieu, en Christ Jésus.


Lorsqu'on attribue tout le crédit à Dieu et à Sa grâce, et quand on se sert de Sa puissante Parole écrite en témoignant, Dieu sauve le pécheur et manifeste Sa puissance, Son amour, et Sa miséricorde. Et comme l'Apôtre l'a proclamé, tout cela conduit à "célébrer la gloire de sa grâce.” (Ephésiens 1:6).


Notes :


  1. Voir Romains 4: 5-8 ; 2 Corinthiens 5:19-21 ; Romains 3:22-28 ; Tite 3:5-7 ; Ephésiens 1:7 ; Jérémie 23:6 ; 1 Corinthiens 1:30-31 ; et Romains 5:17-19.

  2. "La conversion consiste à passer d'un mode de vie donné à un nouveau mode de vie portant la marque de la nouveauté de Christ. Il s'agit d'un processus continu, si bien que toute la vie du chrétien devrait être un passage de la mort à la vie, de l'erreur à la vérité, du péché à la grâce. Notre vie en Christ exige une croissance continuelle dans la grâce de Dieu." "Evangelicals and Catholics Together : The Christian Mission in the Third Millennium", 1994. (Evangéliques et Catholiques ensemble : la mission des Chrétiens au cours du troisième millenium.)

  3. Cette façon de penser fait partie de l'enseignement officiel de l'Eglise catholique romaine . "'Croire' est un acte ecclésial. La foi de l'Eglise précède, engendre, porte et nourrit notre foi. L'Eglise est la mère de tous les croyants. 'Nul ne peut avoir Dieu comme Père qui n'a pas l'Eglise pour mère.'" Catéchisme de l'Eglise Catholique, paragraphe 181. Editions Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris 1998.

  4. Dans Jean 1:12, nous lisons : "A tous ceux qui l'ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom.” L'expression "tous ceux qui l'ont reçue”, dans Jean 1:12, s'applique à ceux qui croient en Christ, si bien que “l'avoir reçu” veut Lire “Le connaître, et par là mettre notre confiance en Lui”.

 

Richard Bennett a passé vingt et un ans en tant que prêtre de paroisse catholique à Trinidad dans les Antilles. En 1972, après un accident qui a failli lui coûter la vie, il s'est mis à étudier sérieusement la Bible. Au cours des quatorze années qui ont suivi, il a comparé catholicisme et vérité biblique : en 1986, il a été convaincu par le message de l'Evangile. Sauvé par la seule grâce de Dieu, il a alors officiellement quitté l'Eglise catholique et la prêtrise. Il a fondé un ministère d'évangélisation en faveur des catholiques, l'association "Berean Beacon" (Le Phare de Bérée). L'adresse de son site Internet est : www.bereanbeacon.org, et celui de sa rubrique en français : www.bereanbeacon.org/languages/francais

Par Laménorah - Publié dans : Catholicisme
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 20:52

605 années d'Inquisition, un petit rappel historique à la venue du pape en France.

Il importe que les Français sachent ce qu'est l'Inquisition, instituée en France en 1203 sous l'autorité du pape Innocent III. Les Albigeois, ces chrétiens dont la vie reflète leur consécration, avaient des villes un peu partout en France méridionale. Ils furent détruits par les armées de la Rome papale qui se livrèrent à d'atroces massacres. Dans la France du sud-est et dans la vallée du Piémont italien, les Vaudois subirent aussi, siècle après siècle, les persécutions des armées de l'Inquisition.

Par sa sévérité, sa durée et son étendue, l'Inquisition s'avère plus épouvantable encore que les atroces événements de l'Holocauste, ces six années de tortures et d'atrocités infligées aux Juifs par Hitler et les Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Des historiens sérieux et crédibles estiment que depuis les débuts de la papauté jusqu'à nos jours, plus de cinquante millions d'hommes et de femmes ont été massacrés pour "hérésie" par la Rome papale. (Voir "The History of Romanism" de John Dowling, et les ouvrages sur l'Inquisition de Lea, Vancandard, Maycock, Coulton, et Turberville.) Les chambres de torture inquisitoriales, instituées par Innocent III en 1203, se perpétuèrent pendant 605 ans dans les nations sous le contrôle de Rome, jusqu'à l'abolition de l'Inquisition en Espagne et au Portugal en 1808.

Nous vous invitons à visionner cette vidéo sous-titrée en français. Veuillez la faire connaître autour de vous, car elle contient d'importantes données historiques.

http://www.blogdei.com/index.php/2008/09/09/4147--video-605-annees-d-inquisition-un-petit-rappel-historique-a-l-occasion-de-la-venue-du-pape-en-france





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Par Laménorah - Publié dans : Catholicisme
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 09:34


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En 1950, le Plan Schuman proposa la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier à l'industrie franco-allemande, afin de poser les bases de l'union économique européenne. Cette fusion économique partielle de deux ennemies historiques avait pour but d'établir une paix durable entre elles. Robert Schuman, ministre français des Affaires Etrangères, et Konrad Adenauer, le Chancelier allemand, signèrent un accord, Le Traité de Paris, en tant que co-fondateurs de la communauté franco-allemande du charbon et de l'acier. Tout comme leurs collègues Jean Monnet et Paul Henri Spaak, ils étaient l'un et l'autre des catholiques romains fervents qui avaient, pour l'après-guerre, la vision d'une succession de papes œuvrant tous à unir l'Europe et à y restaurer le catholicisme. Adenauer et Schuman, avec Alcide de Gasperi, ces trois "pères fondateurs" sont en passe d'être inscrits au rang des "Saints" par le Vatican : telle est la récompense qu'on leur accorde pour avoir fondé la nouvelle Europe "selon des principes catholiques romains".

 La Communauté Economique Européenne ou C.E.E. fut établie en 1957 par le Traité de Rome. Elle permit à l'Italie, à la Hollande, à la Belgique et au Luxembourg de rejoindre la France et l'Allemagne. Elle ôta les barrières commerciales entre les états membres et unifia leur politique économique.

Si on a suffisamment d'endurance pour lire ce long et grandiloquent Traité (disponible en français à l'adresse http://europa.eu.int/abc/obj/treaties/fr/frtoc05.htm), on découvre que le but du projet a toujours été de promouvoir l'union politique sous couvert de l'union économique, en allant toujours "vers une union plus étroite ". (15)

 En 1962 on introduisit la Politique Agricole Commune unifiant le marché européen et la politique de fixation des prix, ce qui a constamment favorisé les agriculteurs français. Le "Northwest Technocrat" (le Technocrate du Nord-Ouest) fit alors le commentaire suivant à propos du développement du projet européen à cette époque : "En Europe, le fascisme est sur le point de renaître sous l'habit respectable de l'homme d'affaires, et pour finir, le Traité de Rome sera mis en œuvre dans toutes ses dimensions. Il n'est pas mort, le vieux rêve du retour au pouvoir d'un Saint Empire Romain qui dominera et canalisera les prétendues forces de la chrétienté occidentale ; ce rêve-là rôde dans les antichambres de toutes les capitales du Continent européen occidental, tant les leaders du Marché Commun sont déterminés à restaurer le Saint Empire Romain et tout ce qu'il signifie !" (16)

 Près de trente ans plus tard, le Sunday Telegraph de Londres manifestait le même souci, dans un article important intitulé: " Un Saint Empire Romain, aujourd'hui ? " En voici un extrait :

 "Le Vatican, on le sait, a des plans séculaires. Le Pape Jean-Paul II est le Pape le plus politique de l'époque moderne. Pour le Pape, l'élan fédéraliste du Marché Commun, la perspective de l'adhésion de pays d'Europe de l'Est, et le chaos de l'ex-Union Soviétique offrent vraisemblablement au catholicisme ses meilleures chances d'accroître son pouvoir politique depuis la chute de Napoléon ou depuis la Contre-Réforme. Le Marché Commun lui-même a fait ses débuts grâce à l'inspiration de politiciens catholiques, à savoir l'Allemand Adenauer, Paul Henri Spaak, Jean Monnet et Robert Schuman… La Charte Sociale de l'Union Européenne et le socialisme de Jacques Delors, le Président de la Commission Européenne, sont tout imprégnés de la doctrine sociale du catholicisme. Si le Fédéralisme européen l'emporte, l'Union Européenne prendra la forme d'un Empire. Elle n'aura pas d'empereur, mais elle aura le Pape. On conçoit difficilement que Wojtyla n'ait pas conscience de cela ". (17)

 En 1967, le Premier Ministre Harold Wilson annonça que la Grande-Bretagne allait poser sa candidature à l'Union Européenne (au Marché Commun). Lors d'un référendum, les Britanniques votèrent en faveur de ce projet, croyant qu'il s'agissait d'adhérer à une organisation commerciale plus étroite, à une sorte de club, et non d'être entraînés dans un super-état en voie de formation. Malheureusement, Le Traité de Rome eut aussi peu de lecteurs que Mein Kampf dans les années 1930. Les politiciens et ceux qui influencent l'opinion publique auraient dû être moins naïfs, mais ils se laissèrent raconter que l'adhésion à la CEE n'entraînerait aucune perte de la souveraineté nationale.

En 1973, le Premier Ministre Edward Heath, qui pour sa part n'avait rien d'un naïf, engagea la Grande Bretagne à devenir membre de la CEE. L'Irlande et le Danemark adhérèrent au cours de la même année. En 1979, le Parlement Européen s'installa à Strasbourg et organisa ses premières élections directes. On prit soin d'éliminer le mot "économique" du nom du projet, désormais appelé "Communauté Européenne" (CE). La Grèce adhéra à la CE en 1981, l'année de l'Acte Unique Européen (AUE) qui organisa le passage graduel du pouvoir exécutif, législatif et judiciaire des états membres aux mains des "instances" de la Communauté Européenne. L'Espagne et le Portugal devinrent membres en 1986, portant alors le total à douze états membres. En 1990, l'Allemagne de l'Est devint membre au titre de l'Allemagne réunifiée.

 En février 1992 le Traité de Maastricht ou Traité de l'Union Européenne fut signé à Maastricht en Hollande par les Ministres des Affaires Etrangères et les Ministres des Finances des états membres. Son but était d'associer les douze nations pour qu'elles coopèrent "en union toujours plus étroite" dans toute une série de domaines autres que l'économie et le commerce. C'est pourquoi on donna à la Communauté Européenne le nom d'Union Européenne. Le Traité de Maastricht établit l'union économique et monétaire, ce qui devait aboutir à une monnaie unique pour tous les etats membres. La dimension religieuse n'était pas visible ; elle n'en était pas moins la clé de ce qui se mettait alors en place. Au nombre des leaders européens qui influencèrent le plus activement le programme de Maastricht étaient Jacques Delors et le Premier Ministre hollandais Ruud Lubbers, l'un et l'autre anciens élèves des Jésuites. Il y avait aussi de fervents catholiques, comme le Chancelier allemand Kohl et le Premier Ministre espagnol, Felipe Gonzales. Ces quatre leaders sont tous le produit du Mouvement Social Catholique Romain, pour lequel "il n'y a pas de tâche plus noble que d'unifier notre continent", et qui considère le concept de l'Europe unie comme une idée essentiellement catholique.

 Vint ensuite Le Traité d'Amsterdam en 1997, un cran de plus dans l'engrenage de cette "union toujours plus étroite". En fait, cela veut dire que la souveraineté nationale est encore réduite, selon le principe de "l'acquis communautaire", comme quoi "ce qui a été acquis ne peut être ôté". Le Traité d'Amsterdam donnait encore plus de pouvoir à la Commission non-élue, et surtout à son Président non-élu qui est l'initiateur, l'administrateur, le médiateur, le négociateur le gardien des traités. Le Traité de Nice, signé par le Premier Ministre Tony Blair en Décembre 2000 est le dernier de cette série de traités qui ont peu à peu ôté au Royaume-Uni sa souveraineté. C'est finalement à Nice que l'on institua irrévocablement l'Union Européenne en tant qu'état fédéral souverain. Un nouveau Code Pénal européen, le Corpus Juris, va remplacer le code pénal britannique que nous connaissons si bien et depuis si longtemps. Ce nouveau code a éliminé des éléments essentiels, par exemple le jugement par jury et l'Acte "Habeas Corpus" qui protège le citoyen des arrestations arbitraires (18).

 L'Union Européenne et le pouvoir suprême

 Même avant l'entrée en vigueur du Traité de Nice, la Convention Constituante de l'Union Européenne, présidée par l'ancien Président de la République Française, Valéry Giscard d'Estaing, a produit sa première version d'une Constitution Européenne en Octobre 2002. Le 13 juin 2003, la version définitive du "Traité établissant une Constitution pour l'Europe" vit le jour. Les lignes qui suivent sont extraites du quotidien londonien le "Daily Telegraph".

 "Aux accents de l'Hymne à la Joie de Beethoven, la Convention pour l'avenir de l'Europe a proclamé hier son adhésion à une constitution écrite destinée à une vaste Union Européenne de 450 millions de citoyens reliant l'Orient à l'Occident. Valéry Giscard d'Estaing, qui avait présidé cette assemblée de 105 membres, a élevé devant tous le document en disant : 'Nous avons semé une graine, et j'ai l'assurance que cette graine croîtra et produira du fruit. L'Europe fera entendre et respecter sa voix sur la scène internationale…. Nous avons une Europe qui possède une identité légale, une monnaie unique, une justice commune, une Europe qui est sur le point d'avoir ses propres forces de défense.' On n'a procédé à aucun vote. Monsieur Giscard, dont les manières autocratiques sont devenues proverbiales au cours de seize mois de débats houleux, a simplement discerné qu'il y avait consensus chez les Parlementaires, les Membres du Parlement Européen, et les délégués des nations. Rares étaient ceux qui auraient accepté de gâcher la fête en criant "Faute !"… La Constitution fait de l'Europe une "personne morale" pleinement légale et décide que le droit européen aura préséance sur le droit des Etats membres. Elle ôte au Parlement britannique le droit de légiférer dans la plupart des domaines touchant à la vie de la nation : l'agriculture, la justice, l'énergie, la politique sociale, la cohérence économique, les transports, l'environnement, la santé publique, à moins que Bruxelles ne renonce de plein gré à ses pouvoirs ". (19)

Si la nouvelle Constitution est acceptée, l'Union Européenne cessera d'être une organisation liée par des traités et au sein de laquelle les Etats membres prêteront de plein gré leurs pouvoirs à Bruxelles dans certaines situations particulières, pour les reprendre ensuite. C'est plutôt l'Union Européenne qui sera la source de puissance, ayant la possibilité de signer de plein droit des traités internationaux. Elle aura son propre Président, son Ministre des Affaires Etrangères, sa politique étrangère, son propre Parlement, sa Cour Suprême, son drapeau, son hymne et sa monnaie. Elle sera devenue un état souverain, un super-état fédéral. Les constitutions des états membres seront soumises à cette constitution supérieure et perdront leur souveraineté. Ce nouvel ordre sera irréversible. Monsieur Giscard a clairement précisé que le veto national serait aboli dans 50 nouveaux domaines, notamment l'immigration et le droit d'asile ". (20)

 Les nouvelles règles de la Constitution de l'Europe stipulent qu'aucune nation ne sera autorisée à quitter l'Union à moins qu'une majorité des deux tiers des pays membres n'approuve cette sécession.

 Un même esprit de domination

L'Union Européenne sera compétente "dans tous les domaines de la politique étrangère, y compris dans la mise au point progressive d'une politique de défense commune" ; les décisions les plus importantes devront cependant être prises à l'unanimité. La Cour de Justice Européenne sera nantie de pouvoirs étendus et s'assurera que les états membres "soutiennent activement et sans réserve la politique étrangère et la politique sécuritaire communes." L'article 8 du projet constitutionnel impose également aux états membres "l'obligation de coopérer loyalement avec l'Union" et confirme la prééminence du droit de l'Union Européenne sur le droit des états membres (21). Un Ministre de la Justice de l'Union Européenne aura la possibilité de poursuivre en justice les auteurs de "crimes transfrontaliers", appellation qui peut s'appliquer à tout et n'importe quoi et qui fera de Bruxelles l'instance judiciaire suprême de toute l'Union Européenne. Cette Constitution n'offre aucune garantie sérieuse à la démocratie : de toute évidence, elle a été faite pour renforcer la structure du pouvoir dont bénéficieront les élites européennes. Il ne fait guère de doute qu'on a l'intention de la faire passer en force en limitant le plus possible les occasions de l'examiner démocratiquement.

 Cet esprit de despotisme absolu qui doit gouverner l'Union Européenne rappelle dangereusement l'esprit qui régit le Vatican : "Le premier siège n'est jugé par personne " (22). La marque laissée par Rome au cours de l'histoire a toujours été : "je n'ai de comptes à rendre à personne". Ses lois déclarent aussi : "Parmi les causes dont il s'agit au Canon 1401, seul le Pontife Romain a le droit de juger : 1° les personnes qui exercent la magistrature suprême de l'Etat ... " (23). Ce même esprit de despotisme caractérise les deux systèmes, et constitue un appel pressant à une prudence extrême.

 

"L'abandon de mille ans d'histoire"

 Le traité établissant la nouvelle Constitution devra être approuvé par la Conférence Intergouvernementale en 2004. Sa portée est plus vaste que celle de tous les traités précédents. Derek Heathcote-Amory, qui représentait le Parti Conservateur à la Convention sur la Constitution, dit avec raison que ce traité "a une portée dépassant celle des traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice réunis". La plupart des Britanniques n'ont pas vraiment compris les implications de ces changements énormes, de cet "abandon de mille ans d'histoire". Peu à peu, traité après traité, d'abord la CEE, puis la CE, ensuite l'Union Européenne ; les gens se sont tellement habitués à entendre parler de l'Europe que cela les ennuie à présent. Ils ont entendu beaucoup d'histoires effrayantes au sujet de Bruxelles, on leur a parlé de prétendus dangers menaçant leur indépendance et leur souveraineté, et tant d'eurosceptiques ont crié "Au loup !" Ils ont entendu ces choses-là toute leur vie, mais après tout, la Grande-Bretagne est la quatrième puissance économique du monde, et dans l'ensemble, ils ont prospéré. Mais le problème, c'est qu'à présent le loup est à la porte !


 

Par Ménorah - Publié dans : Catholicisme
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 09:23

Article de Michael de Semlyen et Richard Bennett

 Source : http://www.bereanbeacon.org/articles/rome_and_european_union.htm

 Introduction

 

Aucune institution européenne n'a été plus puissante que le Vatican, et quoique son influence ait décliné à l'époque de la Réforme, il a nettement repris vigueur au cours des deux siècles passés. Les nations européennes protestantes qui avaient rejeté le joug religieux, politique, et économique d'une Eglise Romaine totalitaire semblent être à nouveau en passe de l'accepter aveuglément.

 Etant exempte d'impôts en Italie, la Banque du Vatican est en mesure de manipuler nombre des plus importantes multi-nationales dans le monde. Cette influence-là est peu de chose, cependant, à côté du pouvoir qu'elle exerce dans la sphère politique et religieuse. L'auteur de l'ouvrage "Inside the Vatican", un prêtre Jésuite, écrit ceci : "Malgré l'importance de la papauté dans l'Eglise catholique, malgré son rôle prééminent dans les affaires internationales, son fonctionnement interne est largement ignoré des Catholiques, des leaders mondiaux, et du monde dans son ensemble" (1).

 Ce manque de connaissances est particulièrement flagrant en ce qui concerne le rôle joué par le Vatican dans la construction de l'Union Européenne. Si les nations protestantes de l'Europe veulent rester libres, il faut qu'elles se penchent sur la question de Rome et de l'Union Européenne pour l'apporter à notre Dieu dans la prière. Sinon, elles ne risquent rien de moins qu'un retour de l'Inquisition.

 Nous invitons les lecteurs à examiner avec le plus grand soin cette étude au sujet d'une des institutions les plus puissantes du monde actuel. Notre but est de donner l'alerte, et d'encourager d'autres à le faire également.

La Rome papale et l'Union Européenne

 La Rome papale jouit, dans une large mesure, du respect et de l'admiration du monde. Bien organisée, digne, détentrice d'autorité, elle offre l'image de la réussite. La personne du pape reste nimbée d'éloges inconditionnels d'un pontificat à l'autre ; l'Eglise de Rome est seule à connaître cet avantage auquel aucune autre institution au monde ne peut prétendre. Quand Rome se prononce sur une question morale, ses paroles ont un poids considérable. La papauté jouit d'une considération telle qu'il se trouve même des Evangéliques pour l'accepter, et la plupart de ces derniers ont cessé de contester ses doctrines.

 Pourquoi donc prendre position contre ce flot d'approbations que nous observons actuellement ? Nous le faisons parce que le Seigneur Dieu nous commande de proclamer Sa vérité et d'avertir de Sa part. En effet, toutes choses ne sont pas ce qu'elles paraissent être. Nous croyons que le grand prédicateur britannique, feu Martyn Lloyd-Jones, a vu juste quand il a déclaré : "L'Eglise Catholique Romaine est une contrefaçon, un faux-semblant ; elle représente une des pires formes de prostitution, une des plus diaboliques. Elle maintient les âmes des siens dans une captivité absolue : et tout comme le communisme et le nazisme, elle est elle-même un système totalitaire". (2)

Les déclarations papales au sujet de l'Europe

 Le 31 août 2003, le Pape Jean-Paul II a confié l'avenir de la nouvelle Europe à la Vierge Marie. L'agence de presse catholique Zenit évoque cet événement en ces termes :

 "C'est entre les mains de Marie qu'il a placé l'Europe, afin que ce continent devienne 'une symphonie de nations qui s'engagent à bâtir ensemble une civilisation d'amour et de paix.' Dimanche dernier, le Saint Père a demandé instamment que la version définitive de la Constitution de l'Europe reconnaisse explicitement les racines chrétiennes du Continent, car 'ces racines sont la garantie de son avenir'." (3)

L'enseignement officiel de Rome montre bien que cette déclaration sur "les racines chrétiennes du Continent" est un trompe-l'œil. Quand le Pape ou son Eglise emploient le mot "chrétien", en fait ils veulent dire "catholique romain". Un décret officiel récent de Rome condamne "la tendance… à lire et interpréter la Sainte Ecriture en-dehors de la Tradition et du Magistère de l'Eglise." (4)

Rome proclame officiellement que l'Eglise Chrétienne, l'Eglise de Christ n'est autre que l'Eglise catholique. Son décret est rédigé en ces termes : "Il existe donc une unique Eglise du Christ, qui subsiste dans l'Eglise Catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Evêques en communion avec lui." (5)

De même que les nazis ont déclaré que les non-aryens étaient non-humains, de même l'Eglise de Rome déclare que les autres églises sont des non-églises. Voici sa déclaration officielle : "Les communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'Episcopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des églises au sens propre" (6). Dans le même document, Dominus Iesus (5 septembre 2000), la note 51 fait référence à un décret qui affirme : "Nous déclarons, disons, précisons et proclamons à toute créature humaine que pour son salut elle dépend entièrement, par nécessité, du Pontife de Rome." (7)

 Ainsi la pensée de Rome s'exprime au travers de ses décrets officiels. Lorsque les pays protestants auront pris des engagements envers cette entité supra-nationale qu'est l'Europe et envers la constitution européenne, le plan du Vatican pour "rechristianiser" l'Union Européenne sera mis en œuvre. Comme l'a dit le "Sunday Telegraph" de Londres, "Le Pape se prépare tranquillement à revêtir le manteau qui est le sien, avec la solennelle conviction que c'est une charge de droit divin : son manteau de nouveau Saint-Empereur Romain, afin d'étendre son règne de l'Atlantique jusqu'à l'Oural ." (8)

Le Vatican et sa "contribution unique" à l'Union européenne

 

L'Union Européenne possède déjà la plupart des attributs que requiert une nation. Elle a son passeport, son drapeau, sa monnaie unique, et son hymne. Elle est également en train d'introduire dans sa Constitution les autres caractéristiques des nations, à savoir : un président, des ambassadeurs internationaux, et un secrétaire des affaires étrangères. Le Vatican prend soin de conférer une âme à toute cette organisation, en déclarant qu'il peut "offrir une contribution unique à l'édification d'une Europe ouverte au monde.".

 Dans l'encyclique "Ecclesia in Europa", le Pape fait la déclaration suivante : "Une et universelle, tout en étant présente dans la multiplicité des églises particulières, l'Eglise catholique peut offrir une contribution unique à l'édification d'une Europe ouverte au monde. De l'Eglise en effet se dégage un modèle d'unité essentielle dans la diversité des expressions culturelles, la conscience d'appartenir à une communauté universelle qui s'enracine dans les communautés locales mais ne s'épuise pas en elles, le sens de ce qui unit au-delà de ce qui distingue." Encyclique Ecclesia in Europa (9)

 "Les Eglises particulières en Europe ne sont pas de simples entités ou organisations privées. En réalité, elles déploient leur action dans une dimension institutionnelle spécifique qui mérite d'être mise en valeur sur le plan juridique, dans le plein respect du bon ordonnancement civil." Encyclique Ecclesia in Europa (10)

 "Les Eglises particulières de l'Europe": voilà une expression trompeuse. Le Vatican considère qu'il est lui-même la seule "Eglise particulière", comme le montre cette déclaration officielle du Vatican : "Les fidèles sont tenus de professer qu'il existe une continuité historique – fondée sur la succession apostolique – entre l'Eglise instituée par le Christ et l'Eglise catholique." (11)

Ces décrets officiels du Vatican font clairement ressortir une chose : outre le fait que l'Eglise de Rome s'institue elle-même en tant que "contribution unique à l'édification d'une Europe ouverte au monde", elle revendique pour elle-même une "reconnaissance légale" dans le droit-fil de sa propre "législation civile". Depuis des siècles, les manœuvres politiques du Vatican s'appuient sur cette démarche. Là où Rome prépare soigneusement sa place légale, elle ne tolérera pas la moindre rivalité. "Les communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'Episcopat valide… ne sont pas des églises au sens propre " (12). Il est bien évident que ces communautés-là n'auront pas la moindre part dans la "contribution unique à l'édification d'une Europe ouverte au monde ! »

Dans un récent article du magazine britannique "The Spectator", l'auteur Adrian Hilton émet cette mise en garde : "La question de l'unité religieuse de l'Europe a été tenue encore plus secrète que celle de l'unité politique, mais il y a un engrenage dans ce domaine qui est tout aussi réel que l'engrenage politique, et qui nous entraîne vers une Europe catholique. Cette demande du Pape de faire figurer "Dieu" dans la nouvelle Constitution européenne a été reprise par un grand nombre de politiciens catholiques et d'évêques éminents. A première vue, cette référence semble n'offenser que les Européens athées et humanistes, mais il convient de remarquer que quand le Vatican fait référence à Dieu, il se considère lui-même comme le vice-régent infaillible de Dieu sur la terre, l'organe principal par lequel Dieu s'exprime. En effet, le document Dominus Iesus (5 septembre 2000) fait de lui l'unique médiateur du salut des élus de Dieu, et déclare avec emphase que toutes les autres Eglises, y compris l'Eglise Anglicane, 'ne sont pas des Eglises au sens propre du terme' (13)"

Le sens véritable du message adressé à l'Europe par le Pape

 Le document Ecclesia in Europa est l'un des plus habiles de Jean-Paul II. C'est un chef d'œuvre qui paraît annoncer le message chrétien, alors qu'en fait il ne fait que propager les rites et les rituels de la papauté. Par exemple, l'expression "L'Evangile de l'espérance" revient quarante fois dans le texte. Cependant, ce n'est pas un message d'espérance, c'est une habile contrefaçon. Le paragraphe 74 s'ouvre par cette déclaration : "Une place toute particulière doit être réservée à la célébration des sacrements en tant qu'actions du Christ et de l'Eglise ordonnées au culte rendu à Dieu, à la sanctification des hommes et à l'édification de la communauté ecclésiale ". Le Pape fait de ses sacrements physiques et symboliques la cause efficace de la sainteté et du salut. Là où l'Evangile de la foi exige une obéissance directe au Christ Jésus, le pape affirme que les sacrements sont "des actions du Christ". Telle est "l'espérance" trompeuse du Vatican. L'enseignement officiel de Rome est que les sacrements sont nécessaires au salut. : "L'Eglise affirme que pour le croyant les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. La 'grâce sacramentelle' est la grâce de l'Esprit Saint, donnée par le Christ et propre à chaque sacrement ". (14)

 Parce qu'ils mettent de côté l'œuvre que Dieu a accomplie directement au travers du Christ Jésus, les sacrements de Rome ne sont rien de moins qu'une tentative pour dépouiller Christ de Son Sacerdoce ainsi que de Son pouvoir de Médiateur. Ils tentent aussi de dérober à Dieu Saint-Esprit Son œuvre particulière de Sanctificateur, car ils confisquent au profit des rituels romains Son pouvoir de communiquer la grâce. Ils tentent aussi de voler à Dieu le Père Sa prérogative qui est de justifier et de pardonner le pécheur. Telles sont les réalités qui se dissimulent derrière cet "Evangile de l'espérance" dont il est si souvent question dans le message du Pape à l'Europe. Tout au long des siècles, Rome a substitué ses sacrements à l'Evangile, insultant ainsi continuellement la grâce de Dieu. Le mémorandum adressé par le Pape à l'Europe est une honte devant Dieu et une cause de damnation pour les êtres humains.

 Nous sommes actuellement à un tournant de l'histoire, alors que le Saint Empire Romain refait surface sous la forme d'un super-état européen. Tout au long de son histoire, la papauté a gardé son autonomie ; elle est restée invincible face à toutes les forces autres que la puissance de Dieu manifestée par l'Evangile. Les chrétiens qui s'appuient sur la Bible doivent prendre conscience des temps où nous vivons, et il nous faut étudier l'histoire de l'Union Européenne pour discerner les manifestations de la ruse romaine.

 Brève histoire de l'Union Européenne

 La Deuxième Guerre Mondiale fut cause de destructions, de ruine, et de pertes colossales en vies humaines ; des hommes d'état et des politiciens voulurent donc prendre des mesures pour que pareille chose ne se reproduisît plus. Dans un discours célèbre prononcé à Zurich le 19 septembre 1946, Winston Churchill annonça que "nous devions mettre en place, pour ainsi dire, les Etats-Unis d'Europe". Contrairement à ce que disent les fervents de l'Union Européenne, il ne s'engageait nullement à faire entrer la Grande-Bretagne dans le projet européen. Ce que Churchill envisageait, c'était une Europe occidentale composée de nations souveraines libres et indépendantes, et non un super-état fédéral faisant bon marché de la démocratie. Ensemble, ces nations devaient chercher à coopérer dans une harmonie toute nouvelle. 

 

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